« Faire demi tour, c’est une mauvaise manière de poursuivre un voyage ». Voici l’état d’esprit dans lequel je me suis trouvée à mon retour du Mexique, en août 2014. Partie une dizaine de jours chez des amis à Playa del Carmen, j’ai découvert une partie de la région du Quintana Roo et je n’ai jamais eu un tel coup de coeur pour un pays. A mon retour, mes conversations ne tournaient qu’autour de ces vacances, si bien qu’après beaucoup d’hésitations et quelques moments de déprime en France, je me suis à nouveau envolée vers le Mexique en février 2015.
Ce jour a marqué le début de l’aventure extraordinaire qui va suivre et qui, j’espère,
vous donnera envie de découvrir ce magnifique pays.

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AVANT-PROPOS

Article Yucatan/Quintana Roo 
Afin que ce texte ne soit pas trop long, un deuxième article est dédié uniquement à la région du Quintana Roo/Yucatan, que j’ai pu vraiment bien visiter lorsque j’y vivais.
[J’y développerai notamment mon stage au Consulat de France].

Roadtrip effectué en 2015
Ce roadtrip a été effectué en juillet 2015 (j’y vivais donc depuis environ 6 mois) et le Mexique n’était pas aussi touristique qu’aujourd’hui : certaines choses, notamment les prix, peuvent ainsi avoir évolué.

Photos
Soofarsogood n’existait pas à cette époque : les photos ne sont donc toutes pas “qualité blog”. De plus, nous avons perdu l’appareil dans lequel se trouvaient les photos : il y a donc malheureusement des lieux visités qui n’ont pas de photo, les seules photos sont celles que j’avais sur mon téléphone.
Obligés d’aller voir de vos propres yeux 😀

Organisation
Fidèle à ma personnalité, j’ai organisé ce roadtrip au dernier moment. J’ai pris mon aller simple Cancun-Mexico DF quelques jours avant le départ, pour 50 euros, avec la compagnie Vivaaerobus. L’itinéraire n’avait pas été préparé, je savais simplement que j’avais une vingtaine de jours pour vadrouiller.
Tous les hôtels, les activités et les billets de bus ont été réservés au jour le jour.
Toutefois, je vous conseille de vous y prendre un peu à l’avance si vous avez un itinéraire précis ou des dates à respecter.

 

INFOS PRATIQUES

Entrer au Mexique 

Si vous êtes français, le visa n’est pas nécessaire si vous restez de moins de 180 jours. Attention cependant à être bien clairs sur le motif de votre séjour ! Le Mexique est en effet très sévère avec le travail illégal et l’absence de présentation d’un billet retour, par exemple, pourrait vous mettre en difficultés.


Se déplacer

L’avion : qu’il s’agisse de la compagnie régulière AeroMexico, plus chère, ou des compagnies low cost telles que Volaris, VivaAerobus ou Interjet, se déplacer est très facile. Si l’avion est préférable pour certains trajets, il est parfois inutile de payer des sommes élevées pour d’autres : je vous détaille dans l’article.

La location de voiture : louer une voiture se fait aisément au Mexique, le permis international n’étant pas nécessaire. Toutefois, plusieurs éléments sont à prendre en compte.
En effet, si certaines régions telles que le Quintana Roo sont relativement sûres, d’autres le sont un peu moins. Vous n’êtes jamais à l’abri d’une forme de racket, que ce soit par les locaux (notamment en zone zapatiste dans le Chiapas) ou, malheureusement, par la police elle-même. Sachez également qu’en dehors des zones très touristiques, beaucoup de mexicains ne disent pas un mot d’anglais. Il vous sera difficile de communiquer en cas de contrôle de police ou d’incident avec votre voiture de location.

Si vous souhaitez tout de même partir en roadtrip avec une voiture de location, faites très attention à bien prendre en photo toute trace/écorchure/bosse sur la carrosserie et à vérifier que tout fonctionne (phares, essuies-glaces…). De nombreuses arnaques existent au Mexique, où le loueur vous facture
au moment de rendre la voiture des choses qui étaient déjà là.

Le colectivo : il s’agit de mini bus, très peu chers et partagés avec les locaux, qui s’arrêtent et vous lâchent un peu où vous voulez sur leur trajectoire. Pas besoin de réservation, on paie directement le chauffeur en montant. Ils sont très pratiques dans les villes mais sont difficilement envisageables pour être votre moyen de transport dans un roadtrip comme celui que je vais vous présenter.

Le bus : ils n’ont absolument rien à voir avec les bus français.
La compagnie principale s’appelle ADO et plusieurs types de bus (et de confort) y sont proposés :
le ADO classique, le ADO GL (grand luxe) et le ADO Platino.
Pour faire simple, le classique sert pour les « petites distances », mais du moment où vous dépasserez les 6h de trajet, et surtout si vous voyagez la nuit, je vous conseille de prendre au moins le GL (sièges qui s’inclinent davantage, plus d’espace pour les jambes…) et, dans l’idéal, le Platino (sièges qui s’inclinent presque entièrement, « repose pieds », mini TV, oreiller, repas…). Il faut en effet savoir que le prix des billets est 50% moins cher si vous l’achetez en avance sur internet : ainsi, il peut arriver qu’il n’y ait que 5€ de différence entre deux catégories.

La langue

De manière générale, vous arriverez à communiquer en anglais avec les agences, les hôtels et les locaux dans les grandes villes. Dans les villages et les zones rurales, notamment dans la région du Chiapas, il est possible que seul l’espagnol soit compris. Vous ne perdez rien à avoir un petit guide de conversation avec vous !

La monnaie

La monnaie au Mexique est le peso mexicain. 1 euro = 19,86 pesos mais pour ne pas vous y perdre, calculez que 1 euro = 20 pesos, 5 euros = 100 pesos etc.
Il est également possible de payer en dollars dans certaines grosses villes.

La nourriture

Tacos, burritos, fajitas, enchiladas, chili con carne, nachos, tortillas, mais aussi viandes et poissons grillés, mariscadas… Bref, la cuisine mexicaine est l’une des plus variées que j’ai eu l’occasion de tester, vous trouverez votre bonheur por seguro

Une femme seule au Mexique ? 

Comme vous le comprendrez à la lecture de cet article, je n’ai pas voyagé seule. Cependant, je ne pense pas que le Mexique, malgré ce qu’on dit, soit un pays dangereux pour les femmes.
J’ai trouvé les mexicains bien plus respectueux que dans d’autres pays que j’ai visités.
Après, tout dépend de votre façon de voyager. Si vous comptez prendre les bus locaux, aller dans des guesthouses et prendre des agences pour les activités, il n’y a à mon sens aucun problème. Je n’irais par contre pas faire de couchsurfing seule (ni au Mexique ni ailleurs), faire du stop pour rejoindre des sites touristiques isolés ou louer ma voiture seule pour rouler dans les montagnes. Ce n’est que mon avis, chacun a sa propre vision de la sécurité 🙂

Frise chronologique

Afin que vous ne soyez pas perdus dans la description des temples que je vais faire,
voici une frise chronologique très bien faite, prise sur ce blog.

Cet avant-propos étant terminé, c’est parti pour 3 semaines de roadtrip !

JOUR 1 : Départ de Cancun à Mexico DF

Jour J ! Départ tôt le matin de Playa del Carmen avec le bus ADO pour aller à l’aéroport de Cancun : compter 1h et 156 pesos (7 euros). Compagnie aérienne correcte et, 2h30 plus tard, me voilà à Mexico DF.

Conseil : traversez le pont que vous verrez à la sortie de l’aéroport et prendre le taxi de l’autre côté, bien moins cher.

Comme des amis venaient d’ouvrir une auberge de jeunesse, le Roomies Hostel Condesa dans le district de la Colonia Roma (qui est par ailleurs l’un des quartiers les plus agréables pour séjourner à Mexico),
nous avons réservé chez eux.

Attention, le climat peut être très changeant et ce même en été ! Il faisait très froid quand je suis arrivée et, en plus d’être ridicule en tongs et en short, j’ai dû faire un « urgent shopping » dès l’arrivée pour acheter des habits chauds et un parapluie car, bien sûr, je n’avais rien pris, pensant qu’il ferait 40°C comme à Cancun. Je vous rassure tout de suite, ce n’est pas toujours comme ça en plein mois de juillet, j’ai juste été malchanceuse sur ce coup !

Pour un dîner dans un joli cadre, pensez à aller dans un rooftop en face de la
place de Bellas Artes, très jolie de nuit comme de jour.

JOUR 2 : Mexico DF 

« Turistour », le concept est simple : acheter un ticket 156 pesos (7 euros) à n’importe quel arrêt (disponibles sur leur site) afin de visiter Mexico à bord d’un bus roof top toute la journée, descendre à l’arrêt de votre choix, vous balader, remonter… de 9h à 21h et sur 3 circuits différents. Pour ma part, j’ai commencé par le tour « central », qui, comme il l’indique, fait le tour du centre-ville. Il est pour moi le plus intéressant en ce qu’il montre une grande partie des monuments qu’il y a à voir à Mexico.

