J’ai toujours rêvé de faire un safari. Plusieurs pays en Afrique le permettent mais s’il y en avait bien qui retenait mon attention depuis quelques temps, c’était l’Afrique du Sud.
Ce pays situé à la pointe sud de cet immense continent rassemble tout ce que j’aime : le désert, les plaines arides, la savane mais aussi la mer, les côtes, les montagnes.

Vous pouvez  imaginer ma joie lorsque Montres et Tendance pour qui je suis “reporter voyages” m’a proposé d’y partir 2 semaines pour un roadtrip avec l’agence African Trackers.
N’ayant pas forcément l’envie de découvrir de pays seule, j’ai embarqué ma grand-mère, l’une de mes soeurs et mon frère. Je n’ai pas eu à beaucoup insister pour les convaincre !

Afin de pouvoir observer au mieux les animaux et pour que la période ne soit pas trop touristique, nous avons décidé d’organiser ce voyage fin juin-début juillet. Les billets d’avions étaient donc assez accessibles pour cette période, car il ne s’agit pas de la haute saison (environ 550 euros avec Air France au départ de Montpellier).

Pas besoin de visa, pas besoin de vaccin, il est seulement très recommandé d’avoir un permis international ou de faire traduire le vôtre par un traducteur agréé si vous êtes hors délai.
Personnellement, je n’ai eu aucun contrôle de police mais on ne sait jamais !

Je tiens également à préciser que même s’il s’agissait d’un partenariat, j’ai moi-même fait l’itinéraire que je souhaitais avec Amélie, la responsable au sein de l’agence African Trackers. C’est vraiment quelque chose que j’ai apprécié car elle s’est montrée très disponible, le modifiant plusieurs fois à ma demande.

Step 1 – Johannesburg

Après une nuit passée dans l’avion – A380 pour le Paris-Johannesburg donc plutôt confortable – me voici arrivée en Afrique du Sud. Contrairement à ce qu’on m’avait dit, le passage de la douane a été pour moi très rapide : à peine 10 minutes de queue et aucune question – le billet retour étant parfois demandé.

Pour les mineurs, les formalités sont plus poussées : s’y prendre bien à l’avance car de nombreux papiers sont demandés, même si l’enfant voyage avec ses deux parents.
De plus, la législation change assez souvent donc careful !

Mon guide Guido (sans jeu de mot!) m’attendait à la sortie pour démarrer cette première journée de visite. Ce fut vraiment un excellent guide. Il parle parfaitement français, a été très sympa, explique bien l’histoire du pays et on s’est toujours sentis très en sécurité, dans tous les quartiers visités.


Maboneng Precinct
Le quartier branché, un peu l’équivalent de Brooklyn !  Il fait partie des endroits sûrs de la ville de Johannesburg. On y trouve des restaurants de toutes sortes, des cafés hipsters, des bars dansants et des boutiques, dans une ambiance sympathique. Ce marché regorge de stands de nourritures plus appétissantes les unes que les autres. Bon plan pour manger un repas copieux à moindres frais !

Sur la route, petit stop près du cabinet d’avocat de Nelson Mandela et de O.R. TAMBO, lorsqu’ils commençaient tout juste à exercer et à s’opposer à la ségrégation.

 

Musée de l’apartheid
Voyage au cœur de l’une des discriminations raciales les plus odieuses de l’histoire, l’apartheid, qui dura de 1948 à 1991. L’arrivée au Musée nous met tout de suite dans le bain avec ses deux entrées : une pour les  « Whites », une pour les « Non-Whites ».

Cette visite fut extrêmement instructive et il est difficile d’en sortir sans avoir un profond sentiment de dégoût pour ces lois racistes et ségrégationnistes, telles que l’interdiction des mariages interraciaux, le système de cartes d’identité par classification raciale de la population (les Noirs n’ayant pas le droit de résider dans les mêmes quartiers que les Métis ou les Blancs) ou encore les inégalités criantes de salaires
des mineurs selon leur couleur de peau.

Un couloir dédié à Nelson Mandela a été créé après sa mort en 2013, étant un véritable héros non seulement pour le pays mais aussi pour la société internationale.
Un lieu chargé d’histoire, incontournable si vous venez à « Joburg » !

Prévoir une veste : la clim est très très très forte !
 

 Soweto 
Il est possible de dire que le célèbre South West Township représente l’âme de l’Afrique du sud. La visite, incontournable, doit être faite avec un guide. Outre d’éventuelles questions de sécurité, il serait dommage de passer à côté des explications historiques, ce quartier ayant été l’une des towns de lutte contre l’apartheid. Il est également très difficile de s’y repérer seul.

 

La modeste maison où a vécu Nelson Mandela se trouve dans ce quartier et il est aujourd’hui possible de la visiter. Beaucoup de Sud-africains y viennent en pèlerinage et prennent des photos devant ou dans les différentes pièces telles que la chambre à coucher (bien que le lit exposé ne soit pas celui de Mandela mais de ses enfants,
ce dernier dépassant les 1m90 !).

La maison de Desmond Tutu, autre héros national, se trouve à quelques mètres mais, à l’inverse,
ne peut pas être visitée, sa famille y vivant toujours.

C’est ainsi la seule rue du monde à abriter deux Prix Nobel !

Le mémorial d’Hector Pietersen est également une étape en tant que triste rappel d’une répression meurtrière perpétrée à l’égard d’étudiants en 1976. Hector n’avait que 13 ans lorsqu’il fut tué par la police lors d’une manifestation contre l’afrikaans obligatoire à l’école, que ni les élèves,
ni les professeurs des Townships ne maîtrisaient.

Il est frappant de constater que, malgré les inégalités entre les classes sociales vivant à Soweto, le cœur du quartier reste festif et joyeux, alors même que les bidonvilles font face à des villas luxueuses. Aucune animosité ne fut exprimée par les habitants à notre égard, ces derniers étaient même contents que l’on s’intéresse à leur histoire et fiers de nous faire part de leur victoire sur ce système ségrégationniste.

Pour finir cette journée, le restaurant Sakhumzi est l’option idéale. Il s’agit d’un buffet de spécialités sud-africaines, principalement à base de viande, où nous étions – à notre grand bonheur – les seuls touristes. Boire une bière locale en écoutant un concert de rue, ou comment clore une belle première journée en Afrique du sud.

Nuit à l’Indaba Hôtel : très bien entretenu, très belles chambres, excellent buffet au breakfast.
Wifi qui fonctionne parfaitement. Un peu excentré, quartier très calme.

