J’ai toujours rêvé de faire un safari. Plusieurs pays en Afrique le permettent mais s’il y en avait bien qui retenait mon attention depuis quelques temps, c’était l’Afrique du Sud.
Ce pays situé à la pointe sud de cet immense continent rassemble tout ce que j’aime : le désert, les plaines arides, la savane mais aussi la mer, les côtes, les montagnes.

Vous pouvez  imaginer ma joie lorsque Montres et Tendance pour qui je suis « reporter voyages » m’a proposé d’y partir 2 semaines pour un roadtrip avec l’agence African Trackers.
N’ayant pas forcément l’envie de découvrir de pays seule, j’ai embarqué ma grand-mère, l’une de mes soeurs et mon frère. Je n’ai pas eu à beaucoup insister pour les convaincre !

Afin de pouvoir observer au mieux les animaux et pour que la période ne soit pas trop touristique, nous avons décidé d’organiser ce voyage fin juin-début juillet. Les billets d’avions étaient donc assez accessibles pour cette période, car il ne s’agit pas de la haute saison (environ 550 euros avec Air France au départ de Montpellier).

Pas besoin de visa, pas besoin de vaccin, il est seulement très recommandé d’avoir un permis international ou de faire traduire le vôtre par un traducteur agréé si vous êtes hors délai.
Personnellement, je n’ai eu aucun contrôle de police mais on ne sait jamais !

Je tiens également à préciser que même s’il s’agissait d’un partenariat, j’ai moi-même fait l’itinéraire que je souhaitais avec Amélie, la responsable au sein de l’agence African Trackers. C’est vraiment quelque chose que j’ai apprécié car elle s’est montrée très disponible, le modifiant plusieurs fois à ma demande.

Step 1 – Johannesburg

Après une nuit passée dans l’avion – A380 pour le Paris-Johannesburg donc plutôt confortable – me voici arrivée en Afrique du Sud. Contrairement à ce qu’on m’avait dit, le passage de la douane a été pour moi très rapide : à peine 10 minutes de queue et aucune question – le billet retour étant parfois demandé.

Pour les mineurs, les formalités sont plus poussées : s’y prendre bien à l’avance car de nombreux papiers sont demandés, même si l’enfant voyage avec ses deux parents.
De plus, la législation change assez souvent donc careful !

Mon guide Guido (sans jeu de mot!) m’attendait à la sortie pour démarrer cette première journée de visite. Ce fut vraiment un excellent guide. Il parle parfaitement français, a été très sympa, explique bien l’histoire du pays et on s’est toujours sentis très en sécurité, dans tous les quartiers visités.


Maboneng Precinct
Le quartier branché, un peu l’équivalent de Brooklyn !  Il fait partie des endroits sûrs de la ville de Johannesburg. On y trouve des restaurants de toutes sortes, des cafés hipsters, des bars dansants et des boutiques, dans une ambiance sympathique. Ce marché regorge de stands de nourritures plus appétissantes les unes que les autres. Bon plan pour manger un repas copieux à moindres frais !

Sur la route, petit stop près du cabinet d’avocat de Nelson Mandela et de O.R. TAMBO, lorsqu’ils commençaient tout juste à exercer et à s’opposer à la ségrégation.

 

Musée de l’apartheid
Voyage au cœur de l’une des discriminations raciales les plus odieuses de l’histoire, l’apartheid, qui dura de 1948 à 1991. L’arrivée au Musée nous met tout de suite dans le bain avec ses deux entrées : une pour les  « Whites », une pour les « Non-Whites ».

Cette visite fut extrêmement instructive et il est difficile d’en sortir sans avoir un profond sentiment de dégoût pour ces lois racistes et ségrégationnistes, telles que l’interdiction des mariages interraciaux, le système de cartes d’identité par classification raciale de la population (les Noirs n’ayant pas le droit de résider dans les mêmes quartiers que les Métis ou les Blancs) ou encore les inégalités criantes de salaires
des mineurs selon leur couleur de peau.

Un couloir dédié à Nelson Mandela a été créé après sa mort en 2013, étant un véritable héros non seulement pour le pays mais aussi pour la société internationale.
Un lieu chargé d’histoire, incontournable si vous venez à « Joburg » !

Prévoir une veste : la clim est très très très forte !
 

 Soweto 
Il est possible de dire que le célèbre South West Township représente l’âme de l’Afrique du sud. La visite, incontournable, doit être faite avec un guide. Outre d’éventuelles questions de sécurité, il serait dommage de passer à côté des explications historiques, ce quartier ayant été l’une des towns de lutte contre l’apartheid. Il est également très difficile de s’y repérer seul.

 

La modeste maison où a vécu Nelson Mandela se trouve dans ce quartier et il est aujourd’hui possible de la visiter. Beaucoup de Sud-africains y viennent en pèlerinage et prennent des photos devant ou dans les différentes pièces telles que la chambre à coucher (bien que le lit exposé ne soit pas celui de Mandela mais de ses enfants,
ce dernier dépassant les 1m90 !).

La maison de Desmond Tutu, autre héros national, se trouve à quelques mètres mais, à l’inverse,
ne peut pas être visitée, sa famille y vivant toujours.

C’est ainsi la seule rue du monde à abriter deux Prix Nobel !

Le mémorial d’Hector Pietersen est également une étape en tant que triste rappel d’une répression meurtrière perpétrée à l’égard d’étudiants en 1976. Hector n’avait que 13 ans lorsqu’il fut tué par la police lors d’une manifestation contre l’afrikaans obligatoire à l’école, que ni les élèves,
ni les professeurs des Townships ne maîtrisaient.

Il est frappant de constater que, malgré les inégalités entre les classes sociales vivant à Soweto, le cœur du quartier reste festif et joyeux, alors même que les bidonvilles font face à des villas luxueuses. Aucune animosité ne fut exprimée par les habitants à notre égard, ces derniers étaient même contents que l’on s’intéresse à leur histoire et fiers de nous faire part de leur victoire sur ce système ségrégationniste.

Pour finir cette journée, le restaurant Sakhumzi est l’option idéale. Il s’agit d’un buffet de spécialités sud-africaines, principalement à base de viande, où nous étions – à notre grand bonheur – les seuls touristes. Boire une bière locale en écoutant un concert de rue, ou comment clore une belle première journée en Afrique du sud.

Nuit à l’Indaba Hôtel : très bien entretenu, très belles chambres, excellent buffet au breakfast.
Wifi qui fonctionne parfaitement. Un peu excentré, quartier très calme.

 

STEP 2 : Blyde River Canyon 

La route qui relie Johannesbourg à la région du Blyde River Canyon est assez longue : 4-5h.  Nous avons donc passé la nuit de l’arrivée dans la ville de Graskop.

Le Graskop Hotel était séduisant, un jardin bien décoré, de belles chambres et parking privatif devant la chambre. La nourriture de l’hôtel, aussi bien pour le dîner que pour le breakfast, était excellente
(mention spéciale pour la truite au dîner !).

Le lendemain, départ pour rejoindre la réserve privée afin de faire des safaris.
Mais sur le chemin, plusieurs incontournables de la région à visiter.

Tout d’abord, God’s Window, qui porte bien son nom : un superbe panorama à 1000m de hauteur qui surplombe la vallée. Ce lieu est célèbre pour avoir accueilli le tournage de la scène finale du film « Les Dieux sont tombés sur la tête ». Plusieurs points de vue sont accessibles, selon que vous vous sentez de monter les marches ! Je conseille toutefois de se motiver un peu pour admirer  les ponts de bois au milieu de la rainforest, où nos plantes d’appartement  forment des bosquets.

L’entrée coûte 10 rands (100 rands = environ 8 euros).

Un peu plus loin, on change de paysage avec les Bourke’s Luck Potholes, des cavités cylindriques creusées par les tourbillons de l’eau. C’est vraiment très beau et étonnant, je n’avais jamais rien vu de semblable !

Il vaut mieux y aller tôt afin d’éviter les cars de touristes. L’entrée coûte 50 rands.

Enfin, dernier stop pour observer le Blyde River Canyon, et pas des moindres : Three Rondavels. En effet, dans plusieurs pays d’Afrique, un rondavel désigne une hutte coiffée d’un toit en chaume, soit une « case africaine ».  Or, la forme de ces trois massifs rocheux verdoyants évoquant tout à fait cela, le nom était tout trouvé.

Ne pas oublier le petit air de savane aux alentours !

J’ai beaucoup apprécié ce passage dans cette région, en ce qu’il permet de voir de très beaux paysages, assez étonnants puisque je ne m’attendais pas à les voir en Afrique du sud !

Il faut savoir que la route qui relie Johannesburg à Graskop, « ville-étape » pour ces endroits, est assez montagneuse. Il est donc préférable d’être à l’aise en conduite et de ne pas avoir peur de conduire à gauche car il faut être concentré
pendant les 5h, cela s’est très bien passé pour moi.

 

STEP 3 : LA RESERVE PRIVEE KARONGWE

Si l’on m’avait décrit l’endroit où j’allais atterrir au bout de la route du Blyde River Canyon, que j’ai présenté lors du précédent post, je crois que j’aurais sous-estimé la beauté du Chisomo Safari Camp,
dans la réserve privée Karongwe.

Nous avons été accueillis dans ce superbe lodge par un cocktail de bienvenue.

C’est l’un des hôtels les plus extraordinaires que j’ai jamais vus ! Il est même difficile de le qualifier d’hôtel puisqu’il se compose d’une vingtaine de « bungalows » et quel fut le choc en y entrant !! C’était digne d’une nuit de noce et aucune des photos que j’ai pu prendre n’arrive vraiment à faire ressortir le côté féérique du lieu.

Le magnifique lit à baldaquins était joliment décoré et entouré d’une moustiquaire,
que le personnel vient mettre à la tombée de la nuit.

La vue n’est pas en reste : panorama sur le bush, où phacochères et impalas se baladaient. Vous l’aurez compris, le cadre était particulièrement exceptionnel.

A peine arrivés, nous sommes allés déjeuner au délicieux restaurant de l’hôtel.

Midi : entrée, plat, dessert, boissons à tout excellent et raffiné

Dîner : un feu de troncs d’arbres au milieu d’un vaste camp en forme de cercle, et,  à la circonférence, de petits feux privatifs pétillants pour 4 à 6 personnes, bienvenus dans le froid du soir. Au menu soupe aux pois, et barbecue à volonté, agneau, poulet, saucisses, légumes.

Breakfast : excellent à boissons chaudes et jus à volonté, œufs, bacon, etc.

« Sunset safari » (15h30 à 19h)
Le soleil se couche très tôt en hiver. Aucune vitre dans notre jeep privée, ce qui permet une proximité palpitante, un contact visuel impressionnant avec tous les animaux, zèbres,  girafes, éléphants… Mais en totale sécurité car nos deux rangers, un conducteur et un guetteur (armé juste au cas où), connaissent parfaitement les comportements des Big Five (lion, rhinocéros, buffle, éléphant, léopard), qui nous ignorent si l’on ne passe pas le bras en dehors de la jeep !

Difficile de ne pas revenir émerveillés après ça ! Les deux rangers qui nous accompagnaient, très professionnels, nous ont permis de voir les Big Five en seulement deux sorties. Nous avons également pu admirer beaucoup de girafes, zèbres, impalas, hippopotames, koudous, antilopes, hyènes…

On a même eu la chance d’assister à des scènes incroyables, notamment celle d’un guépard surgi de nulle part qui a observé les éléphants avec nous pendant au moins 15 minutes, ou encore les lionceaux  qui nous ont alertés de l’arrivée de rhinocéros en tournant leurs regards du même côté tous en même temps. Meilleur odorat et meilleure ouïe que nous ! Les rhinos sont passés, tranquilles, à quelques mètres.

 

« Early Morning Safari » (6h-10h)
Lever 5h, départ 6h pour voir les animaux boire au petit matin.
Là aussi, comme la veille, on en a pris plein les yeux.
Les rangers connaissent vraiment leur métier, savent où aller et où permettre parfois de mettre pied à terre en sécurité, même si cela fait toujours un petit pincement au coeur….
Le café au lever de soleil face aux hippopotames est un must !


Note 1: certains critiquent les réserves privées (lodges) en ce que les animaux ne seraient pas aussi libres que dans le parc Krüger. Je ne suis pas du tout d’accord : les terrains, le bush, sont immenses et les animaux, en totale liberté, se promènent de façon imprévisible. Les rangers les cherchent et il leur arrive de ne pas réussir à les repérer ! Nous avons eu beaucoup de chance. Ces réserves privées restent toutefois le lieu où vous êtes sûrs de voir les Big Five.

Note 2 : le prix de ce lodge est, en effet, élevé. Il faut cependant savoir que tout y est inclus : chambre, repas et safaris. Au vu de la qualité de l’accueil, cette option s’avère vraiment très intéressante.

 

STEP 4 : LE PARC KRUGER

Compter environ 3h de route pour rejoindre le Kruger de la réserve.
Il est possible d’entrer dans le parc par plusieurs « gates » – notre camp se trouvait à 10 minutes de la Numbi Gate.
Faire bien attention aux horaires : les entrées ferment entre 17h30 et 18H30 selon les mois, pensez à calculer !

Le PretoriusKop se compose d’une trentaine de bungalows de tailles différentes. Contrairement au lodge, où tout était inclus, vous serez ici en totale autonomie; cela ressemble davantage à un camping, avec le barbecue sur la terrasse et l’épicerie pour faire ses courses. Les safaris ne sont pas compris et je vous conseille de les
réserver à l’avance pour être sûrs d’avoir des places !

Le dépaysement est garanti dès l’entrée dans le Krüger, puisque vous avez de grandes chances de croiser antilopes, girafes ou éléphants durant les premiers kilomètres.

Si les voitures du lodge étaient privatives, celles du camp étaient plus grosses, pouvant contenir jusqu’à une vingtaine de personnes. Il est donc plus difficile d’aller dans les petits chemins. Cependant, la réussite de la visite tient vraiment, outre la chance, au ranger.

Nous avons eu une sortie exceptionnelle en fin d’après-midi, où nous avons eu la chance d’assister à des interactions entre les animaux. C’était très surprenant, il faudrait presque une analyse d’anthropologue !!! Nous avons par exemple vu, successivement une nursery de hyènes, avec de minuscules bébés, gardés par une « nurse » qui jouait avec eux pendant que les parents chassaient, puis un peu plus loin un joli léopard à la fourrure tachée de sang, assis, seul,  qui avait l’air maussade, pendant que de l’autre côté du chemin les parents hyènes dévoraient la proie que lui le léopard avait tuée ! Plus loin, un point d’eau où une dizaine d’animaux très différents vivaient, buvaient, jouaient en bonne intelligence, ou encore un troupeau de buffles bloquant la route… Stupéfiant.

NB : les visites du matin étaient aussi très sympas. Cependant, elles partent à 5h du matin. Or, à part des hyènes, nous n’avons croisé aucun animal jusqu’à 6h30 environ. De plus, il fait très, très froid à l’aube à cette période de l’année et les voitures n’ont pas assez de couvertures pour tout le monde. Pensez à vous couvrir !

Je ne me suis jamais sentie en danger durant les sorties. Contrairement à ce que l’on pourrait croire, les animaux ne sont pas du tout agressifs et n’hésitent pas à marcher devant la voiture, à un pas calme, comme ce fut le cas avec les éléphants. Dans tous les cas, les rangers connaissent parfaitement leurs comportements
et réagiraient en cas de problème.

 

Il est possible de se balader sans rangers et avec sa voiture sur les pistes balisées, ce que nous avons fait et nous avons, encore une fois, eu beaucoup de chance, en croisant par exemple cette famille de buffles sur la route, un guépard au détour d’un virage et un rhinocéros paisible. Bien sûr, il est primordial de respecter les mesures de sécurité, comme par exemple ne pas faire de bruit, ne pas descendre de la voiture ou ouvrir les fenêtres, ne surtout pas essayer de « poursuivre » un animal ou d’approcher trop en voiture s’il y a des bébés… En respectant ces règles de bon sens, vous en prendrez plein les yeux en toute sécurité.

 

Nourriture : nous ne sommes jamais allés au fastfood du camp. L’épicerie propose beaucoup de produits, dont des viandes locales qu’il est possible de faire cuire au barbecue devant le bungalow.
Tout le nécessaire (charbon, allumettes, etc) est également à la vente.

Wifi : il n’y a pas de wifi disponible dans le camp. Le seul moyen d’éventuellement l’avoir est de prendre un menu au fastfood. Si elle fonctionne, ils vous la donneront, mais déconnecter dans cet environnement fait un bien fou!

Paludisme : nous n’avons vu aucun moustique, ce n’est pas la peine de prendre un traitement quand c’est
l’hiver en AFS (attention aux saisons inversées)!

Voyage Kruger-Cap : l’aéroport du Kruger est très proche du camp. Plusieurs vols, directs ou avec escale, sont disponibles tout au long de la journée. Si vous voulez faire la sortie du matin, il est préférable de prendre celui de la fin d’après-midi et de vous balader avec votre voiture dans le camp.

!!Attention !! Comme dans beaucoup de pays, prendre des photos de la voiture et de toutes les éraflures/traces/etc au moment où vous la récupérez. Ne pas hésiter à protester si on vous reproche d’avoir abîmé quelque chose qui était déjà là (et signalé lors de la remise des clés) ou si on vous « invente » une marque de défectuosité.


STEP 5 : Journée à Cape Town

Le dernier vol Kruger-Cape Town fait arriver aux alentours de 23h30. Pas de panique, les locations de voitures restent ouvertes jusqu’aux dernières arrivées. Voiture automatique récupérée, direction l’hôtel !

NB voiture : si la zone du Krüger est assez plate, je vous conseille de prendre une automatique si vous n’êtes pas habitués aux manuelles et, surtout… aux démarrages en côte. Le Cap n’a pratiquement que des pentes avec des  feux rouges.

Notre hôtel, le Grey Hostel, était très design et nous l’avons beaucoup apprécié. Il est situé dans un quartier sûr mais un peu festif, puisqu’il y a quelques bars à côté (qui ferment toutefois assez tôt). Dans tous les cas, vous ne risquerez rien en rentrant le soir.

Bon plan breakfast : juste en bas de l’hôtel, le café/snack KOS est vraiment idéal pour démarrer la journée. Pour environ 4 euros, vous pouvez avoir votre grand café/latte/cappuccino ainsi que de délicieux bagels salés. Les serveurs sont, de plus, extrêmement sympathiques.

 

Table Mountain 
 !!! Conseil : réservez vos tickets sur internet !!! Cela permet d’éviter bien 30/45 minutes de queue. Seul point négatif, il y a parfois des réductions disponibles sur place et pas sur internet (exemple un ticket enfant offert pour un ticket adulte acheté). A vous de voir selon le temps dont vous disposez…
L’aller/retour en téléphérique coûte environ 250 RAND (16 euros) pour un adulte et 125 pour un enfant (8 euros).

Notez qu’il est également possible de n’acheter qu’un aller simple et de faire l’autre partie du trajet à pied,
ou de faire carrément tout à pied !

 

La vue en haut de la Table est superbe, donnant sur toute la ville et l’océan. Il est possible de s’y balader une bonne partie de la journée ! Attention cependant à surveiller les enfants si vous en avez : les falaises sont vertigineuses et sans garde-fou, certains s’avancent beaucoup pour prendre des photos mais… à vos risques et périls ! Vous pourrez enfin apercevoir des petites marmottes sur les rochers.
Prévoir minimum 2h pour faire cette visite.


Jardin botanique de Kirtenbosch
Attention, il ferme tôt en hiver (donc en été en France), prévoir d’y entrer avant 15h pour bien en profiter !

Vous y verrez toutes sortez de plantes, notamment des protées, l’emblème de l’Afrique du Sud !
Petit topo sur cette merveilleuse espèce sauvage, dont la presque totalité au monde (90%) pousse dans la Province du Cap et qui prend une centaine de formes et de couleurs.

Elle est aussi cultivée dans le superbe jardin botanique de Kirtenbosch, sur le flanc de la Montagne de la Table et tire son nom du dieu Protée, qui changeait d’apparence à volonté. Dans la mythologie grecque, Protée est un dieu marin, mentionné par Homère comme gardien des troupeaux de phoques de Poséidon. Capable de toutes les métamorphoses, il prend tour à tour la forme d’un lion, d’un serpent, d’un léopard, de l’eau, d’un arbre…

À la fin de l’apartheid, Nelson Mandela avait d’abord souhaité la protéa comme unique emblème national, symbole de la diversité raciale. Après de houleux débats, la protéa a été juxtaposée au springbok sur les maillots sportifs.

 

Bon plan dîner : le restaurant La Paranga, situé à Camps Bay, en bord de mer. Outre le cadre lounge et moderne, la nourriture était juste délicieuse, pour des prix qui demeurent accessibles au vu du standing.
Des formules, allant de 250 à 300 RAND (15/20 euros) sont proposées, ainsi que des nombreux plats.
Le vin y est également très bon. Une belle découverte !


STEP 6 : Hout Bay, Boulder’s Beach & Cape Point

Hout Bay se trouve à une petite demi-heure de route du centre de Cape-Town.

Achetez votre billet avec Nauticat Charters assez tôt pour être sûrs d’avoir vos places (départs environ toutes les heures) et allez prendre un breakfast ou un café dans le seul petit snack, juste en face du port !

L’excursion à Duiker Island sera un souvenir inoubliable ! Outre les superbes falaises au bord desquelles vous naviguerez pour vous rendre près de l’île, vous serez accueillis par des milliers de phoques, jouant dans l’eau ou bronzant sur les rochers. Le barreur est très habile pour raser les rochers et virer presque sur place.

Au retour, n’hésitez pas à flâner au milieu des marchands ambulants et à négocier un peu vos achats, comme la tradition le veut !

Il est conseillé de prendre un traitement contre le mal de mer si vous y êtes sujets. L’eau est en général plutôt agitée et le bateau tangue beaucoup. Ce serait dommage de ne pas profiter de la ballade…

Boulder’s Beach
Sans le manteau et les écharpes, on pourrait se croire sur une île tant le sable est blanc et l’eau cristalline. Cette plage payante et surveillée est un must see de la côte : c’est là où vous pourrez le mieux admirer les manchots mener leur petite vie.

Tout à côté de vous, vous verrez beaucoup de bébés manchots et des pères fort occupés à construire leur nid, quitte à voler les brindilles du nid voisin !

Quelques restaurants bordent les petites criques, offrant une superbe vue sur la mer.

Chapman’s Peak
Malheureusement, la route pour s’y rendre était fermée. Des tournages pour des publicités de voiture ayant souvent lieu sur cette dernière, se renseigner avant d’y aller.
En cas de fermeture, il faut repasser par la ville du Cap pour pouvoir partir vers Hermanus, ce qui fait perdre une petite heure.


Cape Point

Le CAP. Lieu mythique autant qu’historique et d’une beauté à couper le souffle. Mythique car sa pointe rocheuse sépare les deux Océans, Atlantique et Indien. Tant de navigateurs ont péri au large de ce Cap des tempêtes, rebaptisé plus tard Cap de Bonne-Espérance, car tant d’autres l’ont doublé pour élargir le monde, ouvrir le chemin des Européens vers l’Orient.

Pour tout avouer, il existe TROIS Caps dignes de votre intérêt, tout proches. Le célèbre Cap de Bonne-Espérance, où vous tenterez de frayer votre chemin parmi les touristes pour vous faire photographier devant le vaste panneau bilingue qui précise « le cap le plus sud-ouest d’Afrique ».


Juste à côté, le majestueux Cape Point, promontoire géant, massif mais de forme effilée, impressionnant, avec son phare (accessible à pieds ou par le funiculaire) et ses singes parcourant le parking.

Une randonnée permet de se rendre d’un point à l’autre ; elle dure environ 1h et est gratuite.
Il est également possible de s’y rendre en voiture.

Enfin, plus à l’Est, injustement moins célèbre, le Cap géographiquement le plus au Sud d’Afrique,
le cap des Aiguilles (das Agulhas).
Le site ferme tôt. En hiver, l’heure de sortie est autour de 18h. Prévoir une bonne journée pour tout voir.

STEP 7 : Hermanus

Départ pour Hermanus, la dernière étape du trajet. A environ 1h30 de la ville du Cap,
il s’agit du meilleur endroit pour observer les baleines en AFS.

De nombreuses sorties d’environ 3h ont lieu en bateau toute la journée.

S’il s’agit principalement d’une question de chance, il faut savoir que certaines périodes sont plus propices que d’autres à l’observation des baleines. Ainsi, les compagnies vous remboursent une partie du billet si la ballade s’est avérée infructueuse (confirmez toutefois cela avec elles avant de réserver).

Outre l’observation des baleines, Hermanus est une ville portuaire très agréable.
Les côtes sont superbes et il est très plaisant d’y flâner.

Nous n’aurions pas pu rêver mieux que le Francolin Hof Guesthouse pour terminer notre séjour : tout était parfait ! Superbes chambres spacieuses, belles salles de bain, terrasse avec vue sur la mer,
accueil chaleureux avec une collation, délicieux breakfast…

Bon plan restaurant : sur les conseils de la propriétaire des lieux, nous sommes allés dîner au Lemon Butta Restaurant, à Hermanus. Très beau cadre et délicieux !
Mention spéciale pour les plateaux de seafood, spécialité locale.

 

Et c’est ainsi que se termine ce merveilleux roadtrip de deux semaines en Afrique du Sud. Si vous avez lu l’article, je n’aurais pas à vous convaincre davantage sur la beauté et la diversité de ce pays. J’ai rarement été aussi dépaysée dans un même pays et il est trop dommage de se priver d’un tel voyage pour des craintes quand à la sécurité. La violence est malheureusement l’un des fléaux de l’AFS mais je ne me suis honnêtement jamais sentie en danger. Il y a simplement des règles à respecter, comme partout : éviter certains quartiers, notamment à Johannesburg, ne pas se balader tard la nuit dans des rues isolées, la voiture doit être fermée aux feux rouges, ne pas se balader sur la plage du Cap la nuit, ne pas exposer de signes de richesse si vous allez dans un bidonville (par exemple Soweto)… La liste est longue mais il s’agit de bon sens. Je vous invite tout de même à vous renseigner sur les endroits que vous souhaitez visiter et les quartiers où vous souhaitez loger, mais vous trouverez beaucoup d’informations à ce sujet dans les guides, sur les blogs ou directement auprès des locaux.

Si vous préparez votre voyage là-bas, n’hésitez pas à me laisser un petit commentaire si cet article vous a aidés dans la préparation ! Et si vous n’aviez pas prévu d’y aller et avez atterri ici par hasard, j’espère que l’envie de survoler l’Afrique pour aller visiter ce superbe endroit vous a gagnée 😉

« Kirghi…quoi ? C’est quoi ? Un pays ? Ah oui ceux qui finissent par « stan » vers la Russie ? Mais pourquoi tu vas là-bas ? ».

Soyons honnêtes, qui ne s’est pas dit ça en entendant pour la première fois parler du Kirghizistan ?
Et pourtant, ce petit pays, totalement méconnu à l’époque où j’y suis allée, est l’un des plus beaux que j’ai pu visiter.

Comment je me suis retrouvée là-bas ? C’est bien simple, je rêvais de faire du cheval dans les steppes. Sur un coup de tête au mois d’août 2016, j’ai regardé pour partir en Mongolie, un pays qui me fait rêver depuis toujours.
Sauf qu’entre le billet hors de prix à quelques jours du départ et le visa assez long à obtenir, mon séjour de dernière minute est retombé à l’eau aussi vite qu’il en avait émergé.

Ne me laissant pas abattre, j’ai cherché dans quel autre endroit du monde je pourrais me la jouer Calamity Jane avec les nomades et la révélation est apparue : WOW, c’est quoi ce pays ? Ca a l’air incroyable ! Et les billets, 450 euros en plein mois d’août ? A une semaine du départ? Pas besoin de visa ?
Billet Marseille-Bishkek booké, je m’envole en Asie centrale !

C’est dans la capitale kirghize que j’ai rencontré Alex Vizeo et c’est suite à ce séjour qu’il m’a proposé de faire une collaboration sur ce beau pays. Mon récit de deux semaines entre cheval dans les steppes et randonnées au milieu des lacs se trouve donc sur son blog et j’ai vraiment essayé de le faire le plus complet possible.

Article « Voyager au Kirghizistan quand on est une fille »

Si ce voyage vous intéresse, je vous invite à le lire et n’hésitez pas à revenir vers moi pour toute question !

Sur ce, je vous mets quelques photos afin que vous puissiez admirer la beauté de ce pays 😀
Enjoy ! 


Bishkek : Lénine, bazar et Gorge d’Ala-Archa



Kochkor : cheval, collines et instaview



Lac Song-Kol : cheval, steppes et galops




Lac Song-Kol : locaux, yourtes et soupe à la chèvre



 

Fairy Tale Canyon : des airs d’Arizona



Karakol : départ du trek vers Ala-Kul



 

Ala-Kul : lac, montagnes et vue imprenable




Altyn Arashan : sources d’eau chaude et repos




En espérant que ce petit aperçu du Kirghizistan vous aura donné envie de lire l’article
et d’aller découvrir ce magnifique pays 😀

Чооң рахмат !

« Faire demi tour, c’est une mauvaise manière de poursuivre un voyage ». Voici l’état d’esprit dans lequel je me suis trouvée à mon retour du Mexique, en août 2014. Partie une dizaine de jours chez des amis à Playa del Carmen, j’ai découvert une partie de la région du Quintana Roo et je n’ai jamais eu un tel coup de coeur pour un pays. A mon retour, mes conversations ne tournaient qu’autour de ces vacances, si bien qu’après beaucoup d’hésitations et quelques moments de déprime en France, je me suis à nouveau envolée vers le Mexique en février 2015.
Ce jour a marqué le début de l’aventure extraordinaire qui va suivre et qui, j’espère,
vous donnera envie de découvrir ce magnifique pays.

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AVANT-PROPOS

Article Yucatan/Quintana Roo 
Afin que ce texte ne soit pas trop long, un deuxième article est dédié uniquement à la région du Quintana Roo/Yucatan, que j’ai pu vraiment bien visiter lorsque j’y vivais.
[J’y développerai notamment mon stage au Consulat de France].

Roadtrip effectué en 2015
Ce roadtrip a été effectué en juillet 2015 (j’y vivais donc depuis environ 6 mois) et le Mexique n’était pas aussi touristique qu’aujourd’hui : certaines choses, notamment les prix, peuvent ainsi avoir évolué.

Photos
Soofarsogood n’existait pas à cette époque : les photos ne sont donc toutes pas « qualité blog ». De plus, nous avons perdu l’appareil dans lequel se trouvaient les photos : il y a donc malheureusement des lieux visités qui n’ont pas de photo, les seules photos sont celles que j’avais sur mon téléphone.
Obligés d’aller voir de vos propres yeux 😀

Organisation
Fidèle à ma personnalité, j’ai organisé ce roadtrip au dernier moment. J’ai pris mon aller simple Cancun-Mexico DF quelques jours avant le départ, pour 50 euros, avec la compagnie Vivaaerobus. L’itinéraire n’avait pas été préparé, je savais simplement que j’avais une vingtaine de jours pour vadrouiller.
Tous les hôtels, les activités et les billets de bus ont été réservés au jour le jour.
Toutefois, je vous conseille de vous y prendre un peu à l’avance si vous avez un itinéraire précis ou des dates à respecter.

 

INFOS PRATIQUES

Entrer au Mexique 

Si vous êtes français, le visa n’est pas nécessaire si vous restez de moins de 180 jours. Attention cependant à être bien clairs sur le motif de votre séjour ! Le Mexique est en effet très sévère avec le travail illégal et l’absence de présentation d’un billet retour, par exemple, pourrait vous mettre en difficultés.


Se déplacer

L’avion : qu’il s’agisse de la compagnie régulière AeroMexico, plus chère, ou des compagnies low cost telles que Volaris, VivaAerobus ou Interjet, se déplacer est très facile. Si l’avion est préférable pour certains trajets, il est parfois inutile de payer des sommes élevées pour d’autres : je vous détaille dans l’article.

La location de voiture : louer une voiture se fait aisément au Mexique, le permis international n’étant pas nécessaire. Toutefois, plusieurs éléments sont à prendre en compte.
En effet, si certaines régions telles que le Quintana Roo sont relativement sûres, d’autres le sont un peu moins. Vous n’êtes jamais à l’abri d’une forme de racket, que ce soit par les locaux (notamment en zone zapatiste dans le Chiapas) ou, malheureusement, par la police elle-même. Sachez également qu’en dehors des zones très touristiques, beaucoup de mexicains ne disent pas un mot d’anglais. Il vous sera difficile de communiquer en cas de contrôle de police ou d’incident avec votre voiture de location.

Si vous souhaitez tout de même partir en roadtrip avec une voiture de location, faites très attention à bien prendre en photo toute trace/écorchure/bosse sur la carrosserie et à vérifier que tout fonctionne (phares, essuies-glaces…). De nombreuses arnaques existent au Mexique, où le loueur vous facture
au moment de rendre la voiture des choses qui étaient déjà là.

Le colectivo : il s’agit de mini bus, très peu chers et partagés avec les locaux, qui s’arrêtent et vous lâchent un peu où vous voulez sur leur trajectoire. Pas besoin de réservation, on paie directement le chauffeur en montant. Ils sont très pratiques dans les villes mais sont difficilement envisageables pour être votre moyen de transport dans un roadtrip comme celui que je vais vous présenter.

Le bus : ils n’ont absolument rien à voir avec les bus français.
La compagnie principale s’appelle ADO et plusieurs types de bus (et de confort) y sont proposés :
le ADO classique, le ADO GL (grand luxe) et le ADO Platino.
Pour faire simple, le classique sert pour les « petites distances », mais du moment où vous dépasserez les 6h de trajet, et surtout si vous voyagez la nuit, je vous conseille de prendre au moins le GL (sièges qui s’inclinent davantage, plus d’espace pour les jambes…) et, dans l’idéal, le Platino (sièges qui s’inclinent presque entièrement, « repose pieds », mini TV, oreiller, repas…). Il faut en effet savoir que le prix des billets est 50% moins cher si vous l’achetez en avance sur internet : ainsi, il peut arriver qu’il n’y ait que 5€ de différence entre deux catégories.

La langue

De manière générale, vous arriverez à communiquer en anglais avec les agences, les hôtels et les locaux dans les grandes villes. Dans les villages et les zones rurales, notamment dans la région du Chiapas, il est possible que seul l’espagnol soit compris. Vous ne perdez rien à avoir un petit guide de conversation avec vous !

La monnaie

La monnaie au Mexique est le peso mexicain. 1 euro = 19,86 pesos mais pour ne pas vous y perdre, calculez que 1 euro = 20 pesos, 5 euros = 100 pesos etc.
Il est également possible de payer en dollars dans certaines grosses villes.

La nourriture

Tacos, burritos, fajitas, enchiladas, chili con carne, nachos, tortillas, mais aussi viandes et poissons grillés, mariscadas… Bref, la cuisine mexicaine est l’une des plus variées que j’ai eu l’occasion de tester, vous trouverez votre bonheur por seguro

Une femme seule au Mexique ? 

Comme vous le comprendrez à la lecture de cet article, je n’ai pas voyagé seule. Cependant, je ne pense pas que le Mexique, malgré ce qu’on dit, soit un pays dangereux pour les femmes.
J’ai trouvé les mexicains bien plus respectueux que dans d’autres pays que j’ai visités.
Après, tout dépend de votre façon de voyager. Si vous comptez prendre les bus locaux, aller dans des guesthouses et prendre des agences pour les activités, il n’y a à mon sens aucun problème. Je n’irais par contre pas faire de couchsurfing seule (ni au Mexique ni ailleurs), faire du stop pour rejoindre des sites touristiques isolés ou louer ma voiture seule pour rouler dans les montagnes. Ce n’est que mon avis, chacun a sa propre vision de la sécurité 🙂

Frise chronologique

Afin que vous ne soyez pas perdus dans la description des temples que je vais faire,
voici une frise chronologique très bien faite, prise sur ce blog.

Cet avant-propos étant terminé, c’est parti pour 3 semaines de roadtrip !

JOUR 1 : Départ de Cancun à Mexico DF

Jour J ! Départ tôt le matin de Playa del Carmen avec le bus ADO pour aller à l’aéroport de Cancun : compter 1h et 156 pesos (7 euros). Compagnie aérienne correcte et, 2h30 plus tard, me voilà à Mexico DF.

Conseil : traversez le pont que vous verrez à la sortie de l’aéroport et prendre le taxi de l’autre côté, bien moins cher.

Comme des amis venaient d’ouvrir une auberge de jeunesse, le Roomies Hostel Condesa dans le district de la Colonia Roma (qui est par ailleurs l’un des quartiers les plus agréables pour séjourner à Mexico),
nous avons réservé chez eux.

Attention, le climat peut être très changeant et ce même en été ! Il faisait très froid quand je suis arrivée et, en plus d’être ridicule en tongs et en short, j’ai dû faire un « urgent shopping » dès l’arrivée pour acheter des habits chauds et un parapluie car, bien sûr, je n’avais rien pris, pensant qu’il ferait 40°C comme à Cancun. Je vous rassure tout de suite, ce n’est pas toujours comme ça en plein mois de juillet, j’ai juste été malchanceuse sur ce coup !

Pour un dîner dans un joli cadre, pensez à aller dans un rooftop en face de la
place de Bellas Artes, très jolie de nuit comme de jour.