Conseil : ne pas le prendre à l’arrêt Zocalo qui est celui de la place centrale, il y a beaucoup plus de monde.

J’ai également fait le tour « sud », qui m’a déçue. Il n’y avait selon moi pas grand chose à voir, excepté le quartier Coyoacan qui, pour le coup, a été mon coup de cœur à Mexico. Cependant, étant donné qu’il faut 2h30 pour y accéder avec cette visite, je vous conseille d’y aller directement en métro du centre.


JOUR 3 : Mexico DF 

Impossible d’aller à Mexico sans visiter le fameux site de Teotihuacan,  “la cité où sont créés les Dieux”. Cette cité sainte, édifiée entre le Ier et le VIIe siècle (cf frise), est caractérisée par ses deux grandes pyramides, du Soleil et de la Lune, en haut desquelles vous aurez une vue imprenable sur tous les édifices, notamment l’impressionnante “allée des morts” ainsi que le temple de Quetzalcoatl.

Le soleil tape, essayez de ne pas y aller trop tard. Le bus qui y va s’appelle « Autobuses turisticos », se prend au Terminal Norte et coûte 44 pesos (2.50 euros).
C’est à une cinquantaine de kilomètres de Mexico, comptez une petite heure.

JOUR 4 : Mexico DF 

Comme je viens de le dire, il est possible d’aller à Coyoacan avec le métro. J’ai ainsi décidé d’aller visiter le Musée Frida Kahlo qui s’y trouve. Attention, il y a beaucoup de monde et j’ai dû faire la queue 45 minutes. L’entrée coûte 120 pesos (6 euros) en semaine, 140 (7.50 euros) le weekend.

Si vous souhaitez en savoir plus sur la vie mouvementée et fascinante de cette artiste emblématique du Mexique au XXème siècle, je vous le recommande !


JOUR 5 : Oaxaca, Etat de Oaxaca

Un bus de nuit et 7h de trajet plus tard, me voilà arrivée vers 6h du matin à Oaxaca, dans l’Etat de…Oaxaca !

Nous étions logés à l’Hôtel Posada del Centro, qui m’a parfaitement convenu. En plus d’être très bien placé, il était joli et propre. Malgré la fatigue, nous avons décidé d’enchaîner sur un tour proposé par l’hôtel : arbre de Tule – fabrique de tapis – fabrique de mezcal – ruines de Mitla – Hierve el Agua. Autant dire que ce qui nous intéressait tous était Hierve el Agua et le reste, bien que sympathique, était pour nous « de trop » : à choisir, on préférait largement passer 2h à Hierve el Agua et ne pas voir Mitla plutôt que faire 1h/1h.

Malheureusement, à moins que vous ne vous y rendiez par vous mêmes en voiture ou avec un collectivo (taxi local), TOUTES les agences de la ville proposent le même tour, au même prix, environ 250 pesos (13 euros), mais sans les entrées ni le repas. Compter donc 400 pesos la journée (20 euros).

Vous l’aurez compris, très mitigés sur ce tour qui n’est pas transcendant mais qui est de loin la façon la plus pratique de visiter le magnifique site de Hierve el Agua. J’avais en effet rencontré des français sur le site qui avaient attendu plusieurs heures avant de trouver une voiture pour les redescendre,
le site étant assez isolé dans la montagne.

JOUR 6 : Monte Alban, Etat de Oaxaca

Après un trajet de 30 minutes à bord du bus « Monte Alban », qui se prend dans la calle Mina à Oaxaca pour 50 pesos (3 euros) aller-retour, me voilà arrive sur le superbe site de Monte Alban, que j’ai adoré. L’entrée coûte 64 pesos (3.50 euros euros).

Monte Alban est le plus important site archéologique de la vallée de Oaxaca et aurait été fondé par les Olmèques (cf frise) puis reprise par les Zapotèques de 500 av. JC à 700 de notre ère. Durant treize siècles, cette capitale s’est épanouie et a rayonné en tant que principal centre social et culturel de la région. Pour des raisons encore inconnues, elle est abandonnée vers le milieu du VIIe siècle.

Ces ruines, qui se trouvent sur une colline, sont de loin les plus calmes : peu de touristes, aucun vendeur ambulant, ceux qui ont visité Chichen Itza comprendront le bonheur de pouvoir visiter un tel site tranquilles !

Ne pas oublier la superbe vue sur la vallée et la ville de Oaxaca.

JOUR 7 : Puerto Escondido, Oaxaca

Attention si vous prévoyez de partir à Puerto Escondido de Oaxaca.
Il y a des vols qui peuvent être à des prix intéressants mais malheureusement, s’y étant pris trop tard, le prix d’une heure de vol revenait à un aller pour la France. J’ai donc opté pour le bus et là… Horreur. Vous avez le choix entre le ADO classique pour 12h de route (aucun GL ni Platino pour ce trajet), ou la camionnette moins confortable pour seulement 6h de route (explication : le bus ne peut pas prendre les routes de montagne). 2 fois moins de trajet, le choix est vite fait me direz vous, mais autant vous prévenir : la route de montagne est absolument horrible. Même en ayant l’estomac solide, le drame a failli arriver donc
je déconseille vraiment à toutes les personnes qui ont le mal des transports de choisir cette option.

Si vous n’avez pas le choix, faites le plein de Mercalm.

Vous l’aurez compris, j’ai pris la deuxième option, avec Service Express, pour 210 pesos (11 euros), moitié moins cher que le ADO et ses 12h de route. L’avantage de cette compagnie, contrairement à d’autres, est qu’elle va directement à Puerto Escondido et non pas à Pochutla comme certaines, qui vous obligent à prendre un autre bus pour Puerto, et, le dernier étant à 21h, cela ne coïncide pas toujours.
Par contre, s’y rendre bien en avance pour pouvoir choisir son siège.

Après ces péripéties, me voilà arrivée à Puerto Escondido et là : LE PARADIS !
J’ai tellement aimé que je suis restée 1 semaine au lieu des 3 jours initialement prévus.

J’étais logée à l’Hôtel Swiss Oasis, et là aussi, je ne pouvais pas tomber mieux. La propriétaire est hyper sympa, l’hôtel est superbe, à 2 pas de la fameuse plage Zicatela, spot de surf mondialement connu.


JOUR 8 : Puerto Escondido
Farniente et fruits de mer

Journée à visiter la station balnéaire : super ambiance au milieu des surfeurs (pas besoin d’aller en Australie !). Vagues énormes, bons restaus de tacos, poissons grillés et de fruits de mer, bref, j’adore !

Jour 9 : Puerto Escondido
Balades et mariscadas

Journée dans la crique de la Playa Manzanillo. Le chemin pour y aller est vraiment sympa. Attention cependant, il est sur des roches en bord de mer, donc très glissant, on se prend parfois de petites vagues. Déconseillé pour de jeunes enfants ou des personnes âgées. Tous les restaurants de la plage et de la colline, donc avec vue sur la mer, proposent de bonnes mariscadas (plateaux de fruits de mer). 

 

Jour 10 : Puerto Escondido
Surf et plancton phosphorescent

On ne peut pas être dans l’un des plus grands spots de surfs et ne pas mettre le pieds sur une planche : j’ai donc pris un cours de surf à la Playa Carizalillo. Miguel, prof très sympa, nous a été conseillé par la gérante de notre hôtel. J’ai donc guetté les vagues et les requins pendant 3h.
[Je rigole pour les requins, ils n’en ont jamais vu vers Puerto].
C’était vraiment sympa. 300 pesos (15 euros) les 1h30, mais comme il est cool, le cours a plutôt duré 3h.

 

Le soir même, je suis allée voir les « phosphorescents » avec l’agence Manglar’s, qui se trouve à côté de l’hôtel (et dont Miguel fait partie). Cela coûte également 300 pesos par personne et c’est quelque chose à faire absolument si vous êtes dans le coin. Le but : aller vers 22h sur une barque, dans une lagune et voir du plancton phosphorescent, seule source de lumière dans le noir total de la pleine nuit. On peut se baigner, c’est très impressionnant ! Malheureusement, il est impossible de prendre des photos qui rendent bien
sans avoir un appareil adapté (ou un bon photoshop).

Jour 11 : Puerto Escondido, Oaxaca
Plage de San Agustinillo

Journée à la plage de San Agustinillo. Après avoir pris un bus sur la route principale pendant une petite heure pour 33 pesos (2 euros) jusqu’à San Antonio, il faut prendre un collectivo à 10 pesos (60 centimes)
ou un taxi 50 pesos (3 euros) pour rejoindre la plage.
Ca vaut vraiment le coup, et toujours de délicieux poissons grillés à manger les pieds dans l’eau. Cadre complétement différent, surtout si l’on compare aux plages du Quintana Roo.
En raison des grosses vagues, quelques personnes faisaient du body board.
Attention toutefois : il n’y a pas de maître nageur et la présence des rochers peut rendre l’activité dangereuse.