 

STEP 2 : Blyde River Canyon 

La route qui relie Johannesbourg à la région du Blyde River Canyon est assez longue : 4-5h.  Nous avons donc passé la nuit de l’arrivée dans la ville de Graskop.

Le Graskop Hotel était séduisant, un jardin bien décoré, de belles chambres et parking privatif devant la chambre. La nourriture de l’hôtel, aussi bien pour le dîner que pour le breakfast, était excellente
(mention spéciale pour la truite au dîner !).

Le lendemain, départ pour rejoindre la réserve privée afin de faire des safaris.
Mais sur le chemin, plusieurs incontournables de la région à visiter.

Tout d’abord, God’s Window, qui porte bien son nom : un superbe panorama à 1000m de hauteur qui surplombe la vallée. Ce lieu est célèbre pour avoir accueilli le tournage de la scène finale du film « Les Dieux sont tombés sur la tête ». Plusieurs points de vue sont accessibles, selon que vous vous sentez de monter les marches ! Je conseille toutefois de se motiver un peu pour admirer  les ponts de bois au milieu de la rainforest, où nos plantes d’appartement  forment des bosquets.

L’entrée coûte 10 rands (100 rands = environ 8 euros).

Un peu plus loin, on change de paysage avec les Bourke’s Luck Potholes, des cavités cylindriques creusées par les tourbillons de l’eau. C’est vraiment très beau et étonnant, je n’avais jamais rien vu de semblable !

Il vaut mieux y aller tôt afin d’éviter les cars de touristes. L’entrée coûte 50 rands.

Enfin, dernier stop pour observer le Blyde River Canyon, et pas des moindres : Three Rondavels. En effet, dans plusieurs pays d’Afrique, un rondavel désigne une hutte coiffée d’un toit en chaume, soit une « case africaine ».  Or, la forme de ces trois massifs rocheux verdoyants évoquant tout à fait cela, le nom était tout trouvé.

Ne pas oublier le petit air de savane aux alentours !

J’ai beaucoup apprécié ce passage dans cette région, en ce qu’il permet de voir de très beaux paysages, assez étonnants puisque je ne m’attendais pas à les voir en Afrique du sud !

Il faut savoir que la route qui relie Johannesburg à Graskop, « ville-étape » pour ces endroits, est assez montagneuse. Il est donc préférable d’être à l’aise en conduite et de ne pas avoir peur de conduire à gauche car il faut être concentré
pendant les 5h, cela s’est très bien passé pour moi.

 

STEP 3 : LA RESERVE PRIVEE KARONGWE

Si l’on m’avait décrit l’endroit où j’allais atterrir au bout de la route du Blyde River Canyon, que j’ai présenté lors du précédent post, je crois que j’aurais sous-estimé la beauté du Chisomo Safari Camp,
dans la réserve privée Karongwe.

Nous avons été accueillis dans ce superbe lodge par un cocktail de bienvenue.

C’est l’un des hôtels les plus extraordinaires que j’ai jamais vus ! Il est même difficile de le qualifier d’hôtel puisqu’il se compose d’une vingtaine de « bungalows » et quel fut le choc en y entrant !! C’était digne d’une nuit de noce et aucune des photos que j’ai pu prendre n’arrive vraiment à faire ressortir le côté féérique du lieu.

Le magnifique lit à baldaquins était joliment décoré et entouré d’une moustiquaire,
que le personnel vient mettre à la tombée de la nuit.

La vue n’est pas en reste : panorama sur le bush, où phacochères et impalas se baladaient. Vous l’aurez compris, le cadre était particulièrement exceptionnel.

A peine arrivés, nous sommes allés déjeuner au délicieux restaurant de l’hôtel.

Midi : entrée, plat, dessert, boissons à tout excellent et raffiné

Dîner : un feu de troncs d’arbres au milieu d’un vaste camp en forme de cercle, et,  à la circonférence, de petits feux privatifs pétillants pour 4 à 6 personnes, bienvenus dans le froid du soir. Au menu soupe aux pois, et barbecue à volonté, agneau, poulet, saucisses, légumes.

Breakfast : excellent à boissons chaudes et jus à volonté, œufs, bacon, etc.

« Sunset safari » (15h30 à 19h)
Le soleil se couche très tôt en hiver. Aucune vitre dans notre jeep privée, ce qui permet une proximité palpitante, un contact visuel impressionnant avec tous les animaux, zèbres,  girafes, éléphants… Mais en totale sécurité car nos deux rangers, un conducteur et un guetteur (armé juste au cas où), connaissent parfaitement les comportements des Big Five (lion, rhinocéros, buffle, éléphant, léopard), qui nous ignorent si l’on ne passe pas le bras en dehors de la jeep !

Difficile de ne pas revenir émerveillés après ça ! Les deux rangers qui nous accompagnaient, très professionnels, nous ont permis de voir les Big Five en seulement deux sorties. Nous avons également pu admirer beaucoup de girafes, zèbres, impalas, hippopotames, koudous, antilopes, hyènes…

On a même eu la chance d’assister à des scènes incroyables, notamment celle d’un guépard surgi de nulle part qui a observé les éléphants avec nous pendant au moins 15 minutes, ou encore les lionceaux  qui nous ont alertés de l’arrivée de rhinocéros en tournant leurs regards du même côté tous en même temps. Meilleur odorat et meilleure ouïe que nous ! Les rhinos sont passés, tranquilles, à quelques mètres.

 

« Early Morning Safari » (6h-10h)
Lever 5h, départ 6h pour voir les animaux boire au petit matin.
Là aussi, comme la veille, on en a pris plein les yeux.
Les rangers connaissent vraiment leur métier, savent où aller et où permettre parfois de mettre pied à terre en sécurité, même si cela fait toujours un petit pincement au coeur….
Le café au lever de soleil face aux hippopotames est un must !


Note 1: certains critiquent les réserves privées (lodges) en ce que les animaux ne seraient pas aussi libres que dans le parc Krüger. Je ne suis pas du tout d’accord : les terrains, le bush, sont immenses et les animaux, en totale liberté, se promènent de façon imprévisible. Les rangers les cherchent et il leur arrive de ne pas réussir à les repérer ! Nous avons eu beaucoup de chance. Ces réserves privées restent toutefois le lieu où vous êtes sûrs de voir les Big Five.

Note 2 : le prix de ce lodge est, en effet, élevé. Il faut cependant savoir que tout y est inclus : chambre, repas et safaris. Au vu de la qualité de l’accueil, cette option s’avère vraiment très intéressante.

 

STEP 4 : LE PARC KRUGER

Compter environ 3h de route pour rejoindre le Kruger de la réserve.
Il est possible d’entrer dans le parc par plusieurs « gates » – notre camp se trouvait à 10 minutes de la Numbi Gate.
Faire bien attention aux horaires : les entrées ferment entre 17h30 et 18H30 selon les mois, pensez à calculer !

Le PretoriusKop se compose d’une trentaine de bungalows de tailles différentes. Contrairement au lodge, où tout était inclus, vous serez ici en totale autonomie; cela ressemble davantage à un camping, avec le barbecue sur la terrasse et l’épicerie pour faire ses courses. Les safaris ne sont pas compris et je vous conseille de les
réserver à l’avance pour être sûrs d’avoir des places !

Le dépaysement est garanti dès l’entrée dans le Krüger, puisque vous avez de grandes chances de croiser antilopes, girafes ou éléphants durant les premiers kilomètres.

Si les voitures du lodge étaient privatives, celles du camp étaient plus grosses, pouvant contenir jusqu’à une vingtaine de personnes. Il est donc plus difficile d’aller dans les petits chemins. Cependant, la réussite de la visite tient vraiment, outre la chance, au ranger.

Nous avons eu une sortie exceptionnelle en fin d’après-midi, où nous avons eu la chance d’assister à des interactions entre les animaux. C’était très surprenant, il faudrait presque une analyse d’anthropologue !!! Nous avons par exemple vu, successivement une nursery de hyènes, avec de minuscules bébés, gardés par une « nurse » qui jouait avec eux pendant que les parents chassaient, puis un peu plus loin un joli léopard à la fourrure tachée de sang, assis, seul,  qui avait l’air maussade, pendant que de l’autre côté du chemin les parents hyènes dévoraient la proie que lui le léopard avait tuée ! Plus loin, un point d’eau où une dizaine d’animaux très différents vivaient, buvaient, jouaient en bonne intelligence, ou encore un troupeau de buffles bloquant la route… Stupéfiant.

NB : les visites du matin étaient aussi très sympas. Cependant, elles partent à 5h du matin. Or, à part des hyènes, nous n’avons croisé aucun animal jusqu’à 6h30 environ. De plus, il fait très, très froid à l’aube à cette période de l’année et les voitures n’ont pas assez de couvertures pour tout le monde. Pensez à vous couvrir !

Je ne me suis jamais sentie en danger durant les sorties. Contrairement à ce que l’on pourrait croire, les animaux ne sont pas du tout agressifs et n’hésitent pas à marcher devant la voiture, à un pas calme, comme ce fut le cas avec les éléphants. Dans tous les cas, les rangers connaissent parfaitement leurs comportements
et réagiraient en cas de problème.

 

Il est possible de se balader sans rangers et avec sa voiture sur les pistes balisées, ce que nous avons fait et nous avons, encore une fois, eu beaucoup de chance, en croisant par exemple cette famille de buffles sur la route, un guépard au détour d’un virage et un rhinocéros paisible. Bien sûr, il est primordial de respecter les mesures de sécurité, comme par exemple ne pas faire de bruit, ne pas descendre de la voiture ou ouvrir les fenêtres, ne surtout pas essayer de « poursuivre » un animal ou d’approcher trop en voiture s’il y a des bébés… En respectant ces règles de bon sens, vous en prendrez plein les yeux en toute sécurité.

 

Nourriture : nous ne sommes jamais allés au fastfood du camp. L’épicerie propose beaucoup de produits, dont des viandes locales qu’il est possible de faire cuire au barbecue devant le bungalow.
Tout le nécessaire (charbon, allumettes, etc) est également à la vente.

Wifi : il n’y a pas de wifi disponible dans le camp. Le seul moyen d’éventuellement l’avoir est de prendre un menu au fastfood. Si elle fonctionne, ils vous la donneront, mais déconnecter dans cet environnement fait un bien fou!

Paludisme : nous n’avons vu aucun moustique, ce n’est pas la peine de prendre un traitement quand c’est
l’hiver en AFS (attention aux saisons inversées)!

Voyage Kruger-Cap : l’aéroport du Kruger est très proche du camp. Plusieurs vols, directs ou avec escale, sont disponibles tout au long de la journée. Si vous voulez faire la sortie du matin, il est préférable de prendre celui de la fin d’après-midi et de vous balader avec votre voiture dans le camp.

!!Attention !! Comme dans beaucoup de pays, prendre des photos de la voiture et de toutes les éraflures/traces/etc au moment où vous la récupérez. Ne pas hésiter à protester si on vous reproche d’avoir abîmé quelque chose qui était déjà là (et signalé lors de la remise des clés) ou si on vous « invente » une marque de défectuosité.


STEP 5 : Journée à Cape Town

Le dernier vol Kruger-Cape Town fait arriver aux alentours de 23h30. Pas de panique, les locations de voitures restent ouvertes jusqu’aux dernières arrivées. Voiture automatique récupérée, direction l’hôtel !

NB voiture : si la zone du Krüger est assez plate, je vous conseille de prendre une automatique si vous n’êtes pas habitués aux manuelles et, surtout… aux démarrages en côte. Le Cap n’a pratiquement que des pentes avec des  feux rouges.

Notre hôtel, le Grey Hostel, était très design et nous l’avons beaucoup apprécié. Il est situé dans un quartier sûr mais un peu festif, puisqu’il y a quelques bars à côté (qui ferment toutefois assez tôt). Dans tous les cas, vous ne risquerez rien en rentrant le soir.

Bon plan breakfast : juste en bas de l’hôtel, le café/snack KOS est vraiment idéal pour démarrer la journée. Pour environ 4 euros, vous pouvez avoir votre grand café/latte/cappuccino ainsi que de délicieux bagels salés. Les serveurs sont, de plus, extrêmement sympathiques.

 

Table Mountain 
 !!! Conseil : réservez vos tickets sur internet !!! Cela permet d’éviter bien 30/45 minutes de queue. Seul point négatif, il y a parfois des réductions disponibles sur place et pas sur internet (exemple un ticket enfant offert pour un ticket adulte acheté). A vous de voir selon le temps dont vous disposez…
L’aller/retour en téléphérique coûte environ 250 RAND (16 euros) pour un adulte et 125 pour un enfant (8 euros).

Notez qu’il est également possible de n’acheter qu’un aller simple et de faire l’autre partie du trajet à pied,
ou de faire carrément tout à pied !

 

La vue en haut de la Table est superbe, donnant sur toute la ville et l’océan. Il est possible de s’y balader une bonne partie de la journée ! Attention cependant à surveiller les enfants si vous en avez : les falaises sont vertigineuses et sans garde-fou, certains s’avancent beaucoup pour prendre des photos mais… à vos risques et périls ! Vous pourrez enfin apercevoir des petites marmottes sur les rochers.
Prévoir minimum 2h pour faire cette visite.


Jardin botanique de Kirtenbosch
Attention, il ferme tôt en hiver (donc en été en France), prévoir d’y entrer avant 15h pour bien en profiter !

Vous y verrez toutes sortez de plantes, notamment des protées, l’emblème de l’Afrique du Sud !
Petit topo sur cette merveilleuse espèce sauvage, dont la presque totalité au monde (90%) pousse dans la Province du Cap et qui prend une centaine de formes et de couleurs.

Elle est aussi cultivée dans le superbe jardin botanique de Kirtenbosch, sur le flanc de la Montagne de la Table et tire son nom du dieu Protée, qui changeait d’apparence à volonté. Dans la mythologie grecque, Protée est un dieu marin, mentionné par Homère comme gardien des troupeaux de phoques de Poséidon. Capable de toutes les métamorphoses, il prend tour à tour la forme d’un lion, d’un serpent, d’un léopard, de l’eau, d’un arbre…

À la fin de l’apartheid, Nelson Mandela avait d’abord souhaité la protéa comme unique emblème national, symbole de la diversité raciale. Après de houleux débats, la protéa a été juxtaposée au springbok sur les maillots sportifs.

 

Bon plan dîner : le restaurant La Paranga, situé à Camps Bay, en bord de mer. Outre le cadre lounge et moderne, la nourriture était juste délicieuse, pour des prix qui demeurent accessibles au vu du standing.
Des formules, allant de 250 à 300 RAND (15/20 euros) sont proposées, ainsi que des nombreux plats.
Le vin y est également très bon. Une belle découverte !


STEP 6 : Hout Bay, Boulder’s Beach & Cape Point

Hout Bay se trouve à une petite demi-heure de route du centre de Cape-Town.

Achetez votre billet avec Nauticat Charters assez tôt pour être sûrs d’avoir vos places (départs environ toutes les heures) et allez prendre un breakfast ou un café dans le seul petit snack, juste en face du port !

L’excursion à Duiker Island sera un souvenir inoubliable ! Outre les superbes falaises au bord desquelles vous naviguerez pour vous rendre près de l’île, vous serez accueillis par des milliers de phoques, jouant dans l’eau ou bronzant sur les rochers. Le barreur est très habile pour raser les rochers et virer presque sur place.

Au retour, n’hésitez pas à flâner au milieu des marchands ambulants et à négocier un peu vos achats, comme la tradition le veut !

Il est conseillé de prendre un traitement contre le mal de mer si vous y êtes sujets. L’eau est en général plutôt agitée et le bateau tangue beaucoup. Ce serait dommage de ne pas profiter de la ballade…

Boulder’s Beach
Sans le manteau et les écharpes, on pourrait se croire sur une île tant le sable est blanc et l’eau cristalline. Cette plage payante et surveillée est un must see de la côte : c’est là où vous pourrez le mieux admirer les manchots mener leur petite vie.

Tout à côté de vous, vous verrez beaucoup de bébés manchots et des pères fort occupés à construire leur nid, quitte à voler les brindilles du nid voisin !

Quelques restaurants bordent les petites criques, offrant une superbe vue sur la mer.

Chapman’s Peak
Malheureusement, la route pour s’y rendre était fermée. Des tournages pour des publicités de voiture ayant souvent lieu sur cette dernière, se renseigner avant d’y aller.
En cas de fermeture, il faut repasser par la ville du Cap pour pouvoir partir vers Hermanus, ce qui fait perdre une petite heure.


Cape Point

Le CAP. Lieu mythique autant qu’historique et d’une beauté à couper le souffle. Mythique car sa pointe rocheuse sépare les deux Océans, Atlantique et Indien. Tant de navigateurs ont péri au large de ce Cap des tempêtes, rebaptisé plus tard Cap de Bonne-Espérance, car tant d’autres l’ont doublé pour élargir le monde, ouvrir le chemin des Européens vers l’Orient.

Pour tout avouer, il existe TROIS Caps dignes de votre intérêt, tout proches. Le célèbre Cap de Bonne-Espérance, où vous tenterez de frayer votre chemin parmi les touristes pour vous faire photographier devant le vaste panneau bilingue qui précise « le cap le plus sud-ouest d’Afrique ».


Juste à côté, le majestueux Cape Point, promontoire géant, massif mais de forme effilée, impressionnant, avec son phare (accessible à pieds ou par le funiculaire) et ses singes parcourant le parking.

Une randonnée permet de se rendre d’un point à l’autre ; elle dure environ 1h et est gratuite.
Il est également possible de s’y rendre en voiture.

Enfin, plus à l’Est, injustement moins célèbre, le Cap géographiquement le plus au Sud d’Afrique,
le cap des Aiguilles (das Agulhas).
Le site ferme tôt. En hiver, l’heure de sortie est autour de 18h. Prévoir une bonne journée pour tout voir.

STEP 7 : Hermanus

Départ pour Hermanus, la dernière étape du trajet. A environ 1h30 de la ville du Cap,
il s’agit du meilleur endroit pour observer les baleines en AFS.

De nombreuses sorties d’environ 3h ont lieu en bateau toute la journée.

S’il s’agit principalement d’une question de chance, il faut savoir que certaines périodes sont plus propices que d’autres à l’observation des baleines. Ainsi, les compagnies vous remboursent une partie du billet si la ballade s’est avérée infructueuse (confirmez toutefois cela avec elles avant de réserver).

Outre l’observation des baleines, Hermanus est une ville portuaire très agréable.
Les côtes sont superbes et il est très plaisant d’y flâner.

Nous n’aurions pas pu rêver mieux que le Francolin Hof Guesthouse pour terminer notre séjour : tout était parfait ! Superbes chambres spacieuses, belles salles de bain, terrasse avec vue sur la mer,
accueil chaleureux avec une collation, délicieux breakfast…

Bon plan restaurant : sur les conseils de la propriétaire des lieux, nous sommes allés dîner au Lemon Butta Restaurant, à Hermanus. Très beau cadre et délicieux !
Mention spéciale pour les plateaux de seafood, spécialité locale.

 

Et c’est ainsi que se termine ce merveilleux roadtrip de deux semaines en Afrique du Sud. Si vous avez lu l’article, je n’aurais pas à vous convaincre davantage sur la beauté et la diversité de ce pays. J’ai rarement été aussi dépaysée dans un même pays et il est trop dommage de se priver d’un tel voyage pour des craintes quand à la sécurité. La violence est malheureusement l’un des fléaux de l’AFS mais je ne me suis honnêtement jamais sentie en danger. Il y a simplement des règles à respecter, comme partout : éviter certains quartiers, notamment à Johannesburg, ne pas se balader tard la nuit dans des rues isolées, la voiture doit être fermée aux feux rouges, ne pas se balader sur la plage du Cap la nuit, ne pas exposer de signes de richesse si vous allez dans un bidonville (par exemple Soweto)… La liste est longue mais il s’agit de bon sens. Je vous invite tout de même à vous renseigner sur les endroits que vous souhaitez visiter et les quartiers où vous souhaitez loger, mais vous trouverez beaucoup d’informations à ce sujet dans les guides, sur les blogs ou directement auprès des locaux.

Si vous préparez votre voyage là-bas, n’hésitez pas à me laisser un petit commentaire si cet article vous a aidés dans la préparation ! Et si vous n’aviez pas prévu d’y aller et avez atterri ici par hasard, j’espère que l’envie de survoler l’Afrique pour aller visiter ce superbe endroit vous a gagnée 😉

« Kirghi…quoi ? C’est quoi ? Un pays ? Ah oui ceux qui finissent par « stan » vers la Russie ? Mais pourquoi tu vas là-bas ? ».

Soyons honnêtes, qui ne s’est pas dit ça en entendant pour la première fois parler du Kirghizistan ?
Et pourtant, ce petit pays, totalement méconnu à l’époque où j’y suis allée, est l’un des plus beaux que j’ai pu visiter.

Comment je me suis retrouvée là-bas ? C’est bien simple, je rêvais de faire du cheval dans les steppes. Sur un coup de tête au mois d’août 2016, j’ai regardé pour partir en Mongolie, un pays qui me fait rêver depuis toujours.
Sauf qu’entre le billet hors de prix à quelques jours du départ et le visa assez long à obtenir, mon séjour de dernière minute est retombé à l’eau aussi vite qu’il en avait émergé.

Ne me laissant pas abattre, j’ai cherché dans quel autre endroit du monde je pourrais me la jouer Calamity Jane avec les nomades et la révélation est apparue : WOW, c’est quoi ce pays ? Ca a l’air incroyable ! Et les billets, 450 euros en plein mois d’août ? A une semaine du départ? Pas besoin de visa ?
Billet Marseille-Bishkek booké, je m’envole en Asie centrale !

C’est dans la capitale kirghize que j’ai rencontré Alex Vizeo et c’est suite à ce séjour qu’il m’a proposé de faire une collaboration sur ce beau pays. Mon récit de deux semaines entre cheval dans les steppes et randonnées au milieu des lacs se trouve donc sur son blog et j’ai vraiment essayé de le faire le plus complet possible.

Article “Voyager au Kirghizistan quand on est une fille”

Si ce voyage vous intéresse, je vous invite à le lire et n’hésitez pas à revenir vers moi pour toute question !

Sur ce, je vous mets quelques photos afin que vous puissiez admirer la beauté de ce pays 😀
Enjoy ! 


Bishkek : Lénine, bazar et Gorge d’Ala-Archa



Kochkor : cheval, collines et instaview



Lac Song-Kol : cheval, steppes et galops




Lac Song-Kol : locaux, yourtes et soupe à la chèvre



 

Fairy Tale Canyon : des airs d’Arizona



Karakol : départ du trek vers Ala-Kul



 

Ala-Kul : lac, montagnes et vue imprenable




Altyn Arashan : sources d’eau chaude et repos




En espérant que ce petit aperçu du Kirghizistan vous aura donné envie de lire l’article
et d’aller découvrir ce magnifique pays 😀

Чооң рахмат !

« Faire demi tour, c’est une mauvaise manière de poursuivre un voyage ». Voici l’état d’esprit dans lequel je me suis trouvée à mon retour du Mexique, en août 2014. Partie une dizaine de jours chez des amis à Playa del Carmen, j’ai découvert une partie de la région du Quintana Roo et je n’ai jamais eu un tel coup de coeur pour un pays. A mon retour, mes conversations ne tournaient qu’autour de ces vacances, si bien qu’après beaucoup d’hésitations et quelques moments de déprime en France, je me suis à nouveau envolée vers le Mexique en février 2015.
Ce jour a marqué le début de l’aventure extraordinaire qui va suivre et qui, j’espère,
vous donnera envie de découvrir ce magnifique pays.

————————————-

AVANT-PROPOS

Article Yucatan/Quintana Roo 
Afin que ce texte ne soit pas trop long, un deuxième article est dédié uniquement à la région du Quintana Roo/Yucatan, que j’ai pu vraiment bien visiter lorsque j’y vivais.
[J’y développerai notamment mon stage au Consulat de France].

Roadtrip effectué en 2015
Ce roadtrip a été effectué en juillet 2015 (j’y vivais donc depuis environ 6 mois) et le Mexique n’était pas aussi touristique qu’aujourd’hui : certaines choses, notamment les prix, peuvent ainsi avoir évolué.

Photos
Soofarsogood n’existait pas à cette époque : les photos ne sont donc toutes pas “qualité blog”. De plus, nous avons perdu l’appareil dans lequel se trouvaient les photos : il y a donc malheureusement des lieux visités qui n’ont pas de photo, les seules photos sont celles que j’avais sur mon téléphone.
Obligés d’aller voir de vos propres yeux 😀

Organisation
Fidèle à ma personnalité, j’ai organisé ce roadtrip au dernier moment. J’ai pris mon aller simple Cancun-Mexico DF quelques jours avant le départ, pour 50 euros, avec la compagnie Vivaaerobus. L’itinéraire n’avait pas été préparé, je savais simplement que j’avais une vingtaine de jours pour vadrouiller.
Tous les hôtels, les activités et les billets de bus ont été réservés au jour le jour.
Toutefois, je vous conseille de vous y prendre un peu à l’avance si vous avez un itinéraire précis ou des dates à respecter.

 

INFOS PRATIQUES

Entrer au Mexique 

Si vous êtes français, le visa n’est pas nécessaire si vous restez de moins de 180 jours. Attention cependant à être bien clairs sur le motif de votre séjour ! Le Mexique est en effet très sévère avec le travail illégal et l’absence de présentation d’un billet retour, par exemple, pourrait vous mettre en difficultés.


Se déplacer

L’avion : qu’il s’agisse de la compagnie régulière AeroMexico, plus chère, ou des compagnies low cost telles que Volaris, VivaAerobus ou Interjet, se déplacer est très facile. Si l’avion est préférable pour certains trajets, il est parfois inutile de payer des sommes élevées pour d’autres : je vous détaille dans l’article.

La location de voiture : louer une voiture se fait aisément au Mexique, le permis international n’étant pas nécessaire. Toutefois, plusieurs éléments sont à prendre en compte.
En effet, si certaines régions telles que le Quintana Roo sont relativement sûres, d’autres le sont un peu moins. Vous n’êtes jamais à l’abri d’une forme de racket, que ce soit par les locaux (notamment en zone zapatiste dans le Chiapas) ou, malheureusement, par la police elle-même. Sachez également qu’en dehors des zones très touristiques, beaucoup de mexicains ne disent pas un mot d’anglais. Il vous sera difficile de communiquer en cas de contrôle de police ou d’incident avec votre voiture de location.

Si vous souhaitez tout de même partir en roadtrip avec une voiture de location, faites très attention à bien prendre en photo toute trace/écorchure/bosse sur la carrosserie et à vérifier que tout fonctionne (phares, essuies-glaces…). De nombreuses arnaques existent au Mexique, où le loueur vous facture
au moment de rendre la voiture des choses qui étaient déjà là.

Le colectivo : il s’agit de mini bus, très peu chers et partagés avec les locaux, qui s’arrêtent et vous lâchent un peu où vous voulez sur leur trajectoire. Pas besoin de réservation, on paie directement le chauffeur en montant. Ils sont très pratiques dans les villes mais sont difficilement envisageables pour être votre moyen de transport dans un roadtrip comme celui que je vais vous présenter.

Le bus : ils n’ont absolument rien à voir avec les bus français.
La compagnie principale s’appelle ADO et plusieurs types de bus (et de confort) y sont proposés :
le ADO classique, le ADO GL (grand luxe) et le ADO Platino.
Pour faire simple, le classique sert pour les « petites distances », mais du moment où vous dépasserez les 6h de trajet, et surtout si vous voyagez la nuit, je vous conseille de prendre au moins le GL (sièges qui s’inclinent davantage, plus d’espace pour les jambes…) et, dans l’idéal, le Platino (sièges qui s’inclinent presque entièrement, « repose pieds », mini TV, oreiller, repas…). Il faut en effet savoir que le prix des billets est 50% moins cher si vous l’achetez en avance sur internet : ainsi, il peut arriver qu’il n’y ait que 5€ de différence entre deux catégories.

La langue

De manière générale, vous arriverez à communiquer en anglais avec les agences, les hôtels et les locaux dans les grandes villes. Dans les villages et les zones rurales, notamment dans la région du Chiapas, il est possible que seul l’espagnol soit compris. Vous ne perdez rien à avoir un petit guide de conversation avec vous !

La monnaie

La monnaie au Mexique est le peso mexicain. 1 euro = 19,86 pesos mais pour ne pas vous y perdre, calculez que 1 euro = 20 pesos, 5 euros = 100 pesos etc.
Il est également possible de payer en dollars dans certaines grosses villes.

La nourriture

Tacos, burritos, fajitas, enchiladas, chili con carne, nachos, tortillas, mais aussi viandes et poissons grillés, mariscadas… Bref, la cuisine mexicaine est l’une des plus variées que j’ai eu l’occasion de tester, vous trouverez votre bonheur por seguro

Une femme seule au Mexique ? 

Comme vous le comprendrez à la lecture de cet article, je n’ai pas voyagé seule. Cependant, je ne pense pas que le Mexique, malgré ce qu’on dit, soit un pays dangereux pour les femmes.
J’ai trouvé les mexicains bien plus respectueux que dans d’autres pays que j’ai visités.
Après, tout dépend de votre façon de voyager. Si vous comptez prendre les bus locaux, aller dans des guesthouses et prendre des agences pour les activités, il n’y a à mon sens aucun problème. Je n’irais par contre pas faire de couchsurfing seule (ni au Mexique ni ailleurs), faire du stop pour rejoindre des sites touristiques isolés ou louer ma voiture seule pour rouler dans les montagnes. Ce n’est que mon avis, chacun a sa propre vision de la sécurité 🙂

Frise chronologique

Afin que vous ne soyez pas perdus dans la description des temples que je vais faire,
voici une frise chronologique très bien faite, prise sur ce blog.

Cet avant-propos étant terminé, c’est parti pour 3 semaines de roadtrip !

JOUR 1 : Départ de Cancun à Mexico DF

Jour J ! Départ tôt le matin de Playa del Carmen avec le bus ADO pour aller à l’aéroport de Cancun : compter 1h et 156 pesos (7 euros). Compagnie aérienne correcte et, 2h30 plus tard, me voilà à Mexico DF.

Conseil : traversez le pont que vous verrez à la sortie de l’aéroport et prendre le taxi de l’autre côté, bien moins cher.

Comme des amis venaient d’ouvrir une auberge de jeunesse, le Roomies Hostel Condesa dans le district de la Colonia Roma (qui est par ailleurs l’un des quartiers les plus agréables pour séjourner à Mexico),
nous avons réservé chez eux.

Attention, le climat peut être très changeant et ce même en été ! Il faisait très froid quand je suis arrivée et, en plus d’être ridicule en tongs et en short, j’ai dû faire un « urgent shopping » dès l’arrivée pour acheter des habits chauds et un parapluie car, bien sûr, je n’avais rien pris, pensant qu’il ferait 40°C comme à Cancun. Je vous rassure tout de suite, ce n’est pas toujours comme ça en plein mois de juillet, j’ai juste été malchanceuse sur ce coup !

Pour un dîner dans un joli cadre, pensez à aller dans un rooftop en face de la
place de Bellas Artes, très jolie de nuit comme de jour.

JOUR 2 : Mexico DF 

« Turistour », le concept est simple : acheter un ticket 156 pesos (7 euros) à n’importe quel arrêt (disponibles sur leur site) afin de visiter Mexico à bord d’un bus roof top toute la journée, descendre à l’arrêt de votre choix, vous balader, remonter… de 9h à 21h et sur 3 circuits différents. Pour ma part, j’ai commencé par le tour « central », qui, comme il l’indique, fait le tour du centre-ville. Il est pour moi le plus intéressant en ce qu’il montre une grande partie des monuments qu’il y a à voir à Mexico.

Conseil : ne pas le prendre à l’arrêt Zocalo qui est celui de la place centrale, il y a beaucoup plus de monde.

J’ai également fait le tour « sud », qui m’a déçue. Il n’y avait selon moi pas grand chose à voir, excepté le quartier Coyoacan qui, pour le coup, a été mon coup de cœur à Mexico. Cependant, étant donné qu’il faut 2h30 pour y accéder avec cette visite, je vous conseille d’y aller directement en métro du centre.


JOUR 3 : Mexico DF 

Impossible d’aller à Mexico sans visiter le fameux site de Teotihuacan,  “la cité où sont créés les Dieux”. Cette cité sainte, édifiée entre le Ier et le VIIe siècle (cf frise), est caractérisée par ses deux grandes pyramides, du Soleil et de la Lune, en haut desquelles vous aurez une vue imprenable sur tous les édifices, notamment l’impressionnante “allée des morts” ainsi que le temple de Quetzalcoatl.

Le soleil tape, essayez de ne pas y aller trop tard. Le bus qui y va s’appelle « Autobuses turisticos », se prend au Terminal Norte et coûte 44 pesos (2.50 euros).
C’est à une cinquantaine de kilomètres de Mexico, comptez une petite heure.

JOUR 4 : Mexico DF 

Comme je viens de le dire, il est possible d’aller à Coyoacan avec le métro. J’ai ainsi décidé d’aller visiter le Musée Frida Kahlo qui s’y trouve. Attention, il y a beaucoup de monde et j’ai dû faire la queue 45 minutes. L’entrée coûte 120 pesos (6 euros) en semaine, 140 (7.50 euros) le weekend.

Si vous souhaitez en savoir plus sur la vie mouvementée et fascinante de cette artiste emblématique du Mexique au XXème siècle, je vous le recommande !


JOUR 5 : Oaxaca, Etat de Oaxaca

Un bus de nuit et 7h de trajet plus tard, me voilà arrivée vers 6h du matin à Oaxaca, dans l’Etat de…Oaxaca !

Nous étions logés à l’Hôtel Posada del Centro, qui m’a parfaitement convenu. En plus d’être très bien placé, il était joli et propre. Malgré la fatigue, nous avons décidé d’enchaîner sur un tour proposé par l’hôtel : arbre de Tule – fabrique de tapis – fabrique de mezcal – ruines de Mitla – Hierve el Agua. Autant dire que ce qui nous intéressait tous était Hierve el Agua et le reste, bien que sympathique, était pour nous « de trop » : à choisir, on préférait largement passer 2h à Hierve el Agua et ne pas voir Mitla plutôt que faire 1h/1h.

Malheureusement, à moins que vous ne vous y rendiez par vous mêmes en voiture ou avec un collectivo (taxi local), TOUTES les agences de la ville proposent le même tour, au même prix, environ 250 pesos (13 euros), mais sans les entrées ni le repas. Compter donc 400 pesos la journée (20 euros).

Vous l’aurez compris, très mitigés sur ce tour qui n’est pas transcendant mais qui est de loin la façon la plus pratique de visiter le magnifique site de Hierve el Agua. J’avais en effet rencontré des français sur le site qui avaient attendu plusieurs heures avant de trouver une voiture pour les redescendre,
le site étant assez isolé dans la montagne.

JOUR 6 : Monte Alban, Etat de Oaxaca

Après un trajet de 30 minutes à bord du bus « Monte Alban », qui se prend dans la calle Mina à Oaxaca pour 50 pesos (3 euros) aller-retour, me voilà arrive sur le superbe site de Monte Alban, que j’ai adoré. L’entrée coûte 64 pesos (3.50 euros euros).

Monte Alban est le plus important site archéologique de la vallée de Oaxaca et aurait été fondé par les Olmèques (cf frise) puis reprise par les Zapotèques de 500 av. JC à 700 de notre ère. Durant treize siècles, cette capitale s’est épanouie et a rayonné en tant que principal centre social et culturel de la région. Pour des raisons encore inconnues, elle est abandonnée vers le milieu du VIIe siècle.

Ces ruines, qui se trouvent sur une colline, sont de loin les plus calmes : peu de touristes, aucun vendeur ambulant, ceux qui ont visité Chichen Itza comprendront le bonheur de pouvoir visiter un tel site tranquilles !

Ne pas oublier la superbe vue sur la vallée et la ville de Oaxaca.

JOUR 7 : Puerto Escondido, Oaxaca

Attention si vous prévoyez de partir à Puerto Escondido de Oaxaca.
Il y a des vols qui peuvent être à des prix intéressants mais malheureusement, s’y étant pris trop tard, le prix d’une heure de vol revenait à un aller pour la France. J’ai donc opté pour le bus et là… Horreur. Vous avez le choix entre le ADO classique pour 12h de route (aucun GL ni Platino pour ce trajet), ou la camionnette moins confortable pour seulement 6h de route (explication : le bus ne peut pas prendre les routes de montagne). 2 fois moins de trajet, le choix est vite fait me direz vous, mais autant vous prévenir : la route de montagne est absolument horrible. Même en ayant l’estomac solide, le drame a failli arriver donc
je déconseille vraiment à toutes les personnes qui ont le mal des transports de choisir cette option.

Si vous n’avez pas le choix, faites le plein de Mercalm.

Vous l’aurez compris, j’ai pris la deuxième option, avec Service Express, pour 210 pesos (11 euros), moitié moins cher que le ADO et ses 12h de route. L’avantage de cette compagnie, contrairement à d’autres, est qu’elle va directement à Puerto Escondido et non pas à Pochutla comme certaines, qui vous obligent à prendre un autre bus pour Puerto, et, le dernier étant à 21h, cela ne coïncide pas toujours.
Par contre, s’y rendre bien en avance pour pouvoir choisir son siège.

Après ces péripéties, me voilà arrivée à Puerto Escondido et là : LE PARADIS !
J’ai tellement aimé que je suis restée 1 semaine au lieu des 3 jours initialement prévus.

J’étais logée à l’Hôtel Swiss Oasis, et là aussi, je ne pouvais pas tomber mieux. La propriétaire est hyper sympa, l’hôtel est superbe, à 2 pas de la fameuse plage Zicatela, spot de surf mondialement connu.


JOUR 8 : Puerto Escondido
Farniente et fruits de mer

Journée à visiter la station balnéaire : super ambiance au milieu des surfeurs (pas besoin d’aller en Australie !). Vagues énormes, bons restaus de tacos, poissons grillés et de fruits de mer, bref, j’adore !

Jour 9 : Puerto Escondido
Balades et mariscadas

Journée dans la crique de la Playa Manzanillo. Le chemin pour y aller est vraiment sympa. Attention cependant, il est sur des roches en bord de mer, donc très glissant, on se prend parfois de petites vagues. Déconseillé pour de jeunes enfants ou des personnes âgées. Tous les restaurants de la plage et de la colline, donc avec vue sur la mer, proposent de bonnes mariscadas (plateaux de fruits de mer). 

 

Jour 10 : Puerto Escondido
Surf et plancton phosphorescent

On ne peut pas être dans l’un des plus grands spots de surfs et ne pas mettre le pieds sur une planche : j’ai donc pris un cours de surf à la Playa Carizalillo. Miguel, prof très sympa, nous a été conseillé par la gérante de notre hôtel. J’ai donc guetté les vagues et les requins pendant 3h.
[Je rigole pour les requins, ils n’en ont jamais vu vers Puerto].
C’était vraiment sympa. 300 pesos (15 euros) les 1h30, mais comme il est cool, le cours a plutôt duré 3h.

 

Le soir même, je suis allée voir les « phosphorescents » avec l’agence Manglar’s, qui se trouve à côté de l’hôtel (et dont Miguel fait partie). Cela coûte également 300 pesos par personne et c’est quelque chose à faire absolument si vous êtes dans le coin. Le but : aller vers 22h sur une barque, dans une lagune et voir du plancton phosphorescent, seule source de lumière dans le noir total de la pleine nuit. On peut se baigner, c’est très impressionnant ! Malheureusement, il est impossible de prendre des photos qui rendent bien
sans avoir un appareil adapté (ou un bon photoshop).

Jour 11 : Puerto Escondido, Oaxaca
Plage de San Agustinillo

Journée à la plage de San Agustinillo. Après avoir pris un bus sur la route principale pendant une petite heure pour 33 pesos (2 euros) jusqu’à San Antonio, il faut prendre un collectivo à 10 pesos (60 centimes)
ou un taxi 50 pesos (3 euros) pour rejoindre la plage.
Ca vaut vraiment le coup, et toujours de délicieux poissons grillés à manger les pieds dans l’eau. Cadre complétement différent, surtout si l’on compare aux plages du Quintana Roo.
En raison des grosses vagues, quelques personnes faisaient du body board.
Attention toutefois : il n’y a pas de maître nageur et la présence des rochers peut rendre l’activité dangereuse.


Jour 12 : Puerto Escondido,
Oaxaca

Libération des tortues

Autre étape indispensable si vous avez la chance d’être sur les plages du Pacifique à la bonne époque : la libération des tortues, toujours avec la même agence. Nous avons rejoint un bénévole qui s’occupe des œufs de tortue et veille notamment à ce que les prédateurs humains et animaux ne s’en approchent pas. Le jour J, il les aide à sortir du sable et à rejoindre la mer. Il faut savoir que c’est un professionnel, et que cette aide permet de multiplier par 5 les chances de survie des petites bêtes. La ruée de ces 90 bébés tortues vers la mer restera dans nos mémoires, même s’il est triste de savoir que, si 5 tortues arrivent à l’âge adulte, cela relèvera de l’exploit.

 

 


Jour 13 
: Puerto Escondido, Oaxaca
Surf à Zicatela

Qui dit dernier jour à Puerto dit dernier jour de surf, sur la Punta Zicatela, l’un des spots les plus connus
où de nombreuses compétitions internationales se déroulent.

NB : les vagues à la Punta sont bien plus grandes et fortes qu’à la Playa Carizalillo. Si vous avez passé l’étape débutants et que vous savez vous lever et tenir un peu sur la planche, nous vous conseillons d’aller directement à la Punta. A l’inverse, si vous n’avez jamais surfé, le passage par la playa Carizalillo est très fortement conseillé, vous risquez d’avoir sinon beaucoup de mal à la Punta.

Enfin, même si vous ne surfez pas, le détour par cette plage vaut vraiment le coup, ne serait-ce que pour l’ambiance créée par ces surfeurs aux âges et niveaux différents !

Mention spéciale pour le restaurant Los Crotos, on ne pouvait pas rêver mieux pour un dernier repas au bord de l’océan Pacifique qu’une mariscada de crabe, crevettes, poisson et calamar.


Jour 14 :  
San Cristobal de las Casas, Chiapas
Zocalo et marché

C’est parti pour 11h de ADO pour rejoindre l’Etat du Chiapas et la belle ville de San Cristobal de las Casas. L’arrivée à 7h du matin était plutôt froide, à 2000m d’altitude.
[Comme pour Mexico DF, le climat de Cancun n’est pas celui de tout le Mexique…].

L’hôtel dans lequel j’ai séjourné n’existe plus mais vous n’y perdez rien, il n’avait rien d’exceptionnel.
Il était toutefois bien placé,  à 5 minutes du Zocalo, la place principale.
Très bon repas à la crêperie Tertuglia, avant d’attaquer notre coup de cœur à San Cristobal : le marché, lieu idéal pour acheter tous les petits cadeaux pour la famille et les amis. Enormément de bijoux avec de l’ambre, des poteries, des ponchos, des porte-clés…

Ne pas hésiter à négocier les prix, d’environ 25/30%: c’est normal là bas, le prix annoncé à un touriste est forcément doublé, voire triplé s’il ne parle pas l’espagnol. Il faut cependant garder à l’esprit que le Mexique, et particulièrement la région du Chiapas, est un pays pauvre et que leur bracelet d’ambre à 3 euros est fait main alors que notre Hipanema à 90 euros est fait en Chine par des enfants qui ne toucheront rien sur le bénéfice que les multinationales se font.
Ainsi, ne pas tourner les talons si la vendeuse a refusé de descendre à 2,50 euros…

[Image : L’internaute]

Jour 15: San Cristobal de las Casas, Chiapas
Cascada El Chiflon et Lagos de Montebello

Même si toutes les agences de tours proposent les mêmes prestations, nous avons choisi Explorando Chiapas pour…explorer le Chiapas. Ne pas hésiter à leur demander exactement à quelle heure ils passeront vous récupérer à votre hôtel, ou même demander à ce qu’ils viennent vous chercher en premier, ça vous évitera les 40 minutes d’attente dans la rue ou les places en front line sans ceinture
avec des chauffeurs qui roