Qui dit Halloween dit vampires. Qui dit vampires dit Dracula. Et qui dit Dracula dit Roumanie, thanks to Bram Stoker qui, ayant sans doute eu vent de l’ambiance particulière des Carpates, bien que n’y ayant jamais mis les pieds, a décidé d’y placer l’intrigue de son roman.
Quel meilleur endroit pour aller se déguiser en vampirette que le château du célèbre Vlad Tepes ?
Bună ziua Romania, I’m coming !

NB : ceux qui ont suivi mes stories sur les réseaux sociaux ont pu voir que je n’ai absolument pas organisé ce voyage à partir du jour 3 et que tout s’est décidé au jour le jour, ce qui explique certaines incohérences de parcours !
Jusqu’au jour 3, le voyage a été organisé en partenariat avec l’agence 
Initiatic Voyage.

NB2: je suis partie avec une amie et nous sommes toutes deux beaucoup plus nature que ville, c’est pourquoi nous avons passé peu de temps dans les villes/musées et avons préféré faire des randonnées, aller voir les lacs et les châteaux. Je me suis tout de même bien documentée sur le pays et je suis désormais – presque – incollable sur son histoire :p

 

 

AVANT LE VOYAGE 

Le vol : Contrairement à certains de ses voisins, la Roumanie est accessible à très bons tarifs.
Les compagnies Wizzair et Blue Air la relient en effet à la France, l’Espagne ou encore la Belgique à bas prix. J’ai payé mon A/R 150 euros de Barcelone  (3h30 de voiture de chez moi) quelques jours avant le départ MAIS il était à 80 euros A/R quand j’ai commencé à regarder, début octobre.

Le visa : pas besoin ! Toutefois, ne faisant pas partie de l’espace Shengen, le passage par la police aux frontières est effectué au départ.

La monnaie : pour des raisons principalement économiques, la Roumanie n’est pas passée à l’euro. La monnaie nationale est le leu roumain (RON) – 1 euros équivalant à environ 4,50 RON.

La voiture : louer une voiture en Roumanie n’est pas très cher. Vous pouvez passer par les comparateurs habituels. Attention à bien vérifier que tout les petits détails (traces, égratignures, etc) soient bien marqués sur le contrat lorsque vous la récupérez – les arnaques sont fréquentes dans de nombreux pays du monde.
Pas besoin de permis international.

La nourriture : je ne pensais pas dire ça en partant mais c’est clairement l’un des pays où j’ai le mieux mangé ! Pas un seul restaurant ne nous a déçues, tout était délicieux et à prix très abordable. Compter 25 euros à deux pour un restaurant classe, avec entrée-plat-dessert-boisson.
Difficile de décrire la cuisine roumaine mais vous y trouverez aussi bien des plats en sauce type ragout que des poissons grillés, en passant par les pretzels à l’allemande.
Les must try : les sarmales – feuilles de chou roulées à la viande – le plat typique. Si ma non-consommation de viande m’a empêchée de le goûter, je peux quand même dire que ça sentait très bon.  En dessert, les papanasi cu… ce que vous voulez ! Recouverts de confiture ou de chocolat, ces petits beignets sont délicieux mais aussi très très lourds, mieux vaut garder de la place !
Enfin, last but not least, les covrigul cu ciocolata, petit pretzels fourrés au chocolat, que nous avons mangé tous les matins ! Ils me manquent beaucoup…

Jour 1 : ARRIVEE A BUCAREST 

Nous avons atterri vers 16h à l’aéroport Otopeni de Bucarest. Direction l’hôtel, à environ 30 minutes de voiture. Après être rentrées un peu se reposer, direction la ville pour aller dîner au Hanu’lui Manuc.
Je vous conseille de réserver, surtout en WE.

Le cadre est aussi agréable que le serveur était désagréable. Il faisait un peu frais mais la terrasse était vraiment très belle et il n’y avait de toute façon plus de place à l’intérieur (nous n’avions pas réservé).
Mention spéciale à la truite grillée, qui rythmera mes dîners durant ce séjour.

 

Jour 2 : SINAIA ET LE CHATEAU DE BRAN 

SINAIA

Départ assez tôt le lendemain matin car une grosse journée nous attend.
Après un petit déjeuner dans une enseigne américaine située au pieds de l’hôtel dont je tairais le nom, en route pour la première étape, Sinaia.

Située à un peu moins de 2h de route de la capitale, cette ville est principalement connue pour abriter le très beau Château de Peleș. Construit au XIXème siècle à la demande du roi Carol 1er sur une colline, il fait face aux monts Bucegi.
L’entrée coûte 30 RON (6,50 euros) si vous faites la visite simple, un peu plus si vous faites les deux étages. En raison d’un timing serré, nous n’avons fait que la simple. Une taxe photo de 32 RON doit être payée si vous souhaitez utiliser vos appareils.

L’endroit est vraiment superbe, qu’il s’agisse de l’intérieur, décoré de manière raffinée mais aussi de l’extérieur, les jardins étant très jolis.
Cependant, n’espérez pas partir à la quête aux vampires dans ce chateau : il ne fait absolument pas peur et n’a aucun lien avec Vlad Tepes. Il vaut, pour moi, quand même le détour.

 

 

 

 

BRAN

La principale raison de ma venue en Roumanie à cette période : la soirée d’Halloween dans le château de Bran, connu pour être le château de Dracula.
Si son apparence externe fait en effet penser à celui de Coppola dans le film éponyme, la légende aurait en l’espèce pris le pas sur l’histoire car Vlad l’Empaleur, à défaut d’y avoir vécu, y aurait tout au plus été détenu.

En roumain, “Drăculea” signifie « Petit dragon », d’où Dracula – son père Vlad II le Dragon (Drăcul) ayant été membre de l’Ordre du Dragon ! 

Le billet,  qui comprenait la visite du Château de Bran + l’accès à la soirée, coûte environ 45 euros.
Je vous conseille très vivement de réserver à l’avance sur internet si vous souhaitez y participer car des dizaines de personnes à l’heure de la soirée essayaient de négocier leur entrée, faute de place.

J’avais lu que si le château de Bran était angoissant de l’extérieur – encore plus avec la pleine lune que nous avons eu la chance d’avoir – il ne l’était pas vraiment de l’intérieur, ce qui est vrai. Toutefois, les personnes déguisées, la musique angoissante dans la cour et les citrouilles et autres décos un peu partout l’ont rendu un peu plus flippant.

La soirée s’est quand à elle très bien déroulée et comme vous avez été nombreux sur Instagram et Snapchat à me poser des questions sur cette soirée que j’avais un peu partagée en story, je vais développer un peu plus mes bons points/à améliorer.

A améliorer (pour finir sur du positif!) :
– Davantage d’éléments “Halloween” devraient être présents (décos, animation…). Bien que tout le monde soit déguisé, il y aurait moyen de rendre le jardin, par exemple, beaucoup plus effrayant !
Toutefois, cela ne fait que quelques années que cette fête existe et j’ai été informée du fait que les organisateurs sont ouverts à toute proposition pour s’améliorer, c’est pourquoi je vais leur faire quelques suggestions par mail =)
– Une soirée qui revient quand même cher : le billet à 45 euros ne comprend ni la nourriture, ni l’alcool. Comptez donc au moins 10 euros pour un repas à l’extérieur et environ 5 euros le cocktail pendant la soirée, un peu moins pour la bière. La soirée revient donc plutôt à 60 euros, sans compter le déguisement et l’hébergement.

Points positifs :
– Une très bonne ambiance ! Que ce soit dans le château, à la soirée ou dans le village, j’ai adoré l’atmosphère de Bran qui va parfaitement avec Halloween !
– Le DJ, tout simplement excellent ! C’est la première fois de ma vie que j’aime la musique de 22h à 4h du matin. Autant vous dire que Shazam a tourné !

Bref, sans m’étaler davantage, je trouve que cette soirée est un endroit original pour cette fête et l’occasion de faire le superbe trip que j’ai fait dans ce beau pays 😀

 

 

 


[Crédit photo : romaniaforyou.com]

 

Jour 3 : RETOUR A BUCAREST

Après s’être levés un peu tard en raison de notre nuit plutôt courte, nous sommes reparties pour Bucarest car nous avions des things to do dans la capitale.
Sur le chemin du retour, arrêt près de Rasnov, petite citadelle que nous n’aurons pas le temps de visiter en raison d’impératifs mais qui, paraît-il, vaut le détour.

Après avoir déposé nos affaires à l’hôtel, cap sur THE restaurant de Bucarest, qui m’avait été conseillé par mes followers, Caru’ cu Bere. Il est impératif de réserver au moins 24h à l’avance. Outre le fait que le lieu est magnifique, la nourriture est juste…. wow. Désolée de n’avoir que ça comme référence mais j’y ai mangé la meilleure truite de ma vie ! Tout était parfait.
De plus, il reste très abordable pour le cadre qu’il propose : nous en avons eu environ pour 15 euros chacun pour un menu complet, vin compris – il faudrait compter 35/40 euros minimum pour la même chose en France.

[N’ayant visité Bucarest que de nuit et peu de temps, je n’ai pas vraiment de photos de la capitale. Les souvenirs sont dans la tête =) ]

Jour 4 : BRASOV

Passons sur ce retour un peu illogique par Bucarest pour retourner à côté de là où nous étions la veille.
Brasov, qui est l’une des principales villes de Roumanie, ressemble plutôt à un très joli gros village. Comme il neigeait à notre arrivée, nous avons passé une partie de l’après-midi à regarder le beau spectacle des flocons qui tombaient sur le clocher de l’Eglise, autour d’un délicieux brunch au restaurant La Ceaun (bon ok, à discuter avec les serveurs aussi)!

A la tombée de la nuit, nous avons eu la superbe idée de monter en haut de la colline où se trouve une petite forteresse. Le chemin n’était absolument pas éclairé, c’est assez isolé et et ça glissait à cause de la neige. Même si la vue était sympa, je recommande de le faire plutôt en journée.
Il est également possible de prendre le téléphérique – ou de marcher – en haut de LA colline de Brasov, où le nom de la ville est écrit à la Hollywood.

 

 

Jour 5 : Le lac Balea et la route Transfăgărașan

Quelle tristesse d’apprendre que la célèbre route Transfăgărașan, l’une des plus belles au monde, avait été fermée quelques jours plus tôt en raison de l’arrivée de la neige ! Mais penser que nous allions abandonner est mal nous connaître : nous avons quand même réussi à faire toute la partie qui n’était pas encore fermée et, bien que courte, c’était superbe.

 

L’étape d’arrivée est le superbe lac Bâlea, réputé pour sa couleur bleue acie et situé à plus de 2000m d’altitude dans les monts Făgăraș, plus hautes montagnes des Carpates. Vous constaterez par vous-même que c’était plus blanc que bleu quand nous y sommes montées. Et quelle épreuve ! La route depuis Brasov jusqu’à la cascade Bâlea, à 1200m, s’est faite sous une tempête de neige. Quand la route est fermée, c’est de là que part le téléphérique qui assure la liaison jusqu’au lac. Or, en raison du temps, cette dernière s’est retrouvée coincée pendant 2h. Nous avons finalement pu monter : l’A/R coûte environ 13 euros.

Après une montée incroyable, dans une cabine secouée par les rafales de vent et un petit -14degrés à la sortie, there we are :  ça restera sans aucun doute l’un des meilleurs moments du voyage.
Le paysage à l’arrivée était juste irréel ! Je pouvais apercevoir au loin le lac puis ne plus voir le chalet d’arrivée alors que j’étais à quelques mètres, seule. C’était vraiment très étrange comme sensation mais tellement agréable… J’ai adoré les quelques minutes que j’ai passées dehors car, le temps devenant vraiment trop mauvais et mes doigts étant littéralement en train de geler, il a fallu que je rentre.

La descente s’est très bien passée et, pour finir cette magnifique journée, on a eu droit à un coucher de soleil sur les montagnes.A notre arrivée dans la ville de Sibiu, nous sommes directement allées au délicieux restaurant Crama Sibiul Vechi. Encore une fois, un superbe décor et une nourriture excellente. On a eu beaucoup de chance car une réservation s’impose en général.

Jour 7 : Sibiu et Hunedoara

Après une matinée à se balader dans la très jolie ville de Sibiu, cap sur Hunedoara et le château des Corvins, que je voulais absolument voir !
Si la ville ressemble à une grosse usine désaffectée  – on se demande même si on ne s’est pas trompés de lieu – le château qui date du XVème siècle est splendide. C’est pour moi le plus beau des trois que nous ayons fait et les légendes qui l’entourent renforcent les côtés mystérieux et angoissants qui en émanent.

L’entrée coûte 20 RON (4,50 euros), la visite est intéressante mais c’est vraiment la façade visible à l’arrivée sur le site qui est la plus impressionnante. Nous y avons passé l’après-midi, avant de se diriger vers la ville d’Alba Iulia pour y passer la nuit.

 

 

Jour 8 : Alba Iulia et le Lac Belis

 

Gros (et délicieux) brunch au Dante Cafe pour nous consoler de notre matinée passée à réparer notre pneu dégonflé par un clou. Il est situé juste en face de la citadelle d’Alba Iulia, en forme d’étoile, que nous avons visitée. Elle mérite le détour, ne serait-ce que pour admirer le spectacle des deux églises, l’une orthodoxe et l’autre catholique, dressées côte à côte, témoignant des influences multi-culturelles dont la Roumanie fut l’objet.

Direction ensuite le lac Belis, situé à environ 2h30 de route. S’il n’est pas si loin de la ville, sachez qu’il faut environ 30 minutes pour faire une dizaine de km, tant la route est mauvaise.
Ce lac était très joli mais aussi très isolé, je recommanderais donc plutôt d’y aller à plusieurs.

 

Nous voulions continuer à avancer dans la région des monts Apuseni et avions réservé un hôtel à Padis mais une route trop verglacée et une tempête de neige en approche nous ont fait faire demi-tour. Mal organisées, oui, mais pas suicidaires !
Heureusement, il n’y a pas de touristes à cette période de l’année dans ces régions reculées, nous n’avons donc eu aucun mal à trouver un autre hôtel à Marisel, plus proche. Autant vous dire que c’était limite plus flippant que la soirée Halloween ! L’hôtel était en soi très bien mais, outre le fait que le village n’était pratiquement pas éclairé et qu’il neigeait, l’hôtel était immense et nous étions seules avec la propriétaire, dans notre chambre isolée au milieu d’un long couloir à la Shining. On voulait du dépaysement, on l’aura eu!


Jour 9 : Turda et ses mines de sel 

Le lendemain, en raison du mauvais temps annoncé, nous avons décidé de partir vers la ville de Turda.
Si la ville ne présente en soi pas beaucoup d’intérêt, elle est surtout réputée pour ses mines de sel. Le prix de l’entrée tourne autour de 20 RON.

Cet endroit est extraordinaire ! Impossible de deviner ce que vous allez voir depuis l’extérieur. Il est recommandé d’être couverts car il fait autour de 10 degrés. Ceci dit, en hiver, vous prendrez plutôt 15 degrés par rapport à l’extérieur…
A l’intérieur, vous pourrez faire des activités telles que la barque à plus de 330 mètres sous terre, la grande roue pour admirer le site ou tout simplement se balader entre les cavités !

 

Une fois cet étonnant lieu visité, direction notre hôtel, le Hunter Prince Castle & Dracula Hotel ! J’étais hyper contente d’avoir réussi à réserver le jour même car cet hôtel, situé en plein coeur de la Transylvannie, offre un mélange d’éléments modernes et d’une architecture médiévale, à l’image des châteaux précédemment visités et est par conséquent très prisé. Le soir, dîner dans le restaurant de l’hôtel, extrêmement bien décoré lui aussi.

 

Jour 10 : Cluj 

Nous avons décidé de terminer notre voyage à Cluj, THE ville étudiante de Roumanie et d’y prendre notre vol retour.
Sur la route entre Turda et Cluj, petit détour par les Gorges de Turda. Le site, accessible à pieds, est le point de départ d’une jolie balade qui nous aura bien pris l’après-midi. Il est possible d’y faire de belles randonnées.

 

Le dernier soir ainsi que la journée du lendemain auront été consacrés à la visite de la ville, vraiment très sympa, puis le temps de se rendre à l’aéroport est arrivé.
Il est très proche du centre, vous avez donc le temps de profiter de votre journée si votre vol est assez tard.

 

Vous l’aurez compris, j’ai vraiment aimé mon séjour en Roumanie. Je n’avais aucun préjugés sur le pays et je savais qu’il me plairait mais j’avoue que le défi est largement relevé. Si vous cherchez un endroit facilement accessible de France, avec de jolies villes, de superbes paysages, une nourriture excellente et une histoire envoutante (la Transylvanie quoi!), la Roumanie est faite pour vous !

J’espère en tout cas que vous aurez apprécié cet article et, sur ce, La Revedere ! =)