Jour 12 : Puerto Escondido,
Oaxaca

Libération des tortues

Autre étape indispensable si vous avez la chance d’être sur les plages du Pacifique à la bonne époque : la libération des tortues, toujours avec la même agence. Nous avons rejoint un bénévole qui s’occupe des œufs de tortue et veille notamment à ce que les prédateurs humains et animaux ne s’en approchent pas. Le jour J, il les aide à sortir du sable et à rejoindre la mer. Il faut savoir que c’est un professionnel, et que cette aide permet de multiplier par 5 les chances de survie des petites bêtes. La ruée de ces 90 bébés tortues vers la mer restera dans nos mémoires, même s’il est triste de savoir que, si 5 tortues arrivent à l’âge adulte, cela relèvera de l’exploit.

 

 


Jour 13 
: Puerto Escondido, Oaxaca
Surf à Zicatela

Qui dit dernier jour à Puerto dit dernier jour de surf, sur la Punta Zicatela, l’un des spots les plus connus
où de nombreuses compétitions internationales se déroulent.

NB : les vagues à la Punta sont bien plus grandes et fortes qu’à la Playa Carizalillo. Si vous avez passé l’étape débutants et que vous savez vous lever et tenir un peu sur la planche, nous vous conseillons d’aller directement à la Punta. A l’inverse, si vous n’avez jamais surfé, le passage par la playa Carizalillo est très fortement conseillé, vous risquez d’avoir sinon beaucoup de mal à la Punta.

Enfin, même si vous ne surfez pas, le détour par cette plage vaut vraiment le coup, ne serait-ce que pour l’ambiance créée par ces surfeurs aux âges et niveaux différents !

Mention spéciale pour le restaurant Los Crotos, on ne pouvait pas rêver mieux pour un dernier repas au bord de l’océan Pacifique qu’une mariscada de crabe, crevettes, poisson et calamar.


Jour 14 :  
San Cristobal de las Casas, Chiapas
Zocalo et marché

C’est parti pour 11h de ADO pour rejoindre l’Etat du Chiapas et la belle ville de San Cristobal de las Casas. L’arrivée à 7h du matin était plutôt froide, à 2000m d’altitude.
[Comme pour Mexico DF, le climat de Cancun n’est pas celui de tout le Mexique…].

L’hôtel dans lequel j’ai séjourné n’existe plus mais vous n’y perdez rien, il n’avait rien d’exceptionnel.
Il était toutefois bien placé,  à 5 minutes du Zocalo, la place principale.
Très bon repas à la crêperie Tertuglia, avant d’attaquer notre coup de cœur à San Cristobal : le marché, lieu idéal pour acheter tous les petits cadeaux pour la famille et les amis. Enormément de bijoux avec de l’ambre, des poteries, des ponchos, des porte-clés…

Ne pas hésiter à négocier les prix, d’environ 25/30%: c’est normal là bas, le prix annoncé à un touriste est forcément doublé, voire triplé s’il ne parle pas l’espagnol. Il faut cependant garder à l’esprit que le Mexique, et particulièrement la région du Chiapas, est un pays pauvre et que leur bracelet d’ambre à 3 euros est fait main alors que notre Hipanema à 90 euros est fait en Chine par des enfants qui ne toucheront rien sur le bénéfice que les multinationales se font.
Ainsi, ne pas tourner les talons si la vendeuse a refusé de descendre à 2,50 euros…

[Image : L’internaute]

Jour 15: San Cristobal de las Casas, Chiapas
Cascada El Chiflon et Lagos de Montebello

Même si toutes les agences de tours proposent les mêmes prestations, nous avons choisi Explorando Chiapas pour…explorer le Chiapas. Ne pas hésiter à leur demander exactement à quelle heure ils passeront vous récupérer à votre hôtel, ou même demander à ce qu’ils viennent vous chercher en premier, ça vous évitera les 40 minutes d’attente dans la rue ou les places en front line sans ceinture
avec des chauffeurs qui roulent le double de la vitesse autorisée.

Je précise qu’il est tout à fait possible de louer une voiture et de visiter le Chiapas seul. Mais, en raison tant de la situation politique de la région (lire les forums à ce sujet) que de l’état des routes, il peut être préférable de prendre un tour qui, au final, vous reviendra pratiquement au même prix.

Ainsi, pour 350 pesos (20 euros), repas non compris donc journée à 25-30 euros, vous pourrez faire en une journée, avec un départ à 8h00, la Cascada El Chiflon et les Lagos de Montebello.

El Chiflon est l’un des sites que nous avons préféré : c’est absolument magnifique, on peut s’y baigner, y déjeuner… Nous aurions aimé y passer la journée si nous avions eu le temps, il faut dans ce cas venir avec sa propre voiture, les tours ne laissant que 2h30 environ sur place.


 

Les Lagos de Montebello sont à mon sens « moins impressionnants » pour un européen. Ce que j’entends par « moins impressionnants » est que, bien qu’ils restent superbes, ils ressemblent aux lacs que l’on peut trouver en Europe ou, pour ceux qui y sont allés, au Canada. Le côté exotique est tout de même présent puisque la berge d’en face n’est autre que le Guatemala et c’est dans cette partie du Mexique que vous apercevrez le plus d’indiens
(10% de la population du Mexique).

 


Jour 16 : 
San Cristobal de las Casas, Chiapas
Canon del Sumidero

Toujours avec le même opérateur, nous visitons le Canon del Sumidero, pour 300 pesos (15 euros), départ à 9h00 pour 1h de trajet. Pendant 2h30, vous vous baladez en lancha au milieu des falaises, qui vont pour certaines jusqu’à 1km ! Un paysage très original, auquel on ne songe pas quand on pense au Mexique, mais les crocodiles et les singes sont là pour nous rappeler le côté tropical !

Sur le chemin du retour, arrêt d’1h30 au village de Chiapa de Corzo. Joli, mais ne nécessite pas plus que 30 minutes. Retour vers 15h, ce qui nous a permis de retourner dévaliser le marché de San Cristobal.


Jour 17 
: San Cristobal de las Casas, Chiapas
Agua Azul, Misol Ha et Palenque

Encore et toujours avec le même tour, nous partons à 5h du matin pour faire Agua Azul – Misol Ha – Palenque.

Conseil : si vous continuez vers l’Est, prenez vos bagages pour l’excursion et restez à Palenque pour prendre votre prochain bus. Cela vous économisera 500 pesos et 5h de trajet.

Arrivée vers 8h du matin à Agua Marones, pardon Agua Azul

Vous l’aurez compris, on a aimé car les cascades sont toujours agréables à voir, mais on était bien loin de l’émerveillement ressenti devant la Cascada El Chiflon.
Environ 1h30 sur place.

Afin de rendre justice à ce pauvre site qui avait été perturbé la veille par une pluie diluvienne, je me permets de mettre une photo qui ne m’appartient pas.
[Image ElUniversal]

1h30 de route plus tard, nous arrivons à Misol Ha, qui n’est autre qu’une grande cascade, très jolie. N’ayant rien d’autre à voir, nous y resterons 30 minutes.

Je ne m’étalerai pas sur le buffet dégoutant imposé du midi et passerai directement à la dernière étape : le site archéologique de Palenque, l’un des plus remarquables de la période classique de l’aire maya.

Bien qu’un site archéologique maya soit toujours impressionnant, il faut malheureusement avouer que les les vendeurs ambulants gâchent un peu la visite et dénaturent le lieu, comme à Chichen Itza.

Comme prévu, le guide du tour nous dépose vers 17h à la gare ADO et nous quittons nos camarades qui rentrent à San Cristobal.

Nous sommes censés rejoindre Chetumal par un bus de nuit, puis prendre un bus direction Bacalar. Autant dire que nous n’avons jamais vu pire organisation que la gare de Palenque. On ne comprend rien, les bus sont mélangés, personnel désagréable, bref, l’horreur. On est partis avec plus de 2h de retard.

Jour 18 : Bacalar, Quintana Roo

Arrivée à 8h du matin : on dépose nos affaires à l’hôtel, on se repose un peu et direction la Lagune aux 7 couleurs pour un tour en bateau. Et bien, c’est absolument magnifique. L’eau, en plus d’être douce, a une couleur incroyable, c’est vraiment Fifty shades of blue. Nous avons fait notre tour avec AmirAdvenTour. Il s’agit d’un tour d’environ 3h, où l’on voit aussi bien les bans de sables blanc que le cenote de 40m de profondeur.
On était une dizaine et l’ambiance était vraiment top ! Il n’y avait pas de mineurs à bord donc, Mexique oblige, nous avons sorti le mezcal, ce qui a rendu la visite encore plus formidable.
On vous le conseille fortement ! Super ambiance !


S’étant extrêmement bien entendus avec le groupe composé de mexicains et d’une française, nous avons décidé de dîner ensemble au restaurant La Playita, au bord d’un ponton.
L’eau était sublime, le coucher de soleil aussi et la nourriture délicieuse.


Jour 19 : 
Bacalar, Quintana Roo

Nous avions tellement apprécié la veille que nous avons passé notre journée au restaurant la Playita. Se baigner toute la journée dans cette eau translucide, on ne pouvait pas rêver mieux pour la dernière étape de notre road trip.

A la fin de la journée, nous sommes donc retournés à la gare pour faire le dernier trajet en bus, qui rivalise en terme d’horreur avec la camionnette de Puerto Escondido : le bus Mayab. Certains étaient au bord du malaise tellement il faisait chaud. Je ne parle même pas du surnombre de tickets vendus et des pauvres personnes qui ont passé 4h debout car il n’y avait pas assez de places. Si vous en avez la possibilité, privilégiez plutôt l’ADO.

Chetumal : nous avons choisi de ne pas nous y arrêter car cette ville frontière avec le Belize
ne présente pas réellement d’intérêt. 

Voilà où s’arrête mon road trip et ce récit plutôt long. J’espère qu’il vous a envie de tenter la traversée de ce superbe pays ! Et pourtant, je n’ai pas encore parlé de ma région, celle où j’ai passé 6 mois : le Quintana Roo/Yucatan, à laquelle je vais consacrer un article entier.
N’hésitez pas à me poser des questions et à me laisser un petit commentaire si cela vous a plu 😀

Hasta la vista !

 

havane.cuba.jpg

Cuba à 270 euros en vol direct aller-retour, qui dit oui? Moi ! Et c’est ainsi que, pleine de bonnes résolutions – Bérénice tu as déjà un gros voyage en juin – je me suis retrouvée à Cuba. En même temps, des billets à ce prix, 3 jours après la fin de mes exams, dans un pays que je rêve de découvrir .. Bref, j’ai craqué !  Listos para descubrir ? Andale !

 

LE VOL

Vous allez sûrement être beaucoup à me demander comment j’ai fait pour avoir des billets à ce prix, alors qu’un vol Paris-La Havane coûte plutôt aux alentours de 700/800 euros. J’ai tout simplement sauté sur une promotion réalisée par Air Caraïbes sur de nombreuses destinations, dont Cuba [Air France l’a lancée quelques jours plus tard à des prix similaires mais les dates ne me convenaient pas].
Pas d’arnaque, pas de frais cachés, valise en soute comprise, j’ai vraiment payé 270 euros l’A/R sur La Havane pour 10h de vol direct. J’avais déjà pris Air Caraïbes pour aller en Guyane et c’est une bonne compagnie, qui part d’Orly.

 

DOCUMENTS IMPORTANTS

Outre les conditions relatives au passeport (valide of course), il faut une carte de tourisme pour entrer à Cuba. Plusieurs agences en proposent et elle est souvent comprise si vous réservez via un tour opérateur. Cependant, sur les conseils d’une amie (merci Manelle si tu passes par là :D), je l’ai prise via l’agence Novela Cuba et j’en ai été très satisfaite. On peut se la faire envoyer par courrier ou la récupérer directement à l’agence sur Paris. Vivant à Montpellier, je me la suis fait envoyer : commandée le mardi, reçue le vendredi, pour 28 euros (22 euros de carte + 5 euros de frais d’agence/envoi).

De plus, il faut une attestation d’assurance médicale (qui mentionne, entre autres, le rapatriement) où le pays ainsi que la durée du voyage sont précisés.
Elle peut être demandée :
– Directement à votre banque sur www.cbea.fr
– Via l’Inter Mutuelle Assistance
Etant pour ma part passée par la MAIF, j’ai eu mon attestation en français et en anglais 10 minutes après. Cette attestation n’est pratiquement jamais demandée au passage de la douane MAIS si par manque de chance, on vous la demande et vous ne l’avez pas, vous serez obligés d’en prendre une sur place, qui coûte environ 10 CUC/jour (soit +/- 10 euros).

ATTENTION si vous arrivez des US !! Il faudra réaliser une démarche spécifique, comprenant le remplissage d’un formulaire AFFIDAVIT. La compagnie aérienne est la seule à pouvoir le fournir aux voyageurs, ainsi que le visa. N’ayant pas fait ce trajet, je ne peux pas donner davantage d’informations sur cette procédure.

Dans tous les cas, les relations avec Cuba étant changeantes, je vous conseille de vous tenir informés avant tout départ sur le site du Ministère des Affaires étrangères (et ce conseil vaut pour tous les pays :)).

 

INFOS PREALABLES

Avant de rentrer dans le vif du sujet, voici quelques infos à savoir 🙂

La langueespañol por seguro ! Toute personne qui se débrouille un minimum peut s’en sortir. Ils peuvent parfois parler vite, demandez leur de parler “mas despacio por favoooor“.
Essayez au moins d’apprendre quelques bases. Outre le fait que c’est la moindre des politesses de saluer quelqu’un et de le remercier dans sa langue, cela vous attirera automatiquement la sympathie de votre hôte et facilitera beaucoup la tâche pour des activités telles que la négociation… 😉

 

La monnaiela fameuse double monnaie… Et oui, il y a deux monnaies à Cuba : celle des cubains, le peso cubain (CUP) et celle des étrangers, le peso cubain convertible (CUC). Vous aurez très peu de chances d’être durant votre voyage en possession de CUP, étant beaucoup plus faible. Un café coûte par exemple 1 CUP pour un local, 1 CUC pour un étranger (soit 26 fois plus cher).
[1 CUC = 0,90 euros] [1 CUC = 26 CUP]

Attention aux arnaques : vérifiez toujours quand on vous rend la monnaie qu’il y a bien écrit “convertibles” sur le billet. Cela ne nous est pas arrivé mais certaines personnes peu vertueuses peuvent être tentées de vous rendre des CUP au lieu de CUC… Or, se faire rendre 1 CUP au lieu de 1 CUC vous fait perdre environ 25 euros (ne vous inquiétez pas, en 3 jours CUP et CUC n’auront plus de secrets pour vous!).

 

Le logement : le moyen le plus sympathique et le plus économique de loger à Cuba est d’aller dans les casas particulares. En gros, vous logez chez l’habitant mais avec une totale autonomie : chambre et salle de bain privées, vous ne les croisez que si vous le souhaitez (et il serait quand même bien dommage de ne pas se mêler un minimum aux locaux :)). Les prix varient entre 25 CUC et 60 CUC la nuit (plus cher à La Havane).

 

La nourriturece qui aurait pu être la grosse déception du voyage mais qui s’est au final bien rattrapée ! Evitez les restaurants, peu importe leur standing.  Je ne suis pas quelqu’un de difficile sur ça mais pratiquement tous les endroits où on a mangé étaient mauvais. Je n’en citerai pas dans l’article car, ayant été conseillés par les guides de voyage, je me dis qu’il y avait sûrement bien pire et que nous n’y sommes simplement pas allés.
J’anticipe: Cuba est un pays pauvre. Certes, mais on ne parle pas des ingrédients ici, juste de la façon dont ils sont cuisinés. J’ai mangé les plus mauvaises pâtes au beurre de ma vie à Vinales.

Tout a changé quand on a commencé à manger dans les casas particulares. A l’inverse, j’ai mangé l’une des meilleures langoustes de ma vie pour 10 CUC (+ frijoles, riz, frites, légumes, boissons, desserts…).
Les crevettes, poissons, poulet, porc proposés dans les casas étaient excellents et on regrette d’avoir perdu de l’argent dans les restaus ! [Il y a peut être des exceptions, on ne les a pas trouvées] Enfin, les casas vous font aussi les breakfast pour environ 5 CUC, composés souvent d’oeufs, pain, fromage, beurre/confiture, café/thé/lait, pancakes… Perfecto para empiezar el dia 🙂

 

Le transportbus, voiture privée, taxi privé ou collectif… Les moyens de transports sont divers. La compagnie de bus Viazul est fiable, propre et climatisée. Seul inconvénient, c’est un peu plus long. Vous pouvez aussi prendre des taxis collectifs ou privés (comme on était 3, nous en avions des privés à chaque fois). Votre casa peut vous en proposer un mais vous pouvez également les rencontrer dans la rue (ce sont même eux qui vont se jeter sur vous!). Concernant les taxis privés, il faut savoir que vous payez le taxi et non pas un prix par personne : je m’explique –> si vous êtes 3 et que le tarif est de 25 CUC par personnes, votre taxi vous reviendra à 100 CUC (vous + la place restante). Pour être sûrs de le remplir, s’y prendre 48h à l’avance (et pas à 19h la veille comme nous). Ne pas hésiter à négocier un peu, surtout si c’est la casa qui vous le propose.
Enfin, vous pouvez louer une voiture. Toutefois, au vu de ce que j’ai entendu, cela revient assez cher (environ 70 CUC/jour) et n’est pas forcément utile au vu des nombreux transports.

 

Internet : oui, oui, on y vient 😀 A part quelques hôtels de luxe, n’espérez pas avoir internet dans le logement. Il faut acheter des cartes qui coûtent 1,50 CUC/heure dans des bureaux ETECSA.
!!! Faire une capture d’écran de son passeport : il vous sera demandé pour en acheter !!! 
Ensuite, il faut trouver les points wifi, assez faciles à repérer dans les “petites” villes telles que Vinales ou Trinidad (places principales). Il y a en a un peu plus à La Havane.

Certaines applications telles que Snapchat, Le Monde ou la SNCF (oui oui) sont bloquées. Prévoyez donc vos billets de train retour avant de partir… #vécu. Vous ne pourrez pas non plus en télécharger via l’Itunes Store (bye la petite appli qu’on a supprimée pour libérer de la place en pensant la re-télécharger ensuite).

 

Quoi amener à Cuba ?contrairement à ce qu’on pourrait croire, Cuba a un très bon système de santé, gratuit. Ils n’ont donc pas besoin de médicaments. A l’inverse, les habits, les chaussures et accessoires coûtent très cher. Comptez 80 CUC pour une paire de compensées, quand le salaire moyen avoisine les 20 CUC mensuels (les médecins plafonnent à 50 CUC en faisant quelques heures sup comme taxis). Vous leur ferez vraiment plaisir en apportant cela! Idem pour les produits d’hygiène et de première nécessité, qu’on commence à trouver au compte-goutte mais vendus en CUC, donc trop chers (savons, rasoirs jetables, brosses à dents, dentifrice, coton, préservatifs, tampons hygiéniques…). Il en va de même pour le maquillage. Enfin, des fournitures scolaires ou des objets du quotidien (poêles, couverts, draps…) seront toujours les bienvenus.

 

LE DEPART 

Nous sommes partis le 6 juin 2017, vers 11h du matin. Avion sympa, TV, bon repas. 10h plus tard, nous atterrissions à La Havane, avec 6h de décalage horaire. Précision utile, le passage de la douane peut mettre un peu de temps, dans une salle non climatisée qui doit avoisiner les 40 degrés : prévoyez de l’eau ainsi que des habits légers, surtout si vous voyagez avec des enfants.

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LA HAVANE

Le taxi pour rejoindre le centre de La Havane coûte dans les 25 CUC (20 si vous vous sentez de négocier en espagnol après 10h de vol et 6h de décalage horaire!).

[Conseil : il y a énormément de queue au niveau des arrivées pour changer l’argent –> allez au premier étage, celui des départs : beaucoup moins de monde, au moins 45 minutes de gagnées].

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Nous avons séjourné à la casa Hostal Peregrino El Encinar. C’est la plus chère que nous avons eue à Cuba, environ 60 CUC la chambre pour 2 lits doubles, mais c’est le prix moyen dans la capitale. Elle était très propre, grande chambre, sdb privée, bien placée. Le propriétaire, Julio, donne de bons conseils.
Quoi visiter à La Havane ? Beaucoup de choses. Malheureusement, pressés par le temps, nous n’y sommes restés qu’un jour et demi.

L’incontournable est bien sûr le Musée de la Révolution, dont l’entrée coûte 8 CUC. Il permet de mieux comprendre cette période et les rôles joués aussi bien par José Marti que par Fidel Castro, le Che Guevara ou Camilo Cienfuegos (qu’on oublie souvent!), avec, bien sûr, un peu beaucoup de propagande anti-US.

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Il y a beaucoup d’autres musées à visiter à La Havane (Bellas Artes…) mais pour être honnête, je finissais tout juste une semaine d’examens et j’avais vraiment envie de paysages, de plage et de repos. C’est donc le seul que nous avons fait !

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Nous nous sommes également baladés sur le Malecon, promenade du front de mer. C’était sympa, mais disons que ce n’est pas ce qui m’aura le plus marqué à Cuba !

Enfin, le mieux est tout simplement de marcher dans la ville, sans trop savoir où l’on va. C’est ce que nous avons fait, au milieu des vieilles voitures des 50’s et de la musique cubaine ; c’est bien le plus agréable.

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Où manger ? Comme je le disais plus haut, nous avons été déçus par la nourriture même si j’imagine qu’il y a de très bons restaurants à La Havane. Ceux que nous avons sélectionnés dans le guide n’étaient pas top. Je mentionne toutefois ???? qui est plutôt pas mal et sert des portions gigantesques.

 

VINALES

Vinales, mon coup de coeur à Cuba ! Partie pour y rester deux jours, j’y suis restée 5.

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Comment y aller ? Nous sommes partis de La Havane, seule fois où nous avons pris le bus Viazul. Le trajet coûte 17 CUC et dure un peu moins de 4h. Il y a un stop de 10/15 minutes à Las Terrazas.
Je pense que le taxi doit tourner autour de 25 CUC par personne.

[Il est possible de réserver son billet de bus le jour même. Toutefois, si vous avez un programme précis, je vous conseille de l’acheter 1 ou 2 jours avant. Nous avons vu des personnes se voir refuser un trajet faute de place].

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Où loger ? A la casa EL NINO sans hésiter, Calle Adela Azcuy.
 !!!  La nuit coûte 25 CUC pour 3 personnes + 5 CUC pour le petit déjeuner, très bon. Les langoustes du soir à 10 CUC étaient aussi très bonnes #missyou. Il y a une terrasse sur le toit pour déguster tout ça ou blablater le soir.

Où manger? A la casa. Plus sérieusement, sans le citer pour les raisons exposées infra, nous avons fait le pire restau du séjour à Vinales. Cependant, un autre, le Terraco’s, était assez sympa pour prendre un verre et manger des sandwiches/tortillas/etc. Pas vraiment de cuisine cubaine mais bonne ambiance et bon plan pour le midi, où les casa ne cuisinent en principe pas. On y est allés 3 fois !

Que faire à Vinales ?

Déjà, se balader. Les paysages, au milieu des Mogotes, sont superbes. Vous pourrez aussi aller boire un verre dans l’un des deux hôtels offrant une belle vue, Los Jazmines et La Ermita. Sur conseil de notre casa ainsi que du guide de voyage, nous sommes allés à La Ermita pour y passer une après-midi et boire un mojito à 2 CUC (oui, l’alcool n’est pas cher du tout!).

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Ce serait vraiment dommage d’aller à Vinales sans faire du cheval : le galop au milieu des bananiers dans une ambiance de jungle vaut clairement le coup ! Comptez 5CUC l’heure, la balade durant environ 3/4h. Nous avons réservé avec la casa. Peu importe votre niveau : si vous souhaitez galoper, précisez le – idem si vous êtes débutants. Les chevaux sont calmes et agréables.

[Que ce soit à Cuba ou ailleurs, vérifier toujours son état de santé. Outre le fait que monter un cheval malade est dangereux pour vous, c’est cruel pour l’animal alors attention :)].

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Durant la balade, plusieurs stops sont prévus (mais vous pouvez demander à ne pas tous les faire).
First, la fabrique de cigares. On vous explique la préparation et on vous en offre un ! Vous pouvez ensuite en acheter à des prix bien moins chers que dans les magasins d’Etat (30 CUC les 10 cigares – futurs Montecristo).

@dianelaurent

Despues, on se rend dans une grotte/piscine naturelle. Il fait très sombre, on marche pendant 5 minutes mais un guide vous accompagne et le plafond est haut (pas en mode spéléo quoi). Il est possible de se baigner et l’entrée coûte environ 2 CUC.

Enfin, la fabrique de café. La personne qui nous présentait l’exploitation était enrhumée et n’arrêtait pas de renifler donc je vous avoue avoir décroché assez vite, étant sensible à ce type de bruit. Il est possible d’y manger ou d’y boire un verre mais nous ne sommes pas restés très longtemps car un orage arrivait.

Et clairement, ça a été un moment assez flippant ! On s’est pris à cheval le plus gros orage de notre vie, en plein dans la pampa cubaine, avec des éclairs. Il pleuvait tellement qu’on ne voyait pas à 1m devant nous. On avançait à contre-courant car un petit torrent était en train de se former, j’ai vraiment eu peur que les chevaux n’y arrivent pas et j’étais prête à finir à pied en le tenant quand l’averse s’est calmée. Même si j’ai envisagé ma fin, grillée entre deux bananiers par un éclair, ça reste une expérience qu’on oubliera pas !

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Enfin, impossible de ne pas faire un tour à la Casa de la Musica ! Ouverte tous les jours à partir de 19/20h et sur la place publique (où se trouve la wifi by the way), elle offre des concerts de salsa où tout le monde danse.
Des professeurs cubains sont là pour vous enseigner gratuitement quelques pas et vous pouvez bien sûr faire tout ça autour d’un Cuba Libre, toujours à 2 CUC !

 

CAYO JUTIAS

Cuba est connue pour ses nombreux cayos, plus ou moins chers et touristiques. Cayo Jutias se trouve à environ 2h de Vinales et l’aller retour en taxi coûte 20 CUC par personnes ; nous l’avons organisé avec notre casa.
Il est superbe et vaut vraiment le coup !

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Un autre cayo, le Cayo Levisa, se trouve aussi à 2h de Vinales mais il faut prendre un bateau. Il faut également savoir que les Cubains n’y ont pas accès. Ayant toujours un peu de mal avec les lieux ouverts aux touristes mais interdits aux locaux, surtout quand il s’agit de contrôler leurs déplacements (et oui, Miami n’est pas si loin…), nous ne l’avons pas fait.

 

 

VARADERO 

Varadero… je vais essayer de ne pas être trop méchante car la plage est superbe, mais clairement, cette ville est une déception, surtout quand on arrive d’une ville aussi cool que Vinales. Quelques photos cependant de la plage qui reste l’une des plus belles où je sois allée.

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Où loger ? La casa dans laquelle nous avons séjourné était propre et bien placée mais avec un propriétaire imbuvable. C’est le seul à nous avoir demandé de payer les nuits en avance et à avoir refusé de nous rembourser lorsqu’on a écourté le séjour dans la ville. Je ne le citerai pas mais si vous voulez savoir chez qui il ne faut pas aller à Varadero, envoyez moi un mail 🙂

Il faut savoir qu’étant très touristique, beaucoup de casas sont complètes le jour même et c’est pourquoi on s’est retrouvés chez le seul aigri du pays. Prévoir à l’avance si vous en voulez une mentionnée dans un guide de voyage. Elles sont un peu plus chères qu’à Vinales ou Trinidad (environ 35/40 CUC max).

Où manger ? Pratiquement le seul endroit où nous ayons mangé, matin et soir : la casa de Yamilla. En plus d’être superbe et de ressembler à Salma Hayek, elle cuisine merveilleusement bien. Pour 15 CUC max, vous avez une langouste, avec 5/6 accompagnements, un dessert et une boisson. Le midi, nous sommes allés au restaurant… La Fondue, oui oui, l’un des seuls qui n’avait pas l’air d’être un énorme attrape touriste et on a bien fait car c’était plutôt bon.

Vous l’aurez compris, à part la plage, nous n’avons pas aimé Varadero. La casa de la musica ressemble davantage à une boîte de nuit française, où les filles sont perchées sur 15cm, les gars ressemblent à nos bons piches locaux version latinos et les vigiles se permettent de refuser des gens à l’entrée (des locaux, les étrangers passeront toujours). On est même pas entrés tant la file d’attente faisait penser à certaines boîtes de Montpellier !

Si vous avez une étape à supprimer à Cuba, c’est celle-là. Les cayos sont tout aussi beaux et bien plus authentiques ailleurs. Je ne m’étendrai pas sur les resorts dans lesquels on reste une semaine. S’il y a bien un pays où je trouve dommage de faire ça, c’est Cuba !

 

 


TRINIDAD

Quel bonheur d’arriver à Trinidad après Varadero, retour à l’ambiance cubaine !
Le trajet dure environ 4h (plus long en bus) et nous a coûté 100 CUC (nous 3 + place restante). Chauffeur rencontré dans la rue ! Ne pas hésiter à négocier ou à refuser ce que la casa propose : notre sympathique hôte varaderien nous proposait 160 CUC avec un “ami”…

Trinidad est la ville sur laquelle nous avons entendu le plus de compliments et c’est mérité !
Cette jolie ville coloniale a vraiment une ambiance particulière, “figée au XIXème siècle” comme dirait notre ami du Lonely Planet.

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Où loger ? Notre casa était vraiment top, et, idem, ça changeait de celle de Varadero. Lili, la propriétaire, est hyper sympa et nous a conseillé plein de bons plans. Son mari/ami/collègue, sosie officiel de Don Omar, l’est tout autant. 25 CUC la grande chambre avec deux lits doubles. Je peux vous donner le numéro de téléphone/le mail si vous le souhaitez.

Où manger ? Nous avons également mangé dans la casa, très bonne nourriture comme dans les autres, pour des prix similaires. Le restaurant El Criollo a un rooftop sympa, on y a mangé un soir.

Où sortir ? A la Casa de la Musica bien sûr ! Elle est aussi cool que celle de Vinales, en plein air cette fois.

Que faire à Trinidad ? On avait tellement adoré le cheval à Vinales qu’on a décidé d’en refaire. Les paysages sont un tout petit peu moins étonnants mais ça reste superbe ! Le prix est aussi de 5 CUC par heure, la balade dure 3/4h et est organisée par la casa.[De nombreux rabatteurs vous proposent des balades de 4h pour 15 CUC dans les rues mais attention ! En cas d’accident, vous ne serez pas couverts par l’Etat, contrairement aux balades organisées par les casas]. Ce tour prévoit également des étapes. Nous avons toutefois demandé à ne pas refaire la fabrique de café afin d’avoir le temps d’aller à la plage l’après-midi.

La première est dans une fabrique de sucre de cannes. Après une démonstration, on vous propose gentiment de goûter le fameux breuvage tout récemment préparé. Si l’idée de boire 50cl de sucre vous plaît, dites oui. Sinon, prenez-en un à plusieurs. Ce n’est pas tellement le prix (2 CUC) qui gêne mais plutôt que c’est vite écoeurant.
Mention spéciale au plus beau cubain rencontré durant le séjour et dont la tante tient l’exploitation.

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@dianelaurent

Ensuite, il y a un stop dans une cascade/piscine naturelle. Il faut marcher une dizaine de minutes avant d’y arriver (chemins trop étroits pour les chevaux). L’entrée coûte 10 CUC (à payer dès le début de la balade au guide). C’est sympa pour se rafraîchir, on a eu de la chance car il y avait peu de monde quand on est arrivés, avant qu’une vingtaine de touristes ne débarquent en tour opérateur, tous plus bruyants les uns que les autres.
N’allant pas voir l’exploitation de café, déjà visitée à Vinales, nous sommes rentrés.

Là, un taxi nous attendait à la casa afin d’aller à la Playa Ancon, supposée être la plus belle plage du sud de l’île, à 15 minutes de taxi de Trinidad (20 CUC A/R pour les 3).
Je ne sais pas si on a cruellement manqué de chance ou si la vision de la beauté diffère selon les pays mais Palavas > Ancon. Une eau sombre, un sable marron foncé et une masse d’algues odorantes qui, outre m’avoir rappelé la charmante invasion dont le Yucatan avait été victime quand j’y vivais, rendent la baignade fort peu agréable. Ce n’est pas non plus horrible, n’exagérons rien, mais après Varadero ou Cayo Jutias, disons que ça vend un peu moins de rêve. MAIS ne vous découragez pas si vous aviez prévu d’y aller ! On a croisé d’autres personnes qui ont eu une eau plutôt jolie, disons que nous y étions le mauvais jour.
[Je n’ai donc pas de photos!]

 

RETOUR A LA HAVANE 

Le retour à La Havane de Trinidad dure environ 4h en taxi, 6h en bus. Nous avons pris le taxi pour 100 CUC par personne, avec le même taxi que le trajet Varadero-Trinidad.

Sympa, à l’heure, voiture agréable : si vous voulez son numéro, envoyez-moi un message.
Ne lui ayant pas demandé préalablement l’autorisation et en bonne juriste que je suis, je ne le mettrai pas sans son accord dans l’article
].

 

 

QUOI RAMENER DE CUBA? 

Des cigares et du rhum of course ! Si vous avez l’occasion de visiter des fabriques de cigares et que le goût vous plaît, vous pouvez les acheter à ce moment. Ce sera moins cher que dans les magasins d’Etat. Des portes-cigares à l’image du Che ou du drapeau cubain font office de joli paquet et permettent d’éviter au cigare de s’abîmer.

[N’en achetez jamais à des vendeurs à la sauvette dans la rue. Outre le fait que vous les paierez plus chers, vous vous ferez arnaquer sur la qualité, étant souvent mélangés avec d’autres produits].

Le rhum est également assez peu cher. N’aimant pas cet alcool, je n’ai pas pris de Cuba libre tout le séjour mais je sais simplement que la bouteille de rhum blanc Havana coûte 5 CUC ! Enfin, vous pouvez rapporter des porte-clés, des magnets, des tee-shirts, des tasses, des sacs… S’il est toujours possible de négocier, sachez cependant que le fait de ne maîtriser que l’anglais constituera un petit handicap en la matière.

 

GEOPOL 

J’avais prévu de faire un petit speech à ce sujet mais outre le fait que l’article serait trop long, je pense que c’est à chacun de se faire sa propre idée, tant la géopolitique de Cuba est complexe. Tout ce que je peux vous dire, c’est de ne pas se limiter aux clichés que l’on a de la période révolutionnaire. Les Cubains ont souffert et souffrent toujours. L’accès à internet et aux informations leur est limité. Leurs déplacements hors de l’île et leur marge de manoeuvre en matière de business  (90% de la production de cigares part pour l’Etat) le sont tout autant. A côté, l’école et la santé sont 100% gratuites. 2 semaines à Cuba ne me permettent pas de juger mais je pense que certains “héros” sont un peu trop idolâtrées par des personnes qui, n’ayant jamais été là-bas, se limitent à ce que les médias et les manuels d’histoire racontent. Se plonger dans leur vie quotidienne permet grandement d’ouvrir les yeux.

Vous l’aurez compris, j’ai vraiment, vraiment adoré mon voyage à Cuba. Je savais que je ne serais pas déçue par l’ambiance caribéenne mais j’avoue que ça a dépassé mes espérances. J’ai passé un excellent séjour. Avant de terminer cet article, je remercie Diane et mon frère d’avoir été de si bons compagnons de route et de m’avoir supportée lors de mes shootings photos (:D).
Merci aussi à Gaelle Garcia, Loris Monteux et Alex Vizeo avec qui j’ai été très contente de passer quelques jours. Grazie a Roberto e Armando, i nostri amici italiani, per queste feste folli! Et merci à tous ceux qui ont fait de ce séjour à Cuba un trip unforgettable <3

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THE END 

 


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La Guyane? Mais pourquoi la Guyane? Et c’est où déjà? Non mais attends, je connais quelqu’un qui connaît quelqu’un qui connaît quelqu’un qui y est allé, apparement ça craint ! Ils sont tous un peu fous, puis Cayenne c’est coupe-gorge ! Et l’humidité… Olala mais t’es folle, pourquoi tu vas pas faire ton stage à Paris ??

Qui n’a pas dans son entourage ces personnes qui, même si elles n’y ont jamais mis les pieds, ont des informations très précises ET de source sûre à vous donner sur un pays et son extrême dangerosité ? 😉 Je me moque gentiment mais c’est un peu le type de réactions que j’ai eues quand j’ai annoncé que je partais faire mon stage de fin d’études à Cayenne.

Cet article vous montrera que la Guyane, malgré les problèmes auxquels elle peut être confrontée (mais sommes-nous vraiment bien placés pour critiquer ?), c’est des gens très sympas, des paysages magnifiques, de la nourriture délicieuse..
Bref un excellent mois passé là-bas !

Enjoy !

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Comme je vivais au Mexique, je pensais pouvoir rejoindre facilement la Guyane. C’est censé être sur le même continent non? Que nenni. Outre le fait qu’il fallait aller à Miami pour prendre le vol,  j’avais le choix entre deux escales Martinique/Guadeloupe ou Aruba/Curaçao.
J’ai beau avoir cherché toutes les combinaisons possibles, j’ai dû repasser par Paris une soirée avant de repartir le lendemain, soit 2 traversées de l’Atlantique en 24h !

2 compagnies desservent Cayenne : Air Caraïbes et Air France. En plein mois d’août (et au dernier moment comme moi), vous vous en sortirez avec un départ de Paris pour environ 900 euros A/R. Le vol Paris-Cayenne, de 9h, fut très agréable, Air Caraïbes est vraiment une bonne compagnie. Je vous conseille également de prendre un hublot, l’arrivée sur la jungle est superbe !

ATTENTION, LE CERTIFICAT DE VACCINATION CONTRE LA FIÈVRE JAUNE EST OBLIGATOIRE !
Vous ne monterez pas dans l’avion si vous ne le présentez pas à l’aéroport en même temps que le passeport !


La photo n’est pas de super qualité mais Iphone en fin de nuit + crépuscule…
De l’avion, je vous assure que c’est très beau ! 
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CAYENNE

Etant en stage, j’allais donc tous les jours en ville, sauf le WE. Cliché numéro 1 démenti, je suis bien allée sur la Place des Palmistes et je suis toujours vivante ! Je suis même allée plusieurs fois boire des cafés au Bar des Palmistes! J’avais parfois quelques heures  libres durant mon stage (secret professionnel oblige), me donnant tout loisir de visiter la ville. Bien sûr, ce n’est pas Paris ni Montpellier, mais ça ne m’a pas du tout dérangée, étant une fausse citadine (je n’aime pas les grandes villes, et oui!).

Trois fois par semaine, les mercredi, vendredi et samedi, la Place du Coq accueille le marché de Cayenne, de 6h30 à 14h. Vous y trouverez toutes sortes de fruits, d’étals de nourriture avec pas mal d’étals asiatiques, mais également créoles, surinamais ou brésiliens.

Le Fort Cépérou, bien qu’un peu délabré (la pagode a depuis été refaite), offre une très jolie vue sur la ville.

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Je n’ai pas de bon plan logement à conseiller sur Cayenne car j’ai eu la chance d’être hébergée par ma marraine. Comme nous avions un petit chien à promener qui aimait beaucoup gambader sur le sable, nous sommes allées presque tous les soirs sur la plage de Montabo. De plus, il faut savoir que la Guyane est un haut lieu de ponte des tortues marines, qui peuvent être observées dès le mois de février jusqu’à fin août. Si je n’ai pas vu de tortue pondre, j’ai eu la chance de voir des petits essayer de rejoindre la mer après l’éclosion de leurs oeufs. Encouragés par mes paroles bienveillantes, ils ont réussi.

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Enfin, les couchers de soleil de la Guyane font définitivement partie des plus beaux que j’ai vus, comme ici sur la plage de Montabo.

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NOURRITURE ET RESTAURANTS

Si vous souhaitez un restau chic, le Paris Cayenne semble être le number one ! Il faudra y mettre le prix, mais les restaurants sont par principe plutôt chers en Guyane : compter minimum 15/20 euros le plat, 30 euros pour un menu.
Le Kon Tiki Beach bar, situé sur la Route des plages à Remire-Montjoly  (environ 15 minutes de voiture) est très sympa et offre une belle vue sur la mer. Le Perroquet, qui se trouve à Montsinéry-Tonnegrande (30 minutes de Cayenne), offre aussi un joli panorama sur le fleuve.

Vous pourrez y goûter des spécialistes guyanaises et créoles, telles que les accras, le boudin guyanais, les poissons/viandes  boucanés, les fricassées,  les crevettes de toutes tailles, le couac (farine de manioc que j’ADORE, j’en ai beaucoup (trop) ramené), les sauces chien et perroquet (mais il n’y a ni chien ni perroquet dedans), le colombo ou encore le bouillon d’awara, le plat national. La légende dit que tout étranger qui y goûte n’aura de cesse de revenir en Guyane !

Ne pas oublier les boissons et le fameux rhum blanc (idée cadeau), parfait pour ceux qui aiment le ti punch ! Mais la boisson qui a rythmé mon mois est sans alcool : le jus de maracudja (je fais ma locale, on l’appelle aussi le fruit de la passion…). Contrairement à la Métropole, on en trouve très facilement et c’est délicieux ! J’ai également bien accroché au jus de prune de cythère .

Enfin, le rituel du soir était de se rendre sur un bar de plage, le Cocosoda, où des groupes de salsa/jazz/musiques latines de tout sorte viennent régulièrement jouer (et vous faire danser!). Il est possible d’y manger diverses tartes salées/sucrées, des accras, des frites…

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Restaurant à Montsinérymacouria-guyane
Restaurant à Rémire-Montjolyremire-guyane

 

LES EXCURSIONS 

Etant en stage, je travaillais la semaine et j’ai profité des week-ends pour visiter, grâce à deux amis de ma marraine que j’ai rencontrés là-bas et qui m’ont emmenée sur toutes ces excursions. Ils ont même accepté de jouer les photographes pour moi quand mon Iphone a rendu l’âme (et je reconnais que je suis très pénible là-dessus 😉 )

CACAO 

A environ 75km de Cayenne, soit une grosse heure de route, Cacao est un village hmong rattaché à la commune de Roura. La route qui y conduit, dans la jungle, est superbe. L’idéal est de s’y rendre un dimanche matin, lors du marché. Vous y trouverez des fruits/légumes, de l’artisanat local MAIS surtout des dizaines d’étals de spécialités asiatiques : nems, beignets de crevettes, nouilles et samoussas : le bonheur si vous aimez ce type de nourriture.

Pour la petite histoire, les Hmongs sont des montagnards originaires du Sud de la Chine qui, ayant choisi d’aider les français puis les américains lors des guerres d’Indochine et du Vietnam, ont été persécutés par les armées laotiennes et vietnamiennes.
Le gouvernement français a donc décidé en 1977 d’accueillir des réfugiés Hmong en Guyane, en vue d’en faire des agriculteurs : naissance de Cacao.

Il y a également un musée des insectes, Le Planeur Bleu, dont l’entrée coûte 5 euros. Si vous êtes de passage à Cacao (et même si vous ne l’êtes pas :D) il vaut vraiment le coup ! Essayez de faire la visite guidée, c’est un réel passionné qui la fait, il aime vraiment ses mygales, elles ont toutes un petit nom ! Outre l’impressionnante collection de papillons, dont certains spécimens rares et la multitude d’insectes endémiques à la Guyane, cette visite fait beaucoup relativiser sur la dangerosité de certaines espèces (par exemple la fameuse Matoutou!).

En pleine Amazonie !

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OYAPOCK

Oyapock (Oiapoque en brésilien) est le nom du fleuve qui marque la frontière entre la Guyane française et le Brésil. C’est également le nom des deux villes frontière, le Oyapock français (St-Georges-de-l’Oyapock) se trouvant à 2h30 de voiture de Cayenne. Oui, c’est bien là qu’un pont est construit depuis 2011 mais n’est toujours pas en service en raison de dysfonctionnements administratifs. Du coup, on se déplace en pirogue, ce qui m’allait très bien !

Impossible de rater les piroguiers, ils vont vous sauter dessus dès que votre voiture va s’approcher. Je vous conseille d’ailleurs de vous éloigner un peu de la “masse”, vous serez plus tranquille en vous garant un peu plus loin. La traversée coûte 5€ l’aller, 10€ l’AR.

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Attention 

Ne pas oublier de prendre ses papiers d’identité, et son passeport si vous comptez aller au BrésilNous avons été contrôlés plusieurs fois : une carte d’identité suffira pour le contrôle avant d’arriver à Oyapock côté français si vous comptez rester en France. Du moment où vous prenez la pirogue, un passeport est obligatoire. On s’est fait contrôler SUR LE FLEUVE par des militaires brésiliens, armés jusqu’aux dents, et en pirogue (oui oui !). Mais au vu des trafics en tout genre qu’il doit y avoir entre ces deux pays, c’est normal.
Il n’est pas obligatoire de faire tamponner son passeport avec un visa brésilien si vous ne restez que la journée. Ca l’est si vous comptez rester plus longtemps et notamment si vous avez prévu de prendre des hôtels (ils vous demanderont de le montrer). La douane se trouve côté brésilien.

Le fameux pont ! 

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Nous sommes allés manger  à Oiapoque (donc coté brésilien) au restaurant Chácara Du Rona, sur une petite plage. C’était excellent !! Par contre, les serveurs ne disent pas un mot d’anglais (du moins ceux qui nous ont servis ce jour là), ni d’espagnol, il faut donc se débrouiller en portugais ou faire confiance au nom exotique des plats !oiapoque-bresiloiapoque-plage

Nous avions donné rendez-vous au piroguier, pour aller dans le coeur du village, qui ressemble à une Jonquera brésilienne. Et là, c’est juste le méga bon plan pour acheter…
Des tongs Havaïnas !
Et oui, on est au Brésil, ce qui permet de réaliser à quel point on se fait avoir en les payant 25 euros. Il y en a de toutes sortes, j’en ai pris pour toute ma famille et les paires me sont revenues entre 3 et 5 euros. Il y a également de la nourriture à acheter, comme le couac (farine de manioc) que j’ai adoré. Il est possible de se boire une coco fresh, tout en se disant qu’on est au Brésil, ce qui est bien agréable.

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FUSEE ARIANE

La Guyane est connue pour son centre spatial, situé à Kourou, à 1h de Cayenne. Les fameuses fusées Ariane sont entre autres tirées de cette base. Il est possible d’assister gratuitement à un lancement Ariane, Soyouz ou Vega, en s’inscrivant sur le site du CSG ! Il y en a environ un tous les mois, et ça vaut le coup.
Vous pouvez faire le choix de le voir de Cayenne, il suffit de trouver le spot, qui se repère assez facilement au vu de la foule. Un écran géant retransmet le lancer mais la voir passer dans le ciel me semble plus sympa ! On la voit évidemment moins bien qu’à Kourou, mais le grondement est bien présent.

Enfin, il est bien sûr possible de visiter le CSG, sauf fermeture la veille/jour/lendemain d’un lancement et pendant la semaine de fermeture annuelle (fin août-début septembre).

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Crédit photo : @arianespace

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ILES DU SALUT

Côté histoire

Les Iles du Salut, ou le lieu qui participe à la mauvaise réputation de la Guyane, sa sombre fonction de bagne demeurant dans l’inconscient collectif.
Pour le petit rappel historique, ces trois îles situées au large de Kourou étaient initialement baptisées “Iles du Diable” en raison des forts courants marins qui rendaient leur accès très difficile. C’est au cours du XVIII° que les Iles prirent le nom d’ “Iles du Salut”, lorsque des colons français envoyés en Guyane pour peupler le territoire le fuirent en raison des épidémies qui se propageaient. Mais ce Salut fut de courte durée.
Le bagne de ces îles fut fondé en 1852 sous Louis-Napoléon Bonaparte. S’il était initialement destiné à recevoir les prisonniers politiques opposés au Second Empire, il est très vite devenu le lieu de déportation de l’ensemble des délinquants récidivistes. Officiellement supprimé en 1938, ce n’est qu’en 1953 que les derniers bagnards purent rentrer en Métropole.

C’est entre autres sur l’Ile du Diable qu’Alfred Dreyfus fut emprisonné de 1895 à 1899. Nous avons vu sa (minuscule) case, la seule de l’île, complètement isolée de tout contact. Les autres bagnards étaient déportés sur l’Ile Royale et l’Ile Saint-Joseph. Guillaume Seznec et Henri Charrière en furent également des prisonniers célèbres, ce dernier ayant notamment décrit dans son livre Papillon son séjour et ses tentatives d’évasion.

Case d’Alfred Dreyfus sur l’Ile du Diableilesdusalut-dreyfus

Il était quasiment impossible de s’échapper du bagne. D’une part, en raison des nombreux gardiens mais également en raison des forts courants et des eaux peuplées de requins. Les corps des bagnards décédés, souvent de maladies, étaient en effet jetés à la mer pour des raisons sanitaires, ce qui attirait les requins dans la seconde. Il est désormais possible de se baigner, mais ça ne m’a pas empêchée de rester accrochée à mon rocher, just in case.
Et, contrairement à ce que l’on pourrait croire concernant les cocotiers, ces derniers n’étaient initialement pas là et ont été (difficilement) implantés par les bagnards. Voler une noix de coco pour la manger était ainsi puni de 60 jours de cachot…

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L’île Royale, la principale, compte plus d’une cinquantaine de cellules où les bagnards étaient entassés par centaines. Nous avons pu les “visiter”, autant vous dire que ça glace le sang. On voit encore les menottes mains et pieds par lesquelles les bagnards les plus “fous” (mais qui ne le serait pas devenu) étaient attachés 24h/24, sans aucune intimité puisque les toits étaient constitués de grilles, au dessus desquelles les gardiens passaient.

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Il est également possible de voir l’hôpital, qui serait parfait pour faire office d’asile dans un film d’horreurs, le cimetière des enfants (!!) ou encore les cabanes des gardiens, dans lesquelles il est possible de venir passer quelques jours de vacances (!!!).
Tout cela sur un fond de mer turquoise, de cocotiers et de sable blanc.

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On peut vraiment dire que l’Enfer est venu au Paradis.L’histoire de France a hélas des passages peu glorieux, celui-ci en fait partie et il me semble que cette visite vaut le détour.


Côté pratique

En mettant de côté la partie historique, nous avons passé une excellente journée ! Le trajet en catamaran était super. Plusieurs compagnies proposent cette excursion, nous sommes partis avec La Hulotte. Aucune considération de prix ou de prestations n’est entrée en compte, nous avons réservé la veille et c’est la seule qui avait des places. De toute façon, il semble qu’elles se valent toutes, à vous de voir celle qui vous convient le mieux ! Je vous conseille cependant de réserver à l’avance si vous avez un jour précis car les places partent vite en saison touristique. De plus, comme les fusées passent au dessus, les îles sont fermées les jours de lancers.

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Pour information, la journée coûte 48 euros, avec un départ de Kourou à 7h45 et un retour au même endroit vers 17h30. La traversée dure environ 1h. Il y a une bonne ambiance, de la musique, on peut se baigner et des boissons sont offertes sur le catamaran. Le repas de midi est à votre charge mais il y a un restaurant sur l’Ile Royale, très bon, avec une superbe vue sur l’Ile du Diable (encore une fois, on met le côté historique de côté pour apprécier le déjeuner).
Il est possible de passer la nuit sur l’Ile Royale et de ne repartir que le lendemain.

Un ferry fait également le trajet mais seulement sur l’Ile Royale et il n’y a qu’un A/R par jour. A moins que vous ayez un mal de mer terrible, je vous conseille de prendre le catamaran.
Bien plus sympa !

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Nous avons même vu des petits singes sur l’Ile Royale, on avait acheté des cacahuètes à leur donner. Attention à ne pas trop s’approcher s’ils se montrent agressifs (notamment les papas singes) et bien tenir ses lunettes/portables/objets car ils les volent !

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Voici les excursions que j’ai eu la chance d’effectuer durant mon mois en Guyane. Bien sûr, il y en a plein d’autres telles que les Marais de Kaw, l’Ilet la Mere ou encore un WE en carbet que je n’ai malheureusement pas eu le temps de faire.
J’espère que cet article vous aura plu et vous donnera envie de visiter cette partie de la France. Pour ma part, en plus d’avoir beaucoup aimé mon stage, j’ai passé un excellent séjour en Guyane chez ma marraine et j’ai rencontré des personnes que j’ai beaucoup appréciées aussi bien durant mon stage qu’en dehors.
Je compte bien y retourner d’ici quelques années, qui sait 🙂

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