J’ai toujours rêvé de faire un safari. Plusieurs pays en Afrique le permettent mais s’il y en avait bien qui retenait mon attention depuis quelques temps, c’était l’Afrique du Sud.
Ce pays situé à la pointe sud de cet immense continent rassemble tout ce que j’aime : le désert, les plaines arides, la savane mais aussi la mer, les côtes, les montagnes.

Vous pouvez  imaginer ma joie lorsque Montres et Tendance pour qui je suis “reporter voyages” m’a proposé d’y partir 2 semaines pour un roadtrip avec l’agence African Trackers.
N’ayant pas forcément l’envie de découvrir de pays seule, j’ai embarqué ma grand-mère, l’une de mes soeurs et mon frère. Je n’ai pas eu à beaucoup insister pour les convaincre !

Afin de pouvoir observer au mieux les animaux et pour que la période ne soit pas trop touristique, nous avons décidé d’organiser ce voyage fin juin-début juillet. Les billets d’avions étaient donc assez accessibles pour cette période, car il ne s’agit pas de la haute saison (environ 550 euros avec Air France au départ de Montpellier).

Pas besoin de visa, pas besoin de vaccin, il est seulement très recommandé d’avoir un permis international ou de faire traduire le vôtre par un traducteur agréé si vous êtes hors délai.
Personnellement, je n’ai eu aucun contrôle de police mais on ne sait jamais !

Je tiens également à préciser que même s’il s’agissait d’un partenariat, j’ai moi-même fait l’itinéraire que je souhaitais avec Amélie, la responsable au sein de l’agence African Trackers. C’est vraiment quelque chose que j’ai apprécié car elle s’est montrée très disponible, le modifiant plusieurs fois à ma demande.

Step 1 – Johannesburg

Après une nuit passée dans l’avion – A380 pour le Paris-Johannesburg donc plutôt confortable – me voici arrivée en Afrique du Sud. Contrairement à ce qu’on m’avait dit, le passage de la douane a été pour moi très rapide : à peine 10 minutes de queue et aucune question – le billet retour étant parfois demandé.

Pour les mineurs, les formalités sont plus poussées : s’y prendre bien à l’avance car de nombreux papiers sont demandés, même si l’enfant voyage avec ses deux parents.
De plus, la législation change assez souvent donc careful !

Mon guide Guido (sans jeu de mot!) m’attendait à la sortie pour démarrer cette première journée de visite. Ce fut vraiment un excellent guide. Il parle parfaitement français, a été très sympa, explique bien l’histoire du pays et on s’est toujours sentis très en sécurité, dans tous les quartiers visités.


Maboneng Precinct
Le quartier branché, un peu l’équivalent de Brooklyn !  Il fait partie des endroits sûrs de la ville de Johannesburg. On y trouve des restaurants de toutes sortes, des cafés hipsters, des bars dansants et des boutiques, dans une ambiance sympathique. Ce marché regorge de stands de nourritures plus appétissantes les unes que les autres. Bon plan pour manger un repas copieux à moindres frais !

Sur la route, petit stop près du cabinet d’avocat de Nelson Mandela et de O.R. TAMBO, lorsqu’ils commençaient tout juste à exercer et à s’opposer à la ségrégation.

 

Musée de l’apartheid
Voyage au cœur de l’une des discriminations raciales les plus odieuses de l’histoire, l’apartheid, qui dura de 1948 à 1991. L’arrivée au Musée nous met tout de suite dans le bain avec ses deux entrées : une pour les  « Whites », une pour les « Non-Whites ».

Cette visite fut extrêmement instructive et il est difficile d’en sortir sans avoir un profond sentiment de dégoût pour ces lois racistes et ségrégationnistes, telles que l’interdiction des mariages interraciaux, le système de cartes d’identité par classification raciale de la population (les Noirs n’ayant pas le droit de résider dans les mêmes quartiers que les Métis ou les Blancs) ou encore les inégalités criantes de salaires
des mineurs selon leur couleur de peau.

Un couloir dédié à Nelson Mandela a été créé après sa mort en 2013, étant un véritable héros non seulement pour le pays mais aussi pour la société internationale.
Un lieu chargé d’histoire, incontournable si vous venez à « Joburg » !

Prévoir une veste : la clim est très très très forte !
 

 Soweto 
Il est possible de dire que le célèbre South West Township représente l’âme de l’Afrique du sud. La visite, incontournable, doit être faite avec un guide. Outre d’éventuelles questions de sécurité, il serait dommage de passer à côté des explications historiques, ce quartier ayant été l’une des towns de lutte contre l’apartheid. Il est également très difficile de s’y repérer seul.

 

La modeste maison où a vécu Nelson Mandela se trouve dans ce quartier et il est aujourd’hui possible de la visiter. Beaucoup de Sud-africains y viennent en pèlerinage et prennent des photos devant ou dans les différentes pièces telles que la chambre à coucher (bien que le lit exposé ne soit pas celui de Mandela mais de ses enfants,
ce dernier dépassant les 1m90 !).

La maison de Desmond Tutu, autre héros national, se trouve à quelques mètres mais, à l’inverse,
ne peut pas être visitée, sa famille y vivant toujours.

C’est ainsi la seule rue du monde à abriter deux Prix Nobel !

Le mémorial d’Hector Pietersen est également une étape en tant que triste rappel d’une répression meurtrière perpétrée à l’égard d’étudiants en 1976. Hector n’avait que 13 ans lorsqu’il fut tué par la police lors d’une manifestation contre l’afrikaans obligatoire à l’école, que ni les élèves,
ni les professeurs des Townships ne maîtrisaient.

Il est frappant de constater que, malgré les inégalités entre les classes sociales vivant à Soweto, le cœur du quartier reste festif et joyeux, alors même que les bidonvilles font face à des villas luxueuses. Aucune animosité ne fut exprimée par les habitants à notre égard, ces derniers étaient même contents que l’on s’intéresse à leur histoire et fiers de nous faire part de leur victoire sur ce système ségrégationniste.

Pour finir cette journée, le restaurant Sakhumzi est l’option idéale. Il s’agit d’un buffet de spécialités sud-africaines, principalement à base de viande, où nous étions – à notre grand bonheur – les seuls touristes. Boire une bière locale en écoutant un concert de rue, ou comment clore une belle première journée en Afrique du sud.

Nuit à l’Indaba Hôtel : très bien entretenu, très belles chambres, excellent buffet au breakfast.
Wifi qui fonctionne parfaitement. Un peu excentré, quartier très calme.

 

STEP 2 : Blyde River Canyon 

La route qui relie Johannesbourg à la région du Blyde River Canyon est assez longue : 4-5h.  Nous avons donc passé la nuit de l’arrivée dans la ville de Graskop.

Le Graskop Hotel était séduisant, un jardin bien décoré, de belles chambres et parking privatif devant la chambre. La nourriture de l’hôtel, aussi bien pour le dîner que pour le breakfast, était excellente
(mention spéciale pour la truite au dîner !).

Le lendemain, départ pour rejoindre la réserve privée afin de faire des safaris.
Mais sur le chemin, plusieurs incontournables de la région à visiter.

Tout d’abord, God’s Window, qui porte bien son nom : un superbe panorama à 1000m de hauteur qui surplombe la vallée. Ce lieu est célèbre pour avoir accueilli le tournage de la scène finale du film « Les Dieux sont tombés sur la tête ». Plusieurs points de vue sont accessibles, selon que vous vous sentez de monter les marches ! Je conseille toutefois de se motiver un peu pour admirer  les ponts de bois au milieu de la rainforest, où nos plantes d’appartement  forment des bosquets.

L’entrée coûte 10 rands (100 rands = environ 8 euros).

Un peu plus loin, on change de paysage avec les Bourke’s Luck Potholes, des cavités cylindriques creusées par les tourbillons de l’eau. C’est vraiment très beau et étonnant, je n’avais jamais rien vu de semblable !

Il vaut mieux y aller tôt afin d’éviter les cars de touristes. L’entrée coûte 50 rands.

Enfin, dernier stop pour observer le Blyde River Canyon, et pas des moindres : Three Rondavels. En effet, dans plusieurs pays d’Afrique, un rondavel désigne une hutte coiffée d’un toit en chaume, soit une « case africaine ».  Or, la forme de ces trois massifs rocheux verdoyants évoquant tout à fait cela, le nom était tout trouvé.

Ne pas oublier le petit air de savane aux alentours !

J’ai beaucoup apprécié ce passage dans cette région, en ce qu’il permet de voir de très beaux paysages, assez étonnants puisque je ne m’attendais pas à les voir en Afrique du sud !

Il faut savoir que la route qui relie Johannesburg à Graskop, « ville-étape » pour ces endroits, est assez montagneuse. Il est donc préférable d’être à l’aise en conduite et de ne pas avoir peur de conduire à gauche car il faut être concentré
pendant les 5h, cela s’est très bien passé pour moi.

 

STEP 3 : LA RESERVE PRIVEE KARONGWE

Si l’on m’avait décrit l’endroit où j’allais atterrir au bout de la route du Blyde River Canyon, que j’ai présenté lors du précédent post, je crois que j’aurais sous-estimé la beauté du Chisomo Safari Camp,
dans la réserve privée Karongwe.

Nous avons été accueillis dans ce superbe lodge par un cocktail de bienvenue.

C’est l’un des hôtels les plus extraordinaires que j’ai jamais vus ! Il est même difficile de le qualifier d’hôtel puisqu’il se compose d’une vingtaine de « bungalows » et quel fut le choc en y entrant !! C’était digne d’une nuit de noce et aucune des photos que j’ai pu prendre n’arrive vraiment à faire ressortir le côté féérique du lieu.

Le magnifique lit à baldaquins était joliment décoré et entouré d’une moustiquaire,
que le personnel vient mettre à la tombée de la nuit.

La vue n’est pas en reste : panorama sur le bush, où phacochères et impalas se baladaient. Vous l’aurez compris, le cadre était particulièrement exceptionnel.

A peine arrivés, nous sommes allés déjeuner au délicieux restaurant de l’hôtel.

Midi : entrée, plat, dessert, boissons à tout excellent et raffiné

Dîner : un feu de troncs d’arbres au milieu d’un vaste camp en forme de cercle, et,  à la circonférence, de petits feux privatifs pétillants pour 4 à 6 personnes, bienvenus dans le froid du soir. Au menu soupe aux pois, et barbecue à volonté, agneau, poulet, saucisses, légumes.

Breakfast : excellent à boissons chaudes et jus à volonté, œufs, bacon, etc.

« Sunset safari » (15h30 à 19h)
Le soleil se couche très tôt en hiver. Aucune vitre dans notre jeep privée, ce qui permet une proximité palpitante, un contact visuel impressionnant avec tous les animaux, zèbres,  girafes, éléphants… Mais en totale sécurité car nos deux rangers, un conducteur et un guetteur (armé juste au cas où), connaissent parfaitement les comportements des Big Five (lion, rhinocéros, buffle, éléphant, léopard), qui nous ignorent si l’on ne passe pas le bras en dehors de la jeep !

Difficile de ne pas revenir émerveillés après ça ! Les deux rangers qui nous accompagnaient, très professionnels, nous ont permis de voir les Big Five en seulement deux sorties. Nous avons également pu admirer beaucoup de girafes, zèbres, impalas, hippopotames, koudous, antilopes, hyènes…

On a même eu la chance d’assister à des scènes incroyables, notamment celle d’un guépard surgi de nulle part qui a observé les éléphants avec nous pendant au moins 15 minutes, ou encore les lionceaux  qui nous ont alertés de l’arrivée de rhinocéros en tournant leurs regards du même côté tous en même temps. Meilleur odorat et meilleure ouïe que nous ! Les rhinos sont passés, tranquilles, à quelques mètres.

 

« Early Morning Safari » (6h-10h)
Lever 5h, départ 6h pour voir les animaux boire au petit matin.
Là aussi, comme la veille, on en a pris plein les yeux.
Les rangers connaissent vraiment leur métier, savent où aller et où permettre parfois de mettre pied à terre en sécurité, même si cela fait toujours un petit pincement au coeur….
Le café au lever de soleil face aux hippopotames est un must !


Note 1: certains critiquent les réserves privées (lodges) en ce que les animaux ne seraient pas aussi libres que dans le parc Krüger. Je ne suis pas du tout d’accord : les terrains, le bush, sont immenses et les animaux, en totale liberté, se promènent de façon imprévisible. Les rangers les cherchent et il leur arrive de ne pas réussir à les repérer ! Nous avons eu beaucoup de chance. Ces réserves privées restent toutefois le lieu où vous êtes sûrs de voir les Big Five.

Note 2 : le prix de ce lodge est, en effet, élevé. Il faut cependant savoir que tout y est inclus : chambre, repas et safaris. Au vu de la qualité de l’accueil, cette option s’avère vraiment très intéressante.

 

STEP 4 : LE PARC KRUGER

Compter environ 3h de route pour rejoindre le Kruger de la réserve.
Il est possible d’entrer dans le parc par plusieurs « gates » – notre camp se trouvait à 10 minutes de la Numbi Gate.
Faire bien attention aux horaires : les entrées ferment entre 17h30 et 18H30 selon les mois, pensez à calculer !

Le PretoriusKop se compose d’une trentaine de bungalows de tailles différentes. Contrairement au lodge, où tout était inclus, vous serez ici en totale autonomie; cela ressemble davantage à un camping, avec le barbecue sur la terrasse et l’épicerie pour faire ses courses. Les safaris ne sont pas compris et je vous conseille de les
réserver à l’avance pour être sûrs d’avoir des places !

Le dépaysement est garanti dès l’entrée dans le Krüger, puisque vous avez de grandes chances de croiser antilopes, girafes ou éléphants durant les premiers kilomètres.

Si les voitures du lodge étaient privatives, celles du camp étaient plus grosses, pouvant contenir jusqu’à une vingtaine de personnes. Il est donc plus difficile d’aller dans les petits chemins. Cependant, la réussite de la visite tient vraiment, outre la chance, au ranger.

Nous avons eu une sortie exceptionnelle en fin d’après-midi, où nous avons eu la chance d’assister à des interactions entre les animaux. C’était très surprenant, il faudrait presque une analyse d’anthropologue !!! Nous avons par exemple vu, successivement une nursery de hyènes, avec de minuscules bébés, gardés par une « nurse » qui jouait avec eux pendant que les parents chassaient, puis un peu plus loin un joli léopard à la fourrure tachée de sang, assis, seul,  qui avait l’air maussade, pendant que de l’autre côté du chemin les parents hyènes dévoraient la proie que lui le léopard avait tuée ! Plus loin, un point d’eau où une dizaine d’animaux très différents vivaient, buvaient, jouaient en bonne intelligence, ou encore un troupeau de buffles bloquant la route… Stupéfiant.

NB : les visites du matin étaient aussi très sympas. Cependant, elles partent à 5h du matin. Or, à part des hyènes, nous n’avons croisé aucun animal jusqu’à 6h30 environ. De plus, il fait très, très froid à l’aube à cette période de l’année et les voitures n’ont pas assez de couvertures pour tout le monde. Pensez à vous couvrir !

Je ne me suis jamais sentie en danger durant les sorties. Contrairement à ce que l’on pourrait croire, les animaux ne sont pas du tout agressifs et n’hésitent pas à marcher devant la voiture, à un pas calme, comme ce fut le cas avec les éléphants. Dans tous les cas, les rangers connaissent parfaitement leurs comportements
et réagiraient en cas de problème.

 

Il est possible de se balader sans rangers et avec sa voiture sur les pistes balisées, ce que nous avons fait et nous avons, encore une fois, eu beaucoup de chance, en croisant par exemple cette famille de buffles sur la route, un guépard au détour d’un virage et un rhinocéros paisible. Bien sûr, il est primordial de respecter les mesures de sécurité, comme par exemple ne pas faire de bruit, ne pas descendre de la voiture ou ouvrir les fenêtres, ne surtout pas essayer de « poursuivre » un animal ou d’approcher trop en voiture s’il y a des bébés… En respectant ces règles de bon sens, vous en prendrez plein les yeux en toute sécurité.

 

Nourriture : nous ne sommes jamais allés au fastfood du camp. L’épicerie propose beaucoup de produits, dont des viandes locales qu’il est possible de faire cuire au barbecue devant le bungalow.
Tout le nécessaire (charbon, allumettes, etc) est également à la vente.

Wifi : il n’y a pas de wifi disponible dans le camp. Le seul moyen d’éventuellement l’avoir est de prendre un menu au fastfood. Si elle fonctionne, ils vous la donneront, mais déconnecter dans cet environnement fait un bien fou!

Paludisme : nous n’avons vu aucun moustique, ce n’est pas la peine de prendre un traitement quand c’est
l’hiver en AFS (attention aux saisons inversées)!

Voyage Kruger-Cap : l’aéroport du Kruger est très proche du camp. Plusieurs vols, directs ou avec escale, sont disponibles tout au long de la journée. Si vous voulez faire la sortie du matin, il est préférable de prendre celui de la fin d’après-midi et de vous balader avec votre voiture dans le camp.

!!Attention !! Comme dans beaucoup de pays, prendre des photos de la voiture et de toutes les éraflures/traces/etc au moment où vous la récupérez. Ne pas hésiter à protester si on vous reproche d’avoir abîmé quelque chose qui était déjà là (et signalé lors de la remise des clés) ou si on vous « invente » une marque de défectuosité.


STEP 5 : Journée à Cape Town

Le dernier vol Kruger-Cape Town fait arriver aux alentours de 23h30. Pas de panique, les locations de voitures restent ouvertes jusqu’aux dernières arrivées. Voiture automatique récupérée, direction l’hôtel !

NB voiture : si la zone du Krüger est assez plate, je vous conseille de prendre une automatique si vous n’êtes pas habitués aux manuelles et, surtout… aux démarrages en côte. Le Cap n’a pratiquement que des pentes avec des  feux rouges.

Notre hôtel, le Grey Hostel, était très design et nous l’avons beaucoup apprécié. Il est situé dans un quartier sûr mais un peu festif, puisqu’il y a quelques bars à côté (qui ferment toutefois assez tôt). Dans tous les cas, vous ne risquerez rien en rentrant le soir.

Bon plan breakfast : juste en bas de l’hôtel, le café/snack KOS est vraiment idéal pour démarrer la journée. Pour environ 4 euros, vous pouvez avoir votre grand café/latte/cappuccino ainsi que de délicieux bagels salés. Les serveurs sont, de plus, extrêmement sympathiques.

 

Table Mountain 
 !!! Conseil : réservez vos tickets sur internet !!! Cela permet d’éviter bien 30/45 minutes de queue. Seul point négatif, il y a parfois des réductions disponibles sur place et pas sur internet (exemple un ticket enfant offert pour un ticket adulte acheté). A vous de voir selon le temps dont vous disposez…
L’aller/retour en téléphérique coûte environ 250 RAND (16 euros) pour un adulte et 125 pour un enfant (8 euros).

Notez qu’il est également possible de n’acheter qu’un aller simple et de faire l’autre partie du trajet à pied,
ou de faire carrément tout à pied !

 

La vue en haut de la Table est superbe, donnant sur toute la ville et l’océan. Il est possible de s’y balader une bonne partie de la journée ! Attention cependant à surveiller les enfants si vous en avez : les falaises sont vertigineuses et sans garde-fou, certains s’avancent beaucoup pour prendre des photos mais… à vos risques et périls ! Vous pourrez enfin apercevoir des petites marmottes sur les rochers.
Prévoir minimum 2h pour faire cette visite.


Jardin botanique de Kirtenbosch
Attention, il ferme tôt en hiver (donc en été en France), prévoir d’y entrer avant 15h pour bien en profiter !

Vous y verrez toutes sortez de plantes, notamment des protées, l’emblème de l’Afrique du Sud !
Petit topo sur cette merveilleuse espèce sauvage, dont la presque totalité au monde (90%) pousse dans la Province du Cap et qui prend une centaine de formes et de couleurs.

Elle est aussi cultivée dans le superbe jardin botanique de Kirtenbosch, sur le flanc de la Montagne de la Table et tire son nom du dieu Protée, qui changeait d’apparence à volonté. Dans la mythologie grecque, Protée est un dieu marin, mentionné par Homère comme gardien des troupeaux de phoques de Poséidon. Capable de toutes les métamorphoses, il prend tour à tour la forme d’un lion, d’un serpent, d’un léopard, de l’eau, d’un arbre…

À la fin de l’apartheid, Nelson Mandela avait d’abord souhaité la protéa comme unique emblème national, symbole de la diversité raciale. Après de houleux débats, la protéa a été juxtaposée au springbok sur les maillots sportifs.

 

Bon plan dîner : le restaurant La Paranga, situé à Camps Bay, en bord de mer. Outre le cadre lounge et moderne, la nourriture était juste délicieuse, pour des prix qui demeurent accessibles au vu du standing.
Des formules, allant de 250 à 300 RAND (15/20 euros) sont proposées, ainsi que des nombreux plats.
Le vin y est également très bon. Une belle découverte !


STEP 6 : Hout Bay, Boulder’s Beach & Cape Point

Hout Bay se trouve à une petite demi-heure de route du centre de Cape-Town.

Achetez votre billet avec Nauticat Charters assez tôt pour être sûrs d’avoir vos places (départs environ toutes les heures) et allez prendre un breakfast ou un café dans le seul petit snack, juste en face du port !

L’excursion à Duiker Island sera un souvenir inoubliable ! Outre les superbes falaises au bord desquelles vous naviguerez pour vous rendre près de l’île, vous serez accueillis par des milliers de phoques, jouant dans l’eau ou bronzant sur les rochers. Le barreur est très habile pour raser les rochers et virer presque sur place.

Au retour, n’hésitez pas à flâner au milieu des marchands ambulants et à négocier un peu vos achats, comme la tradition le veut !

Il est conseillé de prendre un traitement contre le mal de mer si vous y êtes sujets. L’eau est en général plutôt agitée et le bateau tangue beaucoup. Ce serait dommage de ne pas profiter de la ballade…

Boulder’s Beach
Sans le manteau et les écharpes, on pourrait se croire sur une île tant le sable est blanc et l’eau cristalline. Cette plage payante et surveillée est un must see de la côte : c’est là où vous pourrez le mieux admirer les manchots mener leur petite vie.

Tout à côté de vous, vous verrez beaucoup de bébés manchots et des pères fort occupés à construire leur nid, quitte à voler les brindilles du nid voisin !

Quelques restaurants bordent les petites criques, offrant une superbe vue sur la mer.

Chapman’s Peak
Malheureusement, la route pour s’y rendre était fermée. Des tournages pour des publicités de voiture ayant souvent lieu sur cette dernière, se renseigner avant d’y aller.
En cas de fermeture, il faut repasser par la ville du Cap pour pouvoir partir vers Hermanus, ce qui fait perdre une petite heure.


Cape Point

Le CAP. Lieu mythique autant qu’historique et d’une beauté à couper le souffle. Mythique car sa pointe rocheuse sépare les deux Océans, Atlantique et Indien. Tant de navigateurs ont péri au large de ce Cap des tempêtes, rebaptisé plus tard Cap de Bonne-Espérance, car tant d’autres l’ont doublé pour élargir le monde, ouvrir le chemin des Européens vers l’Orient.

Pour tout avouer, il existe TROIS Caps dignes de votre intérêt, tout proches. Le célèbre Cap de Bonne-Espérance, où vous tenterez de frayer votre chemin parmi les touristes pour vous faire photographier devant le vaste panneau bilingue qui précise « le cap le plus sud-ouest d’Afrique ».


Juste à côté, le majestueux Cape Point, promontoire géant, massif mais de forme effilée, impressionnant, avec son phare (accessible à pieds ou par le funiculaire) et ses singes parcourant le parking.

Une randonnée permet de se rendre d’un point à l’autre ; elle dure environ 1h et est gratuite.
Il est également possible de s’y rendre en voiture.

Enfin, plus à l’Est, injustement moins célèbre, le Cap géographiquement le plus au Sud d’Afrique,
le cap des Aiguilles (das Agulhas).
Le site ferme tôt. En hiver, l’heure de sortie est autour de 18h. Prévoir une bonne journée pour tout voir.

STEP 7 : Hermanus

Départ pour Hermanus, la dernière étape du trajet. A environ 1h30 de la ville du Cap,
il s’agit du meilleur endroit pour observer les baleines en AFS.

De nombreuses sorties d’environ 3h ont lieu en bateau toute la journée.

S’il s’agit principalement d’une question de chance, il faut savoir que certaines périodes sont plus propices que d’autres à l’observation des baleines. Ainsi, les compagnies vous remboursent une partie du billet si la ballade s’est avérée infructueuse (confirmez toutefois cela avec elles avant de réserver).

Outre l’observation des baleines, Hermanus est une ville portuaire très agréable.
Les côtes sont superbes et il est très plaisant d’y flâner.

Nous n’aurions pas pu rêver mieux que le Francolin Hof Guesthouse pour terminer notre séjour : tout était parfait ! Superbes chambres spacieuses, belles salles de bain, terrasse avec vue sur la mer,
accueil chaleureux avec une collation, délicieux breakfast…

Bon plan restaurant : sur les conseils de la propriétaire des lieux, nous sommes allés dîner au Lemon Butta Restaurant, à Hermanus. Très beau cadre et délicieux !
Mention spéciale pour les plateaux de seafood, spécialité locale.

 

Et c’est ainsi que se termine ce merveilleux roadtrip de deux semaines en Afrique du Sud. Si vous avez lu l’article, je n’aurais pas à vous convaincre davantage sur la beauté et la diversité de ce pays. J’ai rarement été aussi dépaysée dans un même pays et il est trop dommage de se priver d’un tel voyage pour des craintes quand à la sécurité. La violence est malheureusement l’un des fléaux de l’AFS mais je ne me suis honnêtement jamais sentie en danger. Il y a simplement des règles à respecter, comme partout : éviter certains quartiers, notamment à Johannesburg, ne pas se balader tard la nuit dans des rues isolées, la voiture doit être fermée aux feux rouges, ne pas se balader sur la plage du Cap la nuit, ne pas exposer de signes de richesse si vous allez dans un bidonville (par exemple Soweto)… La liste est longue mais il s’agit de bon sens. Je vous invite tout de même à vous renseigner sur les endroits que vous souhaitez visiter et les quartiers où vous souhaitez loger, mais vous trouverez beaucoup d’informations à ce sujet dans les guides, sur les blogs ou directement auprès des locaux.

Si vous préparez votre voyage là-bas, n’hésitez pas à me laisser un petit commentaire si cet article vous a aidés dans la préparation ! Et si vous n’aviez pas prévu d’y aller et avez atterri ici par hasard, j’espère que l’envie de survoler l’Afrique pour aller visiter ce superbe endroit vous a gagnée 😉


“C’est bon de voyager, s’arracher, se sentir libre. Besoin de traverser le monde pour le sentir vivre”

Il y a des pays dans lesquels on rêve d’aller depuis toujours. Et il y en a d’autres auxquels on n’aurait pas forcément pensé, mais qui nous enchantent au moment même où l’idée de s’y rendre est formulée. Le Sénégal, connu pour sa “Teranga” (hospitalité), en fait partie.

En préalable à cet article et sans m’étaler sur des raisons que je préfère garder privées, je tiens simplement à ce que vous sachiez que le programme que j’avais initialement prévu pour mon séjour n’a pas pu être respecté.

Cela explique pourquoi vous ne verrez, à mon grand regret, ni l’écolodge de Lompoul, ni le delta du Saloum, ni Saint-Louis, ni tant d’autres lieux que j’aurais aimé visiter. J’ai beaucoup hésité à faire cet article mais en raison des belles personnes que j’ai rencontrées sur place et des superbes paysages que j’ai vus, il aurait été trop dommage de ne pas faire apparaître le Sénégal dans mes articles. De plus, j’ai été merveilleusement bien accueillie lors de ma semaine à Saly par mon amie Emma et par toute l’équipe de l’hôtel dans lequel elle travaillait. Enfin, vous avez été très nombreux à me faire des compliments sur mes photos, mes stories et à me dire que cela vous donnait très envie d’y aller. La bonne nouvelle est que j’ai plus envie que jamais d’y retourner.

Ceci étant dit, je vous invite à découvrir mes deux semaines dans ce beau pays d’Afrique.

 

AVANT LE DEPART

Le billet : si vous vous y prenez à l’avance, il est possible d’avoir des A/R à 400 euros. Autant vous dire que je ne les ai pas eus à ce tarif. Pour rappel, je suis partie le 27 décembre de Marseille, avec un retour le 8 janvier.

La compagnie : beaucoup de compagnies desservent le Sénégal –> Corsair, Air France, Air Algérie, Royal Air Maroc… et Tunisair. Ayant eu un souci avec mes premiers billets, j’ai dû en reprendre au dernier moment et seule Tunisair avec des tarifs “accessibles”, entre 800 et 1000 euros.
(Air France et Corsair tournaient autour de 1500 euros).

Le vol avec Tunisair a été un enfer et nous a, au final, fait perdre énormément d’argent sur place. Pourquoi?
Car “pour des soucis politiques, la compagnie ne peut pas faire le plein de fioul à Dakar et ne peut donc prendre qu’une faible partie des bagages”, soit une vingtaine de bagages par vol. Résultat ? Une arrivée où des bagages du vol d’il y a 3 jours défilent. Impossible de savoir quand les vôtres vont arriver ou s’ils vont arriver un jour.
Bilan : 2 aller/retour sur l’aéroport de Dakar – à 1h du centre – pour apprendre que finalement, ils sont à l’agence du centre ville. J’ai passé une semaine sans bagages.

Mes conseils :

– Ne pas prendre cette compagnie si vous prévoyez de vous éloigner vraiment de Dakar, aucune livraison n’est prévue à voter domicile/hôtel et aucune info ne vous est donnée sur leur arrivée. Vous devrez vous déplacer, à vos frais, à l’aéroport ou à l’agence.
– Prendre une petite valise de cabine (ce que j’avais fait) avec le nécessaire pour vivre une petite semaine.


NB1 : n’accusant pas à tort et respectant la présomption d’innocence, j’ai mené ma petite enquête. Il semblerait que ce problème soit rencontré uniquement sur la destination Dakar.

NB2 : les pilotes m’ont fait venir dans le cockpit à l’aller pour l’atterrissage sur Dakar. Peut être qu’ils s’excusaient d’avance pour le retard de mes bagages.  Bref, c’était absolument dingue.


PAS BESOIN DE VISA
Toutefois, je vous invite, quelle que soit la destination, à toujours vérifier quelques jours avant votre départ sur le site du Ministère des Affaires étrangères que cela n’ait pas changé entre temps.


LA NOURRITURE
Impossible de ne pas faire une mention spéciale à la nourriture sénégalaise.
Thiéboudiène (riz au poisson – mon plat préféré), yassa (sauce aux oignons), mafé (sauce arachides), pastels (beignets farcis), thiof grillé (j’ai dû manger tous ceux de la côte), jus de mangue ou de bissap… Chaque repas était un bonheur absolu !
Sans aucun doute l’un des pays où j’ai le mieux mangé.