JOUR 2 : Mexico DF 

« Turistour », le concept est simple : acheter un ticket 156 pesos (7 euros) à n’importe quel arrêt (disponibles sur leur site) afin de visiter Mexico à bord d’un bus roof top toute la journée, descendre à l’arrêt de votre choix, vous balader, remonter… de 9h à 21h et sur 3 circuits différents. Pour ma part, j’ai commencé par le tour « central », qui, comme il l’indique, fait le tour du centre-ville. Il est pour moi le plus intéressant en ce qu’il montre une grande partie des monuments qu’il y a à voir à Mexico.

Conseil : ne pas le prendre à l’arrêt Zocalo qui est celui de la place centrale, il y a beaucoup plus de monde.

J’ai également fait le tour « sud », qui m’a déçue. Il n’y avait selon moi pas grand chose à voir, excepté le quartier Coyoacan qui, pour le coup, a été mon coup de cœur à Mexico. Cependant, étant donné qu’il faut 2h30 pour y accéder avec cette visite, je vous conseille d’y aller directement en métro du centre.


JOUR 3 : Mexico DF 

Impossible d’aller à Mexico sans visiter le fameux site de Teotihuacan,  « la cité où sont créés les Dieux ». Cette cité sainte, édifiée entre le Ier et le VIIe siècle (cf frise), est caractérisée par ses deux grandes pyramides, du Soleil et de la Lune, en haut desquelles vous aurez une vue imprenable sur tous les édifices, notamment l’impressionnante « allée des morts » ainsi que le temple de Quetzalcoatl.

Le soleil tape, essayez de ne pas y aller trop tard. Le bus qui y va s’appelle « Autobuses turisticos », se prend au Terminal Norte et coûte 44 pesos (2.50 euros).
C’est à une cinquantaine de kilomètres de Mexico, comptez une petite heure.

JOUR 4 : Mexico DF 

Comme je viens de le dire, il est possible d’aller à Coyoacan avec le métro. J’ai ainsi décidé d’aller visiter le Musée Frida Kahlo qui s’y trouve. Attention, il y a beaucoup de monde et j’ai dû faire la queue 45 minutes. L’entrée coûte 120 pesos (6 euros) en semaine, 140 (7.50 euros) le weekend.

Si vous souhaitez en savoir plus sur la vie mouvementée et fascinante de cette artiste emblématique du Mexique au XXème siècle, je vous le recommande !


JOUR 5 : Oaxaca, Etat de Oaxaca

Un bus de nuit et 7h de trajet plus tard, me voilà arrivée vers 6h du matin à Oaxaca, dans l’Etat de…Oaxaca !

Nous étions logés à l’Hôtel Posada del Centro, qui m’a parfaitement convenu. En plus d’être très bien placé, il était joli et propre. Malgré la fatigue, nous avons décidé d’enchaîner sur un tour proposé par l’hôtel : arbre de Tule – fabrique de tapis – fabrique de mezcal – ruines de Mitla – Hierve el Agua. Autant dire que ce qui nous intéressait tous était Hierve el Agua et le reste, bien que sympathique, était pour nous « de trop » : à choisir, on préférait largement passer 2h à Hierve el Agua et ne pas voir Mitla plutôt que faire 1h/1h.

Malheureusement, à moins que vous ne vous y rendiez par vous mêmes en voiture ou avec un collectivo (taxi local), TOUTES les agences de la ville proposent le même tour, au même prix, environ 250 pesos (13 euros), mais sans les entrées ni le repas. Compter donc 400 pesos la journée (20 euros).

Vous l’aurez compris, très mitigés sur ce tour qui n’est pas transcendant mais qui est de loin la façon la plus pratique de visiter le magnifique site de Hierve el Agua. J’avais en effet rencontré des français sur le site qui avaient attendu plusieurs heures avant de trouver une voiture pour les redescendre,
le site étant assez isolé dans la montagne.

JOUR 6 : Monte Alban, Etat de Oaxaca

Après un trajet de 30 minutes à bord du bus « Monte Alban », qui se prend dans la calle Mina à Oaxaca pour 50 pesos (3 euros) aller-retour, me voilà arrive sur le superbe site de Monte Alban, que j’ai adoré. L’entrée coûte 64 pesos (3.50 euros euros).

Monte Alban est le plus important site archéologique de la vallée de Oaxaca et aurait été fondé par les Olmèques (cf frise) puis reprise par les Zapotèques de 500 av. JC à 700 de notre ère. Durant treize siècles, cette capitale s’est épanouie et a rayonné en tant que principal centre social et culturel de la région. Pour des raisons encore inconnues, elle est abandonnée vers le milieu du VIIe siècle.

Ces ruines, qui se trouvent sur une colline, sont de loin les plus calmes : peu de touristes, aucun vendeur ambulant, ceux qui ont visité Chichen Itza comprendront le bonheur de pouvoir visiter un tel site tranquilles !

Ne pas oublier la superbe vue sur la vallée et la ville de Oaxaca.

JOUR 7 : Puerto Escondido, Oaxaca

Attention si vous prévoyez de partir à Puerto Escondido de Oaxaca.
Il y a des vols qui peuvent être à des prix intéressants mais malheureusement, s’y étant pris trop tard, le prix d’une heure de vol revenait à un aller pour la France. J’ai donc opté pour le bus et là… Horreur. Vous avez le choix entre le ADO classique pour 12h de route (aucun GL ni Platino pour ce trajet), ou la camionnette moins confortable pour seulement 6h de route (explication : le bus ne peut pas prendre les routes de montagne). 2 fois moins de trajet, le choix est vite fait me direz vous, mais autant vous prévenir : la route de montagne est absolument horrible. Même en ayant l’estomac solide, le drame a failli arriver donc
je déconseille vraiment à toutes les personnes qui ont le mal des transports de choisir cette option.

Si vous n’avez pas le choix, faites le plein de Mercalm.

Vous l’aurez compris, j’ai pris la deuxième option, avec Service Express, pour 210 pesos (11 euros), moitié moins cher que le ADO et ses 12h de route. L’avantage de cette compagnie, contrairement à d’autres, est qu’elle va directement à Puerto Escondido et non pas à Pochutla comme certaines, qui vous obligent à prendre un autre bus pour Puerto, et, le dernier étant à 21h, cela ne coïncide pas toujours.
Par contre, s’y rendre bien en avance pour pouvoir choisir son siège.

Après ces péripéties, me voilà arrivée à Puerto Escondido et là : LE PARADIS !
J’ai tellement aimé que je suis restée 1 semaine au lieu des 3 jours initialement prévus.

J’étais logée à l’Hôtel Swiss Oasis, et là aussi, je ne pouvais pas tomber mieux. La propriétaire est hyper sympa, l’hôtel est superbe, à 2 pas de la fameuse plage Zicatela, spot de surf mondialement connu.


JOUR 8 : Puerto Escondido
Farniente et fruits de mer

Journée à visiter la station balnéaire : super ambiance au milieu des surfeurs (pas besoin d’aller en Australie !). Vagues énormes, bons restaus de tacos, poissons grillés et de fruits de mer, bref, j’adore !

Jour 9 : Puerto Escondido
Balades et mariscadas

Journée dans la crique de la Playa Manzanillo. Le chemin pour y aller est vraiment sympa. Attention cependant, il est sur des roches en bord de mer, donc très glissant, on se prend parfois de petites vagues. Déconseillé pour de jeunes enfants ou des personnes âgées. Tous les restaurants de la plage et de la colline, donc avec vue sur la mer, proposent de bonnes mariscadas (plateaux de fruits de mer). 

 

Jour 10 : Puerto Escondido
Surf et plancton phosphorescent

On ne peut pas être dans l’un des plus grands spots de surfs et ne pas mettre le pieds sur une planche : j’ai donc pris un cours de surf à la Playa Carizalillo. Miguel, prof très sympa, nous a été conseillé par la gérante de notre hôtel. J’ai donc guetté les vagues et les requins pendant 3h.
[Je rigole pour les requins, ils n’en ont jamais vu vers Puerto].
C’était vraiment sympa. 300 pesos (15 euros) les 1h30, mais comme il est cool, le cours a plutôt duré 3h.

 

Le soir même, je suis allée voir les « phosphorescents » avec l’agence Manglar’s, qui se trouve à côté de l’hôtel (et dont Miguel fait partie). Cela coûte également 300 pesos par personne et c’est quelque chose à faire absolument si vous êtes dans le coin. Le but : aller vers 22h sur une barque, dans une lagune et voir du plancton phosphorescent, seule source de lumière dans le noir total de la pleine nuit. On peut se baigner, c’est très impressionnant ! Malheureusement, il est impossible de prendre des photos qui rendent bien
sans avoir un appareil adapté (ou un bon photoshop).

Jour 11 : Puerto Escondido, Oaxaca
Plage de San Agustinillo

Journée à la plage de San Agustinillo. Après avoir pris un bus sur la route principale pendant une petite heure pour 33 pesos (2 euros) jusqu’à San Antonio, il faut prendre un collectivo à 10 pesos (60 centimes)
ou un taxi 50 pesos (3 euros) pour rejoindre la plage.
Ca vaut vraiment le coup, et toujours de délicieux poissons grillés à manger les pieds dans l’eau. Cadre complétement différent, surtout si l’on compare aux plages du Quintana Roo.
En raison des grosses vagues, quelques personnes faisaient du body board.
Attention toutefois : il n’y a pas de maître nageur et la présence des rochers peut rendre l’activité dangereuse.


Jour 12 : Puerto Escondido,
Oaxaca

Libération des tortues

Autre étape indispensable si vous avez la chance d’être sur les plages du Pacifique à la bonne époque : la libération des tortues, toujours avec la même agence. Nous avons rejoint un bénévole qui s’occupe des œufs de tortue et veille notamment à ce que les prédateurs humains et animaux ne s’en approchent pas. Le jour J, il les aide à sortir du sable et à rejoindre la mer. Il faut savoir que c’est un professionnel, et que cette aide permet de multiplier par 5 les chances de survie des petites bêtes. La ruée de ces 90 bébés tortues vers la mer restera dans nos mémoires, même s’il est triste de savoir que, si 5 tortues arrivent à l’âge adulte, cela relèvera de l’exploit.

 

 


Jour 13 
: Puerto Escondido, Oaxaca
Surf à Zicatela

Qui dit dernier jour à Puerto dit dernier jour de surf, sur la Punta Zicatela, l’un des spots les plus connus
où de nombreuses compétitions internationales se déroulent.

NB : les vagues à la Punta sont bien plus grandes et fortes qu’à la Playa Carizalillo. Si vous avez passé l’étape débutants et que vous savez vous lever et tenir un peu sur la planche, nous vous conseillons d’aller directement à la Punta. A l’inverse, si vous n’avez jamais surfé, le passage par la playa Carizalillo est très fortement conseillé, vous risquez d’avoir sinon beaucoup de mal à la Punta.

Enfin, même si vous ne surfez pas, le détour par cette plage vaut vraiment le coup, ne serait-ce que pour l’ambiance créée par ces surfeurs aux âges et niveaux différents !

Mention spéciale pour le restaurant Los Crotos, on ne pouvait pas rêver mieux pour un dernier repas au bord de l’océan Pacifique qu’une mariscada de crabe, crevettes, poisson et calamar.


Jour 14 :  
San Cristobal de las Casas, Chiapas
Zocalo et marché

C’est parti pour 11h de ADO pour rejoindre l’Etat du Chiapas et la belle ville de San Cristobal de las Casas. L’arrivée à 7h du matin était plutôt froide, à 2000m d’altitude.
[Comme pour Mexico DF, le climat de Cancun n’est pas celui de tout le Mexique…].

L’hôtel dans lequel j’ai séjourné n’existe plus mais vous n’y perdez rien, il n’avait rien d’exceptionnel.
Il était toutefois bien placé,  à 5 minutes du Zocalo, la place principale.
Très bon repas à la crêperie Tertuglia, avant d’attaquer notre coup de cœur à San Cristobal : le marché, lieu idéal pour acheter tous les petits cadeaux pour la famille et les amis. Enormément de bijoux avec de l’ambre, des poteries, des ponchos, des porte-clés…

Ne pas hésiter à négocier les prix, d’environ 25/30%: c’est normal là bas, le prix annoncé à un touriste est forcément doublé, voire triplé s’il ne parle pas l’espagnol. Il faut cependant garder à l’esprit que le Mexique, et particulièrement la région du Chiapas, est un pays pauvre et que leur bracelet d’ambre à 3 euros est fait main alors que notre Hipanema à 90 euros est fait en Chine par des enfants qui ne toucheront rien sur le bénéfice que les multinationales se font.
Ainsi, ne pas tourner les talons si la vendeuse a refusé de descendre à 2,50 euros…

[Image : L’internaute]

Jour 15: San Cristobal de las Casas, Chiapas
Cascada El Chiflon et Lagos de Montebello

Même si toutes les agences de tours proposent les mêmes prestations, nous avons choisi Explorando Chiapas pour…explorer le Chiapas. Ne pas hésiter à leur demander exactement à quelle heure ils passeront vous récupérer à votre hôtel, ou même demander à ce qu’ils viennent vous chercher en premier, ça vous évitera les 40 minutes d’attente dans la rue ou les places en front line sans ceinture
avec des chauffeurs qui roulent le double de la vitesse autorisée.

Je précise qu’il est tout à fait possible de louer une voiture et de visiter le Chiapas seul. Mais, en raison tant de la situation politique de la région (lire les forums à ce sujet) que de l’état des routes, il peut être préférable de prendre un tour qui, au final, vous reviendra pratiquement au même prix.

Ainsi, pour 350 pesos (20 euros), repas non compris donc journée à 25-30 euros, vous pourrez faire en une journée, avec un départ à 8h00, la Cascada El Chiflon et les Lagos de Montebello.

El Chiflon est l’un des sites que nous avons préféré : c’est absolument magnifique, on peut s’y baigner, y déjeuner… Nous aurions aimé y passer la journée si nous avions eu le temps, il faut dans ce cas venir avec sa propre voiture, les tours ne laissant que 2h30 environ sur place.


 

Les Lagos de Montebello sont à mon sens « moins impressionnants » pour un européen. Ce que j’entends par « moins impressionnants » est que, bien qu’ils restent superbes, ils ressemblent aux lacs que l’on peut trouver en Europe ou, pour ceux qui y sont allés, au Canada. Le côté exotique est tout de même présent puisque la berge d’en face n’est autre que le Guatemala et c’est dans cette partie du Mexique que vous apercevrez le plus d’indiens
(10% de la population du Mexique).

 


Jour 16 : 
San Cristobal de las Casas, Chiapas
Canon del Sumidero

Toujours avec le même opérateur, nous visitons le Canon del Sumidero, pour 300 pesos (15 euros), départ à 9h00 pour 1h de trajet. Pendant 2h30, vous vous baladez en lancha au milieu des falaises, qui vont pour certaines jusqu’à 1km ! Un paysage très original, auquel on ne songe pas quand on pense au Mexique, mais les crocodiles et les singes sont là pour nous rappeler le côté tropical !

Sur le chemin du retour, arrêt d’1h30 au village de Chiapa de Corzo. Joli, mais ne nécessite pas plus que 30 minutes. Retour vers 15h, ce qui nous a permis de retourner dévaliser le marché de San Cristobal.


Jour 17 
: San Cristobal de las Casas, Chiapas
Agua Azul, Misol Ha et Palenque

Encore et toujours avec le même tour, nous partons à 5h du matin pour faire Agua Azul – Misol Ha – Palenque.

Conseil : si vous continuez vers l’Est, prenez vos bagages pour l’excursion et restez à Palenque pour prendre votre prochain bus. Cela vous économisera 500 pesos et 5h de trajet.

Arrivée vers 8h du matin à Agua Marones, pardon Agua Azul

Vous l’aurez compris, on a aimé car les cascades sont toujours agréables à voir, mais on était bien loin de l’émerveillement ressenti devant la Cascada El Chiflon.
Environ 1h30 sur place.

Afin de rendre justice à ce pauvre site qui avait été perturbé la veille par une pluie diluvienne, je me permets de mettre une photo qui ne m’appartient pas.
[Image ElUniversal]

1h30 de route plus tard, nous arrivons à Misol Ha, qui n’est autre qu’une grande cascade, très jolie. N’ayant rien d’autre à voir, nous y resterons 30 minutes.

Je ne m’étalerai pas sur le buffet dégoutant imposé du midi et passerai directement à la dernière étape : le site archéologique de Palenque, l’un des plus remarquables de la période classique de l’aire maya.

Bien qu’un site archéologique maya soit toujours impressionnant, il faut malheureusement avouer que les les vendeurs ambulants gâchent un peu la visite et dénaturent le lieu, comme à Chichen Itza.

Comme prévu, le guide du tour nous dépose vers 17h à la gare ADO et nous quittons nos camarades qui rentrent à San Cristobal.

Nous sommes censés rejoindre Chetumal par un bus de nuit, puis prendre un bus direction Bacalar. Autant dire que nous n’avons jamais vu pire organisation que la gare de Palenque. On ne comprend rien, les bus sont mélangés, personnel désagréable, bref, l’horreur. On est partis avec plus de 2h de retard.

Jour 18 : Bacalar, Quintana Roo

Arrivée à 8h du matin : on dépose nos affaires à l’hôtel, on se repose un peu et direction la Lagune aux 7 couleurs pour un tour en bateau. Et bien, c’est absolument magnifique. L’eau, en plus d’être douce, a une couleur incroyable, c’est vraiment Fifty shades of blue. Nous avons fait notre tour avec AmirAdvenTour. Il s’agit d’un tour d’environ 3h, où l’on voit aussi bien les bans de sables blanc que le cenote de 40m de profondeur.
On était une dizaine et l’ambiance était vraiment top ! Il n’y avait pas de mineurs à bord donc, Mexique oblige, nous avons sorti le mezcal, ce qui a rendu la visite encore plus formidable.
On vous le conseille fortement ! Super ambiance !


S’étant extrêmement bien entendus avec le groupe composé de mexicains et d’une française, nous avons décidé de dîner ensemble au restaurant La Playita, au bord d’un ponton.
L’eau était sublime, le coucher de soleil aussi et la nourriture délicieuse.


Jour 19 : 
Bacalar, Quintana Roo

Nous avions tellement apprécié la veille que nous avons passé notre journée au restaurant la Playita. Se baigner toute la journée dans cette eau translucide, on ne pouvait pas rêver mieux pour la dernière étape de notre road trip.

A la fin de la journée, nous sommes donc retournés à la gare pour faire le dernier trajet en bus, qui rivalise en terme d’horreur avec la camionnette de Puerto Escondido : le bus Mayab. Certains étaient au bord du malaise tellement il faisait chaud. Je ne parle même pas du surnombre de tickets vendus et des pauvres personnes qui ont passé 4h debout car il n’y avait pas assez de places. Si vous en avez la possibilité, privilégiez plutôt l’ADO.

Chetumal : nous avons choisi de ne pas nous y arrêter car cette ville frontière avec le Belize
ne présente pas réellement d’intérêt. 

Voilà où s’arrête mon road trip et ce récit plutôt long. J’espère qu’il vous a envie de tenter la traversée de ce superbe pays ! Et pourtant, je n’ai pas encore parlé de ma région, celle où j’ai passé 6 mois : le Quintana Roo/Yucatan, à laquelle je vais consacrer un article entier.
N’hésitez pas à me poser des questions et à me laisser un petit commentaire si cela vous a plu 😀

Hasta la vista !

 


plage-ilesdusalut

« La Guyane? Mais pourquoi la Guyane? Et c’est où déjà? Non mais attends, je connais quelqu’un qui connaît quelqu’un qui connaît quelqu’un qui y est allé, apparement ça craint ! Ils sont tous un peu fous, puis Cayenne c’est coupe-gorge ! Et l’humidité… Olala mais t’es folle, pourquoi tu vas pas faire ton stage à Paris ??« 

Qui n’a pas dans son entourage ces personnes qui, même si elles n’y ont jamais mis les pieds, ont des informations très précises ET de source sûre à vous donner sur un pays et son extrême dangerosité ? 😉 Je me moque gentiment mais c’est un peu le type de réactions que j’ai eues quand j’ai annoncé que je partais faire mon stage de fin d’études à Cayenne.

Cet article vous montrera que la Guyane, malgré les problèmes auxquels elle peut être confrontée (mais sommes-nous vraiment bien placés pour critiquer ?), c’est des gens très sympas, des paysages magnifiques, de la nourriture délicieuse..
Bref un excellent mois passé là-bas !

Enjoy !

aircaraibes-guyane

Comme je vivais au Mexique, je pensais pouvoir rejoindre facilement la Guyane. C’est censé être sur le même continent non? Que nenni. Outre le fait qu’il fallait aller à Miami pour prendre le vol,  j’avais le choix entre deux escales Martinique/Guadeloupe ou Aruba/Curaçao.
J’ai beau avoir cherché toutes les combinaisons possibles, j’ai dû repasser par Paris une soirée avant de repartir le lendemain, soit 2 traversées de l’Atlantique en 24h !

2 compagnies desservent Cayenne : Air Caraïbes et Air France. En plein mois d’août (et au dernier moment comme moi), vous vous en sortirez avec un départ de Paris pour environ 900 euros A/R. Le vol Paris-Cayenne, de 9h, fut très agréable, Air Caraïbes est vraiment une bonne compagnie. Je vous conseille également de prendre un hublot, l’arrivée sur la jungle est superbe !

ATTENTION, LE CERTIFICAT DE VACCINATION CONTRE LA FIÈVRE JAUNE EST OBLIGATOIRE !
Vous ne monterez pas dans l’avion si vous ne le présentez pas à l’aéroport en même temps que le passeport !


La photo n’est pas de super qualité mais Iphone en fin de nuit + crépuscule…
De l’avion, je vous assure que c’est très beau ! 
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CAYENNE

Etant en stage, j’allais donc tous les jours en ville, sauf le WE. Cliché numéro 1 démenti, je suis bien allée sur la Place des Palmistes et je suis toujours vivante ! Je suis même allée plusieurs fois boire des cafés au Bar des Palmistes! J’avais parfois quelques heures  libres durant mon stage (secret professionnel oblige), me donnant tout loisir de visiter la ville. Bien sûr, ce n’est pas Paris ni Montpellier, mais ça ne m’a pas du tout dérangée, étant une fausse citadine (je n’aime pas les grandes villes, et oui!).

Trois fois par semaine, les mercredi, vendredi et samedi, la Place du Coq accueille le marché de Cayenne, de 6h30 à 14h. Vous y trouverez toutes sortes de fruits, d’étals de nourriture avec pas mal d’étals asiatiques, mais également créoles, surinamais ou brésiliens.

Le Fort Cépérou, bien qu’un peu délabré (la pagode a depuis été refaite), offre une très jolie vue sur la ville.

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Je n’ai pas de bon plan logement à conseiller sur Cayenne car j’ai eu la chance d’être hébergée par ma marraine. Comme nous avions un petit chien à promener qui aimait beaucoup gambader sur le sable, nous sommes allées presque tous les soirs sur la plage de Montabo. De plus, il faut savoir que la Guyane est un haut lieu de ponte des tortues marines, qui peuvent être observées dès le mois de février jusqu’à fin août. Si je n’ai pas vu de tortue pondre, j’ai eu la chance de voir des petits essayer de rejoindre la mer après l’éclosion de leurs oeufs. Encouragés par mes paroles bienveillantes, ils ont réussi.

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Enfin, les couchers de soleil de la Guyane font définitivement partie des plus beaux que j’ai vus, comme ici sur la plage de Montabo.

cayenne-coucherdesoleil

 

NOURRITURE ET RESTAURANTS

Si vous souhaitez un restau chic, le Paris Cayenne semble être le number one ! Il faudra y mettre le prix, mais les restaurants sont par principe plutôt chers en Guyane : compter minimum 15/20 euros le plat, 30 euros pour un menu.
Le Kon Tiki Beach bar, situé sur la Route des plages à Remire-Montjoly  (environ 15 minutes de voiture) est très sympa et offre une belle vue sur la mer. Le Perroquet, qui se trouve à Montsinéry-Tonnegrande (30 minutes de Cayenne), offre aussi un joli panorama sur le fleuve.

Vous pourrez y goûter des spécialistes guyanaises et créoles, telles que les accras, le boudin guyanais, les poissons/viandes  boucanés, les fricassées,  les crevettes de toutes tailles, le couac (farine de manioc que j’ADORE, j’en ai beaucoup (trop) ramené), les sauces chien et perroquet (mais il n’y a ni chien ni perroquet dedans), le colombo ou encore le bouillon d’awara, le plat national. La légende dit que tout étranger qui y goûte n’aura de cesse de revenir en Guyane !

Ne pas oublier les boissons et le fameux rhum blanc (idée cadeau), parfait pour ceux qui aiment le ti punch ! Mais la boisson qui a rythmé mon mois est sans alcool : le jus de maracudja (je fais ma locale, on l’appelle aussi le fruit de la passion…). Contrairement à la Métropole, on en trouve très facilement et c’est délicieux ! J’ai également bien accroché au jus de prune de cythère .

Enfin, le rituel du soir était de se rendre sur un bar de plage, le Cocosoda, où des groupes de salsa/jazz/musiques latines de tout sorte viennent régulièrement jouer (et vous faire danser!). Il est possible d’y manger diverses tartes salées/sucrées, des accras, des frites…

tipunch-restaurant-guyane

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Restaurant à Montsinérymacouria-guyane
Restaurant à Rémire-Montjolyremire-guyane

 

LES EXCURSIONS 

Etant en stage, je travaillais la semaine et j’ai profité des week-ends pour visiter, grâce à deux amis de ma marraine que j’ai rencontrés là-bas et qui m’ont emmenée sur toutes ces excursions. Ils ont même accepté de jouer les photographes pour moi quand mon Iphone a rendu l’âme (et je reconnais que je suis très pénible là-dessus 😉 )

CACAO 

A environ 75km de Cayenne, soit une grosse heure de route, Cacao est un village hmong rattaché à la commune de Roura. La route qui y conduit, dans la jungle, est superbe. L’idéal est de s’y rendre un dimanche matin, lors du marché. Vous y trouverez des fruits/légumes, de l’artisanat local MAIS surtout des dizaines d’étals de spécialités asiatiques : nems, beignets de crevettes, nouilles et samoussas : le bonheur si vous aimez ce type de nourriture.

Pour la petite histoire, les Hmongs sont des montagnards originaires du Sud de la Chine qui, ayant choisi d’aider les français puis les américains lors des guerres d’Indochine et du Vietnam, ont été persécutés par les armées laotiennes et vietnamiennes.
Le gouvernement français a donc décidé en 1977 d’accueillir des réfugiés Hmong en Guyane, en vue d’en faire des agriculteurs : naissance de Cacao.

Il y a également un musée des insectes, Le Planeur Bleu, dont l’entrée coûte 5 euros. Si vous êtes de passage à Cacao (et même si vous ne l’êtes pas :D) il vaut vraiment le coup ! Essayez de faire la visite guidée, c’est un réel passionné qui la fait, il aime vraiment ses mygales, elles ont toutes un petit nom ! Outre l’impressionnante collection de papillons, dont certains spécimens rares et la multitude d’insectes endémiques à la Guyane, cette visite fait beaucoup relativiser sur la dangerosité de certaines espèces (par exemple la fameuse Matoutou!).

En pleine Amazonie !

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OYAPOCK

Oyapock (Oiapoque en brésilien) est le nom du fleuve qui marque la frontière entre la Guyane française et le Brésil. C’est également le nom des deux villes frontière, le Oyapock français (St-Georges-de-l’Oyapock) se trouvant à 2h30 de voiture de Cayenne. Oui, c’est bien là qu’un pont est construit depuis 2011 mais n’est toujours pas en service en raison de dysfonctionnements administratifs. Du coup, on se déplace en pirogue, ce qui m’allait très bien !

Impossible de rater les piroguiers, ils vont vous sauter dessus dès que votre voiture va s’approcher. Je vous conseille d’ailleurs de vous éloigner un peu de la « masse », vous serez plus tranquille en vous garant un peu plus loin. La traversée coûte 5€ l’aller, 10€ l’AR.

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Attention 

Ne pas oublier de prendre ses papiers d’identité, et son passeport si vous comptez aller au BrésilNous avons été contrôlés plusieurs fois : une carte d’identité suffira pour le contrôle avant d’arriver à Oyapock côté français si vous comptez rester en France. Du moment où vous prenez la pirogue, un passeport est obligatoire. On s’est fait contrôler SUR LE FLEUVE par des militaires brésiliens, armés jusqu’aux dents, et en pirogue (oui oui !). Mais au vu des trafics en tout genre qu’il doit y avoir entre ces deux pays, c’est normal.
Il n’est pas obligatoire de faire tamponner son passeport avec un visa brésilien si vous ne restez que la journée. Ca l’est si vous comptez rester plus longtemps et notamment si vous avez prévu de prendre des hôtels (ils vous demanderont de le montrer). La douane se trouve côté brésilien.

Le fameux pont ! 

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Nous sommes allés manger  à Oiapoque (donc coté brésilien) au restaurant Chácara Du Rona, sur une petite plage. C’était excellent !! Par contre, les serveurs ne disent pas un mot d’anglais (du moins ceux qui nous ont servis ce jour là), ni d’espagnol, il faut donc se débrouiller en portugais ou faire confiance au nom exotique des plats !oiapoque-bresiloiapoque-plage

Nous avions donné rendez-vous au piroguier, pour aller dans le coeur du village, qui ressemble à une Jonquera brésilienne. Et là, c’est juste le méga bon plan pour acheter…
Des tongs Havaïnas !
Et oui, on est au Brésil, ce qui permet de réaliser à quel point on se fait avoir en les payant 25 euros. Il y en a de toutes sortes, j’en ai pris pour toute ma famille et les paires me sont revenues entre 3 et 5 euros. Il y a également de la nourriture à acheter, comme le couac (farine de manioc) que j’ai adoré. Il est possible de se boire une coco fresh, tout en se disant qu’on est au Brésil, ce qui est bien agréable.

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FUSEE ARIANE

La Guyane est connue pour son centre spatial, situé à Kourou, à 1h de Cayenne. Les fameuses fusées Ariane sont entre autres tirées de cette base. Il est possible d’assister gratuitement à un lancement Ariane, Soyouz ou Vega, en s’inscrivant sur le site du CSG ! Il y en a environ un tous les mois, et ça vaut le coup.
Vous pouvez faire le choix de le voir de Cayenne, il suffit de trouver le spot, qui se repère assez facilement au vu de la foule. Un écran géant retransmet le lancer mais la voir passer dans le ciel me semble plus sympa ! On la voit évidemment moins bien qu’à Kourou, mais le grondement est bien présent.

Enfin, il est bien sûr possible de visiter le CSG, sauf fermeture la veille/jour/lendemain d’un lancement et pendant la semaine de fermeture annuelle (fin août-début septembre).

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Crédit photo : @arianespace

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ILES DU SALUT

Côté histoire

Les Iles du Salut, ou le lieu qui participe à la mauvaise réputation de la Guyane, sa sombre fonction de bagne demeurant dans l’inconscient collectif.
Pour le petit rappel historique, ces trois îles situées au large de Kourou étaient initialement baptisées « Iles du Diable » en raison des forts courants marins qui rendaient leur accès très difficile. C’est au cours du XVIII° que les Iles prirent le nom d’ « Iles du Salut », lorsque des colons français envoyés en Guyane pour peupler le territoire le fuirent en raison des épidémies qui se propageaient. Mais ce Salut fut de courte durée.
Le bagne de ces îles fut fondé en 1852 sous Louis-Napoléon Bonaparte. S’il était initialement destiné à recevoir les prisonniers politiques opposés au Second Empire, il est très vite devenu le lieu de déportation de l’ensemble des délinquants récidivistes. Officiellement supprimé en 1938, ce n’est qu’en 1953 que les derniers bagnards purent rentrer en Métropole.

C’est entre autres sur l’Ile du Diable qu’Alfred Dreyfus fut emprisonné de 1895 à 1899. Nous avons vu sa (minuscule) case, la seule de l’île, complètement isolée de tout contact. Les autres bagnards étaient déportés sur l’Ile Royale et l’Ile Saint-Joseph. Guillaume Seznec et Henri Charrière en furent également des prisonniers célèbres, ce dernier ayant notamment décrit dans son livre Papillon son séjour et ses tentatives d’évasion.

Case d’Alfred Dreyfus sur l’Ile du Diableilesdusalut-dreyfus

Il était quasiment impossible de s’échapper du bagne. D’une part, en raison des nombreux gardiens mais également en raison des forts courants et des eaux peuplées de requins. Les corps des bagnards décédés, souvent de maladies, étaient en effet jetés à la mer pour des raisons sanitaires, ce qui attirait les requins dans la seconde. Il est désormais possible de se baigner, mais ça ne m’a pas empêchée de rester accrochée à mon rocher, just in case.
Et, contrairement à ce que l’on pourrait croire concernant les cocotiers, ces derniers n’étaient initialement pas là et ont été (difficilement) implantés par les bagnards. Voler une noix de coco pour la manger était ainsi puni de 60 jours de cachot…

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L’île Royale, la principale, compte plus d’une cinquantaine de cellules où les bagnards étaient entassés par centaines. Nous avons pu les « visiter », autant vous dire que ça glace le sang. On voit encore les menottes mains et pieds par lesquelles les bagnards les plus « fous » (mais qui ne le serait pas devenu) étaient attachés 24h/24, sans aucune intimité puisque les toits étaient constitués de grilles, au dessus desquelles les gardiens passaient.

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Il est également possible de voir l’hôpital, qui serait parfait pour faire office d’asile dans un film d’horreurs, le cimetière des enfants (!!) ou encore les cabanes des gardiens, dans lesquelles il est possible de venir passer quelques jours de vacances (!!!).
Tout cela sur un fond de mer turquoise, de cocotiers et de sable blanc.

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On peut vraiment dire que l’Enfer est venu au Paradis.L’histoire de France a hélas des passages peu glorieux, celui-ci en fait partie et il me semble que cette visite vaut le détour.


Côté pratique

En mettant de côté la partie historique, nous avons passé une excellente journée ! Le trajet en catamaran était super. Plusieurs compagnies proposent cette excursion, nous sommes partis avec La Hulotte. Aucune considération de prix ou de prestations n’est entrée en compte, nous avons réservé la veille et c’est la seule qui avait des places. De toute façon, il semble qu’elles se valent toutes, à vous de voir celle qui vous convient le mieux ! Je vous conseille cependant de réserver à l’avance si vous avez un jour précis car les places partent vite en saison touristique. De plus, comme les fusées passent au dessus, les îles sont fermées les jours de lancers.

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Pour information, la journée coûte 48 euros, avec un départ de Kourou à 7h45 et un retour au même endroit vers 17h30. La traversée dure environ 1h. Il y a une bonne ambiance, de la musique, on peut se baigner et des boissons sont offertes sur le catamaran. Le repas de midi est à votre charge mais il y a un restaurant sur l’Ile Royale, très bon, avec une superbe vue sur l’Ile du Diable (encore une fois, on met le côté historique de côté pour apprécier le déjeuner).
Il est possible de passer la nuit sur l’Ile Royale et de ne repartir que le lendemain.

Un ferry fait également le trajet mais seulement sur l’Ile Royale et il n’y a qu’un A/R par jour. A moins que vous ayez un mal de mer terrible, je vous conseille de prendre le catamaran.
Bien plus sympa !

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Nous avons même vu des petits singes sur l’Ile Royale, on avait acheté des cacahuètes à leur donner. Attention à ne pas trop s’approcher s’ils se montrent agressifs (notamment les papas singes) et bien tenir ses lunettes/portables/objets car ils les volent !

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Voici les excursions que j’ai eu la chance d’effectuer durant mon mois en Guyane. Bien sûr, il y en a plein d’autres telles que les Marais de Kaw, l’Ilet la Mere ou encore un WE en carbet que je n’ai malheureusement pas eu le temps de faire.
J’espère que cet article vous aura plu et vous donnera envie de visiter cette partie de la France. Pour ma part, en plus d’avoir beaucoup aimé mon stage, j’ai passé un excellent séjour en Guyane chez ma marraine et j’ai rencontré des personnes que j’ai beaucoup appréciées aussi bien durant mon stage qu’en dehors.
Je compte bien y retourner d’ici quelques années, qui sait 🙂

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Il se dit que les voyages de dernière minute totalement inattendus sont toujours les meilleurs. Je peux aujourd’hui vous le confirmer ! Il y a de ça trois semaines, j’étais en train de boire mon café devant une chaîne info comme tous les matins quand j’ai reçu un message Facebook de mon amie Pauline, avec un « ça te dirait pas? ».

Encore à moitié endormie, j’ouvre ce message et là, flyer d’un séjour avec son école au Cap Vert, sur l’île de Boa Vista. J’hésite tout le temps, pour tout. Que ce soit un plat au restaurant ou la prochaine destination. Sauf que là, alors que je commençais mes tergiversations, j’ai reçu un mail des (supers) organisatrices du voyage, m’informant qu’il fallait prendre la décision… dans la journée. WHAT.

« Cap Vert, pas Cap Vert? C’est pas raisonnable, tu rentres à peine d’Islande, c’est pas sérieux, ok j’y vais pas. Ouais mais ça a l’air super beau quand même, puis avec Pauline on est jamais parties ensemble…Mais si j’y vais pas elle y va pas non plus… Elle m’en voudra pas elle comprendra que je peux pas…Allez on a qu’une vie…Et s’il y avait la grève? Allô Pauline? Faut donner la réponse tout de suite? Bon allez, let’s go Cabo Verde ».

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Et une semaine plus tard, nous voilà chacune sur un quai de gare, moi un arrêt avant elle, à attendre le même train qui a 3h de retard. Heureusement, comme nous avions prévu d’éventuelles contestations sociales, nous avons décidé d’arriver à Paris la veille de notre départ.

Avant de rentrer dans le vif du sujet, j’en profite pour décerner à l’aéroport d’Orly la Palme d’or de l’aéroport le moins confortable pour y passer une nuit, tout est fait pour te faire fuir. Heureusement que nous devions nous enregistrer à 4h30, la nuit fut brève mais intense.

Nous y voilà, on est dans l’avion, compagnie Transavia, c’est parti pour 6h de vol direction Boa Vista.

Pour la petite information, le Cap Vert ou Cabo Verde est un Etat insulaire d’Afrique de l’Ouest, composé d’un archipel de dix îles volcaniques dont Boa Vista fait partie. 

Autant dire que nous avons été agréablement surprises par cette compagnie. Censée être un low cost, le service y est de notre point de vue bien meilleur que dans certaines compagnies nationales. Outre le fait que l’avion était vide et que nous avions 3 places pour nous allonger (ce qui nous a permis de rattraper la nuit avortée dans le hall d’Orly), un plateau repas nous a été distribué. Personnel sympathique, avions propres, on valide Transavia !


ARRIVEE A BOA VISTA

WAOUH. Je vous recommande vraiment de tout faire pour avoir un hublot, ou de vous allonger sur votre voisin si vous n’en avez pas, car l’arrivée à Boa Vista est l’une des plus belles que j’ai vues. Mer bleu turquoise, plages de sable blanc, puis le désert.

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Contrairement à certains aéroports, on ne peut que se sentir dépaysé en arrivant à l’aéroport international Aristides Pereira (1er Président de la République de l’Indépendance de 1975 à 1991). Je ne saurai pas vraiment dire à quoi il ressemble, mais arriver dans cette ambiance, avec plus de 30 degrés alors qu’il pleuvait/gelait à Paris, c’est juste le top !

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NOTRE HOTEL 

Le voyage (vol + hôtel + pension complète) a été organisé par Look Voyages, dans le resort Royal Decameron Boa Vista. Pas de soucis à l’arrivée, l’équipe d’animation vient vous chercher à l’aéroport, pour vous conduire à l’hôtel qui se trouve à 5km. On sait à peine montés dans le bus qu’on va passer de bonnes vacances : les animateurs sont super cool, et nous ont fait bien rire sur les 10 minutes du trajet. Un pot d’accueil nous attendait à notre arrivée, avec de la musique.

Les chambres sont très confortables, la plage et les piscines de l’hôtel sont belles, l’animation est cool, bref tout est au top. Des activités diverses ont lieu toute la journée (aquagym, step, tir à l’arc, foot, volley, tennis, jeux de carte…), il y a toujours de la musique au bord de la piscine, une piste de danse tous les soirs avant le repas, des spectacles tous les soirs, et la fameuse discothèque de l’hôtel qui nous faisait nous coucher tous les soirs à pas d’heure.

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Formule all inclusive 

  En d’autres termes, cette formule signifie qu’une fois que vous aurez payé votre séjour, et en imaginant que vous ne sortiez pas de l’hôtel, vous n’aurez plus un euro à dépenser en nourriture/boissons. Plusieurs bars sont à votre disposition dans l’hôtel, et les boissons (alcoolisées ou non) sont illimitées et gratuites.

Nos 3 repas journaliers se faisaient à l’hôtel, sous forme d’un buffet, très bon et chaque jour très varié. Nous avons pu entre autres goûter le cachupa, mets national qui ressemble à un ragoût dont les ingrédients de base sont le maïs et les haricots secs, mais également du mérou, du thon, de l’espadon, ou encore le fameux plat sénégalais tiebou diene. Je ne pourrai pas énumérer tous les plats qui nous ont été présentés mais ne vous inquiétez pas, vous trouverez votre bonheur !

Point négatif : la wifi

Parce qu’il en faut bien, la wifi est payante, et à des tarifs assez élevés (7 euros l’heure). Ce n’est en soi pas une mauvaise chose de se déconnecter pendant les vacances, et 2h m’ont suffi durant mon séjour, mais je pense notamment à des personnes qui, pour leur travail, devraient se connecter régulièrement et longtemps.
Il est possible d’acheter une carte 3G pour moins cher à Sal Rei (capitale de l’île), mais uniquement pour portables débloqués. Sinon, se renseigner avant son départ avec son opérateur pour un forfait international.
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LES EXCURSIONS

L’hôtel propose plusieurs excursions sur l’île de Boa Vista, nous en avons choisi 2, pour un total d’environ 90 euros (50 euros le tour de l’île, 40 euros le quad).

Mais avant tout, TRES IMPORTANT !!
Le soleil capverdien tape très, très, très fort. Moi qui suis plutôt du genre « je bronze vite je mets de la Nuxe », j’ai vite compris que la petite allait rester dans ma valise et être remplacée par une crème solaire protection 50.
Idem pour le chapeau, j’en ai acheté un sur place, une insolation est si vite arrivée et lorsqu’on sait que l’hôpital le plus proche est celui de Dakar (au Sénégal, oui oui), ça ne donne pas envie de faire un malaise.
Et bien sur, toujours une petite bouteille d’eau, surtout si vous vous aventurez sur les dunes.

Excursion 1 : Le tour de l’île

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Parlons tout d’abord du tour de l’île en une journée : il vaut carrément le coup. Je ne me voyais vraiment pas rester une semaine dans l’hôtel sans même visiter l’île de Boa Vista. Il se fait dans des pick up, je vous conseille de monter à l’arrière, à l’air libre, c’est vraiment cool 😉  Par contre, mettez vos habits les plus laids et surtout pas de blanc car vous allez revenir noir de crasse ! On est sur une île volcanique, il y a du sable, autant vous dire que l’eau de votre douche le soir ne sera pas translucide 😉 Le repas est compris, dans un petit restaurant local très bon. Peu de temps est laissé pour faire des achats, mais il y a quand même 2/3 boutiques en fin de journée où acheter paréos, tasses, bracelets « no stress » (devise nationale) et autres objets.

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 On a même eu la chance de voir l’un des 5 baobabs de l’île !
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Excursion 2 : la ballade en quad 

Deux choix vous sont proposés pour cette ballade avec Quad Zone : le nord de l’île, ou la plage de Santa Monica, nous avons choisi la seconde. Et franchement, si vous le pouvez, fonceeeeez ! C’était incroyable, une des meilleures expériences que j’ai vécue ! Les paysages sont magnifiques, conduire un quad est vraiment amusant (même si mes premiers virages ne furent pas fameux haha) et il y avait une super ambiance. La conduite dans les dunes, juste avant de rentrer, a été le moment le plus incroyable. Il ne faut pas lâcher son quad une seule seconde, sinon c’est patinage et embourbement dans les dunes assuré. La sensation dans ces dunes est unique, il faut le vivre pour comprendre 😀
Pour résumer, à moins que vous ayez des problèmes de dos (car ça tape fort…), je vous encourage vraiment vraiment à le faire ! Et, encore une fois, pas de beaux habits… Vous allez rentrer encore plus dégoutants que pour le tour de l’île !


Toutes les photos sur les quads ont été prises par BrimaPhotos 

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Petite photo de groupe avec nos moniteurs de quad !groupe-capvert-plage

Excursion 3 : Sal Rei 

Cette excursion est également proposée par l’hôtel, mais nous avons choisi de la faire nous-mêmes. Nous sommes partis à 6, le taxi nous est revenu à 3 euros par personne A/R. Sal Rei, capitale de l’île de Boa Vista, est à 10 minutes de l’hôtel. Les vendeurs sénégalais nous ont sauté dessus à peine sortis du taxi pour nous emmener dans leurs boutiques. Il est plus facile de négocier avec eux qu’avec les capverdiens…

Un garçon d’une vingtaine d’années est venu nous aborder et nous a proposé de nous faire visiter le centre-ville.  Il parlait bien français et était très sympa. Il nous a emmenés voir les écoliers capverdiens dans l’une des écoles de la ville, prendre quelques photos des énormes thons du marché aux poissons et de la place principale, et nous a montré des boutiques pour acheter nos souvenirs. Mention spéciale à mon superbe paréo aux couleurs du Cap Vert sans lequel j’aurais refusé de quitter Boa Vista 😉 Nous lui avons donné un billet à la fin, libre à vous de décider combien, mais ses explications nous ont parfaitement convenu.

Pour les sportifs, il est également possible d’aller de notre hôtel à Sal Rei à pieds, via la plage. Il faut compter environ 2h de marche. Certains du groupe l’ont fait (Pauline et moi n’en faisons pas partie), n’oubliez pas le combo eau-crème-chapeau.

 

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ACHETER DES SOUVENIRS AU CAP VERT

Comme dans un grand nombre de pays, la négociation est une coutume au Cap Vert. Il ne faut pas hésiter à tout négocier, au moins moitié prix de ce qui vous est annoncé ! Cependant, il ne faut pas non plus être dans l’excès… Faire baisser un paréo de 10 à 5 euros, c’est bien. Ne pas le prendre parce que le vendeur a refusé votre prix à 4 euros, je trouve ça limite…
Le Cap-Vert n’est pas un pays riche, 1 euro n’est pas grand chose pour vous, mais ça l’est pour la personne en face qui a un salaire mensuel de 100 euros. Les filles, pensez à ce bracelet brésilien très connu qu’on a toutes achetées à 90 euros, sans raler… 🙂

Concernant la monnaie, l’euro est accepté partout mais il faut penser à retirer en France (chose que nous n’avions pas faite, trop occupée à râler contre Orly). Vous pourrez bien sûr retirer au Cap Vert mais ce sera en escudo capverdien (1 EURO = 110 CVE). Ne pas oublier de changer ce qu’il vous reste avant de quitter le pays, l’escudo ne se change pas en France.

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WHAT HAPPENS IN CABO VERDE…

Si les paysages que j’ai vus au Cap Vert resteront dans ma mémoire par leur beauté, c’est peut être encore plus le côté humain de ce voyage qui m’a marquée. Je ne connaissais personne à part Pauline, je repars avec plus d’une vingtaine de Facebook, mails, numéros.  Le cadre, le groupe, l’hôtel, l’animation, l’ambiance, ce séjour aura été parfait sur tous les points. Des fous rires,  de la kizomba/funana/bachata à n’en plus finir, des discussions jusqu’à 4h du matin, des photos, des cocktails, des coups de soleil, notre table de 20, les réunions rhum improvisées…

Je suis rentrée crevée mais happy comme jamais, obrigada por tudo Cabo Verde ♡

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« Tu devrais faire du yoga ». Qui n’a jamais entendu cette phrase ? Qu’on soit énervés, stressés, tendus, voici la solution : le yoga. Si l’on ne connaît pas vraiment, on s’imagine tout de suite la position en tailleur,
les mains sur les genoux et les exercices de respiration.

Croyez-moi, nous sommes bien loin de la richesse qu’offre cette discipline  ! 

Lorsqu’Aline, la fondatrice de Yogis on Roadtrip, m’a contactée afin de me proposer une collaboration, elle m’a présenté son concept qui m’a tout de suite intriguée. J’avoue que bien que le yoga m’ait toujours intéressée, je n’en avais jamais vraiment fait, si ce n’est assister à quelques initiations pendant mes séjours à l’étranger. Ainsi, l’alliance voyages et yoga correspond donc parfaitement à la vision que j’avais de cette discipline. Le mot yoga évoque pour moi de beaux paysages, une ambiance paisible, une musique douce, l’Asie…


Au moment de choisir mon produit, je savais que j’allais en Birmanie quelques semaines plus tard. Avec les conseils d’Aline, qui m’a notamment bien aidée à choisir ma taille, j’ai opté pour un ensemble : un legging et une brassière, sur le thème des tropiques ! C’est à Gaw Yan Gyi, sur une petite île pleine de palmiers, que j’ai choisi de faire ma petite initiation. Si vous hésitez sur une taille, sachez qu’elle est hyper réactive sur Instagram et par mail !

Et cela m’a confirmé ce que je pensais : le yoga, ce n’est vraiment pas évident quand on commence. C’est en essayant de faire certaines figures qu’on se rend compte que de la pratique va être nécessaire haha ! Par contre, cela permet indéniablement d’apprendre à respirer, se recentrer, s’assouplir, renforcer nos articulations …Bref, plein de bienfaits pour le corps qu’on a tendance à méconnaître !

Pour vous présenter un peu plus Yogis on Roadtrip, il y a certes les tenues de yoga, mais aussi plein d’accessoires un peu bohèmes, qui rappellent l’univers zen de cette discipline. Par exemple, les grosses serviettes de plage rondes, avec lesquelles j’ai beaucoup hésité :p Ou encore, des cartes du monde à gratter, des protège passeports, des essentielles voyages pour organiser vos valises et sacs à dos, des décorations pour la maison
sur le thème du voyage, des bijoux…

Petit plus, certains accessoires sont artisanaux, éthiques et éco-responsables !
Une rubrique leur est d’ailleurs dédiée.

Enfin, pour toutes celles qui souhaitent se lancer, plein de témoignages sont donnés sur son blog, aussi bien par des professeurs de yoga que par des voyageuses expérimentées. 

Vous l’aurez compris, que vous soyez déjà fan de cette ambiance ou que, comme moi, vous la découvriez, je vous recommande d’aller faire un petit tour sur son site !
Et parce qu’il est rare que je fasse des partenariats, mais quand j’en fais un, je le fais bien :p 
On vous propose -20% sur toutes vos commandes avec le code SOOFARSOGOOD20,
cumulable avec les soldes (livraison gratuite).

Voyage et mood décontractée assurés, en plus d’encourager une jeune entrepreneuse à se lancer 😉 


Voici quelques-uns de mes favoris :

La serviette de plage ronde


Le protège passeport original original carte-monde


-La carte du monde à gratter


Le coussin de voyage gonflable

Les sacs de rangement voyage

N’hésitez pas à la suivre aussi sur son Instagram @yogisonroadtrip 😉


« C’est bon de voyager, s’arracher, se sentir libre. Besoin de traverser le monde pour le sentir vivre »

Il y a des pays dans lesquels on rêve d’aller depuis toujours. Et il y en a d’autres auxquels on n’aurait pas forcément pensé, mais qui nous enchantent au moment même où l’idée de s’y rendre est formulée. Le Sénégal, connu pour sa « Teranga » (hospitalité), en fait partie.

En préalable à cet article et sans m’étaler sur des raisons que je préfère garder privées, je tiens simplement à ce que vous sachiez que le programme que j’avais initialement prévu pour mon séjour n’a pas pu être respecté.

Cela explique pourquoi vous ne verrez, à mon grand regret, ni l’écolodge de Lompoul, ni le delta du Saloum, ni Saint-Louis, ni tant d’autres lieux que j’aurais aimé visiter. J’ai beaucoup hésité à faire cet article mais en raison des belles personnes que j’ai rencontrées sur place et des superbes paysages que j’ai vus, il aurait été trop dommage de ne pas faire apparaître le Sénégal dans mes articles. De plus, j’ai été merveilleusement bien accueillie lors de ma semaine à Saly par mon amie Emma et par toute l’équipe de l’hôtel dans lequel elle travaillait. Enfin, vous avez été très nombreux à me faire des compliments sur mes photos, mes stories et à me dire que cela vous donnait très envie d’y aller. La bonne nouvelle est que j’ai plus envie que jamais d’y retourner.

Ceci étant dit, je vous invite à découvrir mes deux semaines dans ce beau pays d’Afrique.

 

AVANT LE DEPART

Le billet : si vous vous y prenez à l’avance, il est possible d’avoir des A/R à 400 euros. Autant vous dire que je ne les ai pas eus à ce tarif. Pour rappel, je suis partie le 27 décembre de Marseille, avec un retour le 8 janvier.

La compagnie : beaucoup de compagnies desservent le Sénégal –> Corsair, Air France, Air Algérie, Royal Air Maroc… et Tunisair. Ayant eu un souci avec mes premiers billets, j’ai dû en reprendre au dernier moment et seule Tunisair avec des tarifs « accessibles », entre 800 et 1000 euros.
(Air France et Corsair tournaient autour de 1500 euros).

Le vol avec Tunisair a été un enfer et nous a, au final, fait perdre énormément d’argent sur place. Pourquoi?
Car « pour des soucis politiques, la compagnie ne peut pas faire le plein de fioul à Dakar et ne peut donc prendre qu’une faible partie des bagages », soit une vingtaine de bagages par vol. Résultat ? Une arrivée où des bagages du vol d’il y a 3 jours défilent. Impossible de savoir quand les vôtres vont arriver ou s’ils vont arriver un jour.
Bilan : 2 aller/retour sur l’aéroport de Dakar – à 1h du centre – pour apprendre que finalement, ils sont à l’agence du centre ville. J’ai passé une semaine sans bagages.

Mes conseils :

– Ne pas prendre cette compagnie si vous prévoyez de vous éloigner vraiment de Dakar, aucune livraison n’est prévue à voter domicile/hôtel et aucune info ne vous est donnée sur leur arrivée. Vous devrez vous déplacer, à vos frais, à l’aéroport ou à l’agence.
– Prendre une petite valise de cabine (ce que j’avais fait) avec le nécessaire pour vivre une petite semaine.


NB1 : n’accusant pas à tort et respectant la présomption d’innocence, j’ai mené ma petite enquête. Il semblerait que ce problème soit rencontré uniquement sur la destination Dakar.

NB2 : les pilotes m’ont fait venir dans le cockpit à l’aller pour l’atterrissage sur Dakar. Peut être qu’ils s’excusaient d’avance pour le retard de mes bagages.  Bref, c’était absolument dingue.


PAS BESOIN DE VISA
Toutefois, je vous invite, quelle que soit la destination, à toujours vérifier quelques jours avant votre départ sur le site du Ministère des Affaires étrangères que cela n’ait pas changé entre temps.


LA NOURRITURE
Impossible de ne pas faire une mention spéciale à la nourriture sénégalaise.
Thiéboudiène (riz au poisson – mon plat préféré), yassa (sauce aux oignons), mafé (sauce arachides), pastels (beignets farcis), thiof grillé (j’ai dû manger tous ceux de la côte), jus de mangue ou de bissap… Chaque repas était un bonheur absolu !
Sans aucun doute l’un des pays où j’ai le mieux mangé.


L’ARRIVEE À DAKAR
Le passage de la douane s’est déroulé de manière assez rapide. On m’a simplement demandé l’adresse du lieu où j’allais, que je n’avais pas. Ils ont été cool.

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DAKAR 

A mon grand regret (again), je n’ai pas vraiment visité Dakar. Il n’y aura donc pas de photos du Monument de la Renaissance ou du phare des Mamelles. J’y retournerai, c’est sûr.

GOREE

Il y a des lieux dont on sort changé. Des lieux où l’horreur et l’incompréhensible ont cohabité durant des années, des décennies, des siècles. Des lieux où l’impardonnable est gravé à jamais. J’avais été bouleversée par ma visite au camp de Dachau lorsque j’étais au lycée. Je l’ai à nouveau été lors de la découverte des Iles du Salut, en Guyane, connues pour avoir été l’un des lieux du bagne. Le musée de l’Apartheid, à Johannesburg, m’a laissé ce même goût de haine envers ceux qui, un jour, ont décidé une telle partition de la population.
Gorée aura été, à nouveau, un réel choc.

Je connaissais la période de la traite des esclaves, par mes cours d’histoire mais également suite aux nombreux séjours que j’ai faits en Louisiane, région dans laquelle les plantations peuvent être visitées.

Or, me retrouver sur cette île, là où le voyage vers l’enfer commençait m’a fait ressentir le même sentiment de tristesse et de haine envers ceux qui avaient, un jour, décrété qu’une couleur de peau était supérieure à une autre. Certains viennent sur l’île de Gorée pour manger au restaurant et prendre des photos au bord de la mer bleue turquoise. J’ai mangé au restaurant, j’ai pris des photos.

Mais je suis surtout venue pour montrer ce dont l’espèce humaine est capable. Montrer que l’esclavage, ce n’est pas qu’un chapitre d’histoire au lycée.  Montrer qu’il ne faut pas fermer les yeux sur ce que certains pays sont aujourd’hui en train de faire sur des migrants. L’esclavage n’est pas terminé. Des êtres humains, sont, en 2018, toujours vendus. Enchaînés. Torturés. Leur tort? Avoir voulu fuir un pays en guerre, une dictature ou la famine. Avoir voulu sauver leur vie et celle de leur famille.

L’enfer est vide, tous les démons sont ici. 

Accessible par le port de Dakar pour 5000 CFA, Gorée a été tour à tour sous domination portugaise, néerlandaise, anglaise et française. Pour reprendre les termes de l’UNESCO,  « cette île mémoire est pour la conscience universelle le symbole de la traite négrière avec son cortège de souffrance, de larmes et de mort ». La traite des esclaves aura perduré du XVe au XIXsiècle sur les côtes d’Afrique de l’ouest. 16 millions d’esclaves auront, durant cette période, été vendus pour rejoindre les plantations Outre-Atlantique.

La Maison des Esclaves est aujourd’hui un lieu symbolique. Il doit s’agir du plus gros contraste que je n’aie jamais vu. Comment la même jolie maison colorée pouvait-elle, à l’étage, abriter l’élégante habitation des maîtres et, au rez-de-chaussée, entasser des êtres humains enchaînés au cou et aux bras ? Au milieu des cris, de la torture, de la maladie et de la mort, les maîtres habitaient, impassibles.

Il est très difficile de mettre des mots sur ce que l’on ressent là-bas.

LE LAC ROSE 

Lorsque l’on parle du Sénégal, l’image du Lac Retba – de son vrai nom – est, peut être, l’une des plus emblématiques.
Situé à 1h de Dakar selon Google Maps//3h selon les embouteillages et moi, il tient son nom de sa teinte qui vire au rose en fonction de l’intensité du soleil. Il est, également, l’ultime étape du rallye Paris-Dakar.

Ses eaux sont parmi les plus salées au monde, avec une concentration de sel similaire à celle de la Mer morte, soit environ 350 g/l de sel. A titre de comparaison, celle de l’eau de mer avoisine les 30g/l.
Il s’agit ainsi du plus gros site d’extraction de sel de l’Afrique de l’Ouest, dans lesquels les « racleurs » de sel travaillent, plusieurs mois dans l’année, dans des conditions très difficiles, en raison notamment des effets corrosifs de l’eau et de l’agressivité du sel.

Il est possible de faire un tour en barque sur le lac ou, tout simplement, de se balader à pied autour.

Si vous allez au Lac Rose, ajoutez le quad sur la liste des « to-do ». Cette balade au milieu des dunes m’a beaucoup rappelé le Cap-Vert et j’ai adoré !
J’ai eu la chance d’assister au coucher de soleil sur la plage, inoubliable.


SALY 

Et voilà Saly, la fameuse ville où je ne devais passer qu’un WE, et où j’aurai finalement passé plus de la moitié de mes vacances. Station balnéaire plutôt touristique, elle se visite assez vite mais demeure très sympa.
C’est ici, que, pour diverses raisons, j’ai décidé de poser mes valises pour la fin du séjour. Et après quelques jours difficiles, où j’ai sincèrement hésité à rentrer plus tôt, j’ai rejoint mon amie Emma, rencontrée il y a deux ans au Cap Vert, qui travaillait dans l’hôtel de Filaos, l’un des plus jolis de la côte.

Et heureusement car mon séjour s’est illuminé. J’ai, très sincèrement, passé une excellente semaine, avec une ambiance digne de celle que j’avais au Cap-Vert dans un club de la même enseigne, Look Voyages.
Je me suis tout de suite très bien entendue avec tous les animateurs, le cadre était magnifique, l’ambiance parfaite. J’ai rigolé, discuté, chanté, bronzé, bref de vraies vacances farniente.

Ce n’était pas forcément ce pour quoi j’étais venue au Sénégal mais je suis au final heureuse de mon séjour à Saly. Je repars avec de nouveaux amis et des souvenirs plein la tête.

Merci à mon amie Pauline pour ce deuxième pays visité à ses côtés. En espérant que le prochain arrive vite 😉
Egalement un énorme merci aussi à tous les animateurs de l’hôtel Les Filaos à Saly, particulièrement mon amie Emma pour avoir réussi à me faire passer une excellente semaine. Ce séjour n’aurait pas été pareil sans vous, merci de m’avoir montré la vraie Teranga sénégalaise.

Ce n’est pas un adieu que je fais à ce pays mais un au revoir puisque je réfléchis déjà à y retourner. Si ce que j’ai publié jusqu’ici sur les réseaux sociaux vous a plu, je vous promets qu’au prochain voyage, vous n’hésiterez plus une seconde à prendre votre billet.

On dit que l’Afrique ne laisse jamais personne indifférent ; cela n’aura jamais été aussi vrai que lors de ce séjour.