L’ARRIVEE À DAKAR
Le passage de la douane s’est déroulé de manière assez rapide. On m’a simplement demandé l’adresse du lieu où j’allais, que je n’avais pas. Ils ont été cool.

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DAKAR 

A mon grand regret (again), je n’ai pas vraiment visité Dakar. Il n’y aura donc pas de photos du Monument de la Renaissance ou du phare des Mamelles. J’y retournerai, c’est sûr.

GOREE

Il y a des lieux dont on sort changé. Des lieux où l’horreur et l’incompréhensible ont cohabité durant des années, des décennies, des siècles. Des lieux où l’impardonnable est gravé à jamais. J’avais été bouleversée par ma visite au camp de Dachau lorsque j’étais au lycée. Je l’ai à nouveau été lors de la découverte des Iles du Salut, en Guyane, connues pour avoir été l’un des lieux du bagne. Le musée de l’Apartheid, à Johannesburg, m’a laissé ce même goût de haine envers ceux qui, un jour, ont décidé une telle partition de la population.
Gorée aura été, à nouveau, un réel choc.

Je connaissais la période de la traite des esclaves, par mes cours d’histoire mais également suite aux nombreux séjours que j’ai faits en Louisiane, région dans laquelle les plantations peuvent être visitées.

Or, me retrouver sur cette île, là où le voyage vers l’enfer commençait m’a fait ressentir le même sentiment de tristesse et de haine envers ceux qui avaient, un jour, décrété qu’une couleur de peau était supérieure à une autre. Certains viennent sur l’île de Gorée pour manger au restaurant et prendre des photos au bord de la mer bleue turquoise. J’ai mangé au restaurant, j’ai pris des photos.

Mais je suis surtout venue pour montrer ce dont l’espèce humaine est capable. Montrer que l’esclavage, ce n’est pas qu’un chapitre d’histoire au lycée.  Montrer qu’il ne faut pas fermer les yeux sur ce que certains pays sont aujourd’hui en train de faire sur des migrants. L’esclavage n’est pas terminé. Des êtres humains, sont, en 2018, toujours vendus. Enchaînés. Torturés. Leur tort? Avoir voulu fuir un pays en guerre, une dictature ou la famine. Avoir voulu sauver leur vie et celle de leur famille.

L’enfer est vide, tous les démons sont ici. 

Accessible par le port de Dakar pour 5000 CFA, Gorée a été tour à tour sous domination portugaise, néerlandaise, anglaise et française. Pour reprendre les termes de l’UNESCO,  « cette île mémoire est pour la conscience universelle le symbole de la traite négrière avec son cortège de souffrance, de larmes et de mort ». La traite des esclaves aura perduré du XVe au XIXsiècle sur les côtes d’Afrique de l’ouest. 16 millions d’esclaves auront, durant cette période, été vendus pour rejoindre les plantations Outre-Atlantique.

La Maison des Esclaves est aujourd’hui un lieu symbolique. Il doit s’agir du plus gros contraste que je n’aie jamais vu. Comment la même jolie maison colorée pouvait-elle, à l’étage, abriter l’élégante habitation des maîtres et, au rez-de-chaussée, entasser des êtres humains enchaînés au cou et aux bras ? Au milieu des cris, de la torture, de la maladie et de la mort, les maîtres habitaient, impassibles.

Il est très difficile de mettre des mots sur ce que l’on ressent là-bas.

LE LAC ROSE 

Lorsque l’on parle du Sénégal, l’image du Lac Retba – de son vrai nom – est, peut être, l’une des plus emblématiques.
Situé à 1h de Dakar selon Google Maps//3h selon les embouteillages et moi, il tient son nom de sa teinte qui vire au rose en fonction de l’intensité du soleil. Il est, également, l’ultime étape du rallye Paris-Dakar.

Ses eaux sont parmi les plus salées au monde, avec une concentration de sel similaire à celle de la Mer morte, soit environ 350 g/l de sel. A titre de comparaison, celle de l’eau de mer avoisine les 30g/l.
Il s’agit ainsi du plus gros site d’extraction de sel de l’Afrique de l’Ouest, dans lesquels les “racleurs” de sel travaillent, plusieurs mois dans l’année, dans des conditions très difficiles, en raison notamment des effets corrosifs de l’eau et de l’agressivité du sel.

Il est possible de faire un tour en barque sur le lac ou, tout simplement, de se balader à pied autour.

Si vous allez au Lac Rose, ajoutez le quad sur la liste des “to-do”. Cette balade au milieu des dunes m’a beaucoup rappelé le Cap-Vert et j’ai adoré !
J’ai eu la chance d’assister au coucher de soleil sur la plage, inoubliable.


SALY 

Et voilà Saly, la fameuse ville où je ne devais passer qu’un WE, et où j’aurai finalement passé plus de la moitié de mes vacances. Station balnéaire plutôt touristique, elle se visite assez vite mais demeure très sympa.
C’est ici, que, pour diverses raisons, j’ai décidé de poser mes valises pour la fin du séjour. Et après quelques jours difficiles, où j’ai sincèrement hésité à rentrer plus tôt, j’ai rejoint mon amie Emma, rencontrée il y a deux ans au Cap Vert, qui travaillait dans l’hôtel de Filaos, l’un des plus jolis de la côte.

Et heureusement car mon séjour s’est illuminé. J’ai, très sincèrement, passé une excellente semaine, avec une ambiance digne de celle que j’avais au Cap-Vert dans un club de la même enseigne, Look Voyages.
Je me suis tout de suite très bien entendue avec tous les animateurs, le cadre était magnifique, l’ambiance parfaite. J’ai rigolé, discuté, chanté, bronzé, bref de vraies vacances farniente.

Ce n’était pas forcément ce pour quoi j’étais venue au Sénégal mais je suis au final heureuse de mon séjour à Saly. Je repars avec de nouveaux amis et des souvenirs plein la tête.

Merci à mon amie Pauline pour ce deuxième pays visité à ses côtés. En espérant que le prochain arrive vite 😉
Egalement un énorme merci aussi à tous les animateurs de l’hôtel Les Filaos à Saly, particulièrement mon amie Emma pour avoir réussi à me faire passer une excellente semaine. Ce séjour n’aurait pas été pareil sans vous, merci de m’avoir montré la vraie Teranga sénégalaise.

Ce n’est pas un adieu que je fais à ce pays mais un au revoir puisque je réfléchis déjà à y retourner. Si ce que j’ai publié jusqu’ici sur les réseaux sociaux vous a plu, je vous promets qu’au prochain voyage, vous n’hésiterez plus une seconde à prendre votre billet.

On dit que l’Afrique ne laisse jamais personne indifférent ; cela n’aura jamais été aussi vrai que lors de ce séjour.

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Il se dit que les voyages de dernière minute totalement inattendus sont toujours les meilleurs. Je peux aujourd’hui vous le confirmer ! Il y a de ça trois semaines, j’étais en train de boire mon café devant une chaîne info comme tous les matins quand j’ai reçu un message Facebook de mon amie Pauline, avec un “ça te dirait pas?”.

Encore à moitié endormie, j’ouvre ce message et là, flyer d’un séjour avec son école au Cap Vert, sur l’île de Boa Vista. J’hésite tout le temps, pour tout. Que ce soit un plat au restaurant ou la prochaine destination. Sauf que là, alors que je commençais mes tergiversations, j’ai reçu un mail des (supers) organisatrices du voyage, m’informant qu’il fallait prendre la décision… dans la journée. WHAT.

“Cap Vert, pas Cap Vert? C’est pas raisonnable, tu rentres à peine d’Islande, c’est pas sérieux, ok j’y vais pas. Ouais mais ça a l’air super beau quand même, puis avec Pauline on est jamais parties ensemble…Mais si j’y vais pas elle y va pas non plus… Elle m’en voudra pas elle comprendra que je peux pas…Allez on a qu’une vie…Et s’il y avait la grève? Allô Pauline? Faut donner la réponse tout de suite? Bon allez, let’s go Cabo Verde”.

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Et une semaine plus tard, nous voilà chacune sur un quai de gare, moi un arrêt avant elle, à attendre le même train qui a 3h de retard. Heureusement, comme nous avions prévu d’éventuelles contestations sociales, nous avons décidé d’arriver à Paris la veille de notre départ.

Avant de rentrer dans le vif du sujet, j’en profite pour décerner à l’aéroport d’Orly la Palme d’or de l’aéroport le moins confortable pour y passer une nuit, tout est fait pour te faire fuir. Heureusement que nous devions nous enregistrer à 4h30, la nuit fut brève mais intense.

Nous y voilà, on est dans l’avion, compagnie Transavia, c’est parti pour 6h de vol direction Boa Vista.

Pour la petite information, le Cap Vert ou Cabo Verde est un Etat insulaire d’Afrique de l’Ouest, composé d’un archipel de dix îles volcaniques dont Boa Vista fait partie. 

Autant dire que nous avons été agréablement surprises par cette compagnie. Censée être un low cost, le service y est de notre point de vue bien meilleur que dans certaines compagnies nationales. Outre le fait que l’avion était vide et que nous avions 3 places pour nous allonger (ce qui nous a permis de rattraper la nuit avortée dans le hall d’Orly), un plateau repas nous a été distribué. Personnel sympathique, avions propres, on valide Transavia !


ARRIVEE A BOA VISTA

WAOUH. Je vous recommande vraiment de tout faire pour avoir un hublot, ou de vous allonger sur votre voisin si vous n’en avez pas, car l’arrivée à Boa Vista est l’une des plus belles que j’ai vues. Mer bleu turquoise, plages de sable blanc, puis le désert.

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Contrairement à certains aéroports, on ne peut que se sentir dépaysé en arrivant à l’aéroport international Aristides Pereira (1er Président de la République de l’Indépendance de 1975 à 1991). Je ne saurai pas vraiment dire à quoi il ressemble, mais arriver dans cette ambiance, avec plus de 30 degrés alors qu’il pleuvait/gelait à Paris, c’est juste le top !

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NOTRE HOTEL 

Le voyage (vol + hôtel + pension complète) a été organisé par Look Voyages, dans le resort Royal Decameron Boa Vista. Pas de soucis à l’arrivée, l’équipe d’animation vient vous chercher à l’aéroport, pour vous conduire à l’hôtel qui se trouve à 5km. On sait à peine montés dans le bus qu’on va passer de bonnes vacances : les animateurs sont super cool, et nous ont fait bien rire sur les 10 minutes du trajet. Un pot d’accueil nous attendait à notre arrivée, avec de la musique.

Les chambres sont très confortables, la plage et les piscines de l’hôtel sont belles, l’animation est cool, bref tout est au top. Des activités diverses ont lieu toute la journée (aquagym, step, tir à l’arc, foot, volley, tennis, jeux de carte…), il y a toujours de la musique au bord de la piscine, une piste de danse tous les soirs avant le repas, des spectacles tous les soirs, et la fameuse discothèque de l’hôtel qui nous faisait nous coucher tous les soirs à pas d’heure.

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Formule all inclusive 

  En d’autres termes, cette formule signifie qu’une fois que vous aurez payé votre séjour, et en imaginant que vous ne sortiez pas de l’hôtel, vous n’aurez plus un euro à dépenser en nourriture/boissons. Plusieurs bars sont à votre disposition dans l’hôtel, et les boissons (alcoolisées ou non) sont illimitées et gratuites.

Nos 3 repas journaliers se faisaient à l’hôtel, sous forme d’un buffet, très bon et chaque jour très varié. Nous avons pu entre autres goûter le cachupa, mets national qui ressemble à un ragoût dont les ingrédients de base sont le maïs et les haricots secs, mais également du mérou, du thon, de l’espadon, ou encore le fameux plat sénégalais tiebou diene. Je ne pourrai pas énumérer tous les plats qui nous ont été présentés mais ne vous inquiétez pas, vous trouverez votre bonheur !

Point négatif : la wifi

Parce qu’il en faut bien, la wifi est payante, et à des tarifs assez élevés (7 euros l’heure). Ce n’est en soi pas une mauvaise chose de se déconnecter pendant les vacances, et 2h m’ont suffi durant mon séjour, mais je pense notamment à des personnes qui, pour leur travail, devraient se connecter régulièrement et longtemps.
Il est possible d’acheter une carte 3G pour moins cher à Sal Rei (capitale de l’île), mais uniquement pour portables débloqués. Sinon, se renseigner avant son départ avec son opérateur pour un forfait international.
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LES EXCURSIONS

L’hôtel propose plusieurs excursions sur l’île de Boa Vista, nous en avons choisi 2, pour un total d’environ 90 euros (50 euros le tour de l’île, 40 euros le quad).

Mais avant tout, TRES IMPORTANT !!
Le soleil capverdien tape très, très, très fort. Moi qui suis plutôt du genre “je bronze vite je mets de la Nuxe”, j’ai vite compris que la petite allait rester dans ma valise et être remplacée par une crème solaire protection 50.
Idem pour le chapeau, j’en ai acheté un sur place, une insolation est si vite arrivée et lorsqu’on sait que l’hôpital le plus proche est celui de Dakar (au Sénégal, oui oui), ça ne donne pas envie de faire un malaise.
Et bien sur, toujours une petite bouteille d’eau, surtout si vous vous aventurez sur les dunes.

Excursion 1 : Le tour de l’île

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Parlons tout d’abord du tour de l’île en une journée : il vaut carrément le coup. Je ne me voyais vraiment pas rester une semaine dans l’hôtel sans même visiter l’île de Boa Vista. Il se fait dans des pick up, je vous conseille de monter à l’arrière, à l’air libre, c’est vraiment cool 😉  Par contre, mettez vos habits les plus laids et surtout pas de blanc car vous allez revenir noir de crasse ! On est sur une île volcanique, il y a du sable, autant vous dire que l’eau de votre douche le soir ne sera pas translucide 😉 Le repas est compris, dans un petit restaurant local très bon. Peu de temps est laissé pour faire des achats, mais il y a quand même 2/3 boutiques en fin de journée où acheter paréos, tasses, bracelets “no stress” (devise nationale) et autres objets.

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 On a même eu la chance de voir l’un des 5 baobabs de l’île !
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Excursion 2 : la ballade en quad 

Deux choix vous sont proposés pour cette ballade avec Quad Zone : le nord de l’île, ou la plage de Santa Monica, nous avons choisi la seconde. Et franchement, si vous le pouvez, fonceeeeez ! C’était incroyable, une des meilleures expériences que j’ai vécue ! Les paysages sont magnifiques, conduire un quad est vraiment amusant (même si mes premiers virages ne furent pas fameux haha) et il y avait une super ambiance. La conduite dans les dunes, juste avant de rentrer, a été le moment le plus incroyable. Il ne faut pas lâcher son quad une seule seconde, sinon c’est patinage et embourbement dans les dunes assuré. La sensation dans ces dunes est unique, il faut le vivre pour comprendre 😀
Pour résumer, à moins que vous ayez des problèmes de dos (car ça tape fort…), je vous encourage vraiment vraiment à le faire ! Et, encore une fois, pas de beaux habits… Vous allez rentrer encore plus dégoutants que pour le tour de l’île !


Toutes les photos sur les quads ont été prises par BrimaPhotos 

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Petite photo de groupe avec nos moniteurs de quad !groupe-capvert-plage

Excursion 3 : Sal Rei 

Cette excursion est également proposée par l’hôtel, mais nous avons choisi de la faire nous-mêmes. Nous sommes partis à 6, le taxi nous est revenu à 3 euros par personne A/R. Sal Rei, capitale de l’île de Boa Vista, est à 10 minutes de l’hôtel. Les vendeurs sénégalais nous ont sauté dessus à peine sortis du taxi pour nous emmener dans leurs boutiques. Il est plus facile de négocier avec eux qu’avec les capverdiens…

Un garçon d’une vingtaine d’années est venu nous aborder et nous a proposé de nous faire visiter le centre-ville.  Il parlait bien français et était très sympa. Il nous a emmenés voir les écoliers capverdiens dans l’une des écoles de la ville, prendre quelques photos des énormes thons du marché aux poissons et de la place principale, et nous a montré des boutiques pour acheter nos souvenirs. Mention spéciale à mon superbe paréo aux couleurs du Cap Vert sans lequel j’aurais refusé de quitter Boa Vista 😉 Nous lui avons donné un billet à la fin, libre à vous de décider combien, mais ses explications nous ont parfaitement convenu.

Pour les sportifs, il est également possible d’aller de notre hôtel à Sal Rei à pieds, via la plage. Il faut compter environ 2h de marche. Certains du groupe l’ont fait (Pauline et moi n’en faisons pas partie), n’oubliez pas le combo eau-crème-chapeau.

 

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ACHETER DES SOUVENIRS AU CAP VERT

Comme dans un grand nombre de pays, la négociation est une coutume au Cap Vert. Il ne faut pas hésiter à tout négocier, au moins moitié prix de ce qui vous est annoncé ! Cependant, il ne faut pas non plus être dans l’excès… Faire baisser un paréo de 10 à 5 euros, c’est bien. Ne pas le prendre parce que le vendeur a refusé votre prix à 4 euros, je trouve ça limite…
Le Cap-Vert n’est pas un pays riche, 1 euro n’est pas grand chose pour vous, mais ça l’est pour la personne en face qui a un salaire mensuel de 100 euros. Les filles, pensez à ce bracelet brésilien très connu qu’on a toutes achetées à 90 euros, sans raler… 🙂

Concernant la monnaie, l’euro est accepté partout mais il faut penser à retirer en France (chose que nous n’avions pas faite, trop occupée à râler contre Orly). Vous pourrez bien sûr retirer au Cap Vert mais ce sera en escudo capverdien (1 EURO = 110 CVE). Ne pas oublier de changer ce qu’il vous reste avant de quitter le pays, l’escudo ne se change pas en France.

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WHAT HAPPENS IN CABO VERDE…

Si les paysages que j’ai vus au Cap Vert resteront dans ma mémoire par leur beauté, c’est peut être encore plus le côté humain de ce voyage qui m’a marquée. Je ne connaissais personne à part Pauline, je repars avec plus d’une vingtaine de Facebook, mails, numéros.  Le cadre, le groupe, l’hôtel, l’animation, l’ambiance, ce séjour aura été parfait sur tous les points. Des fous rires,  de la kizomba/funana/bachata à n’en plus finir, des discussions jusqu’à 4h du matin, des photos, des cocktails, des coups de soleil, notre table de 20, les réunions rhum improvisées…

Je suis rentrée crevée mais happy comme jamais, obrigada por tudo Cabo Verde ♡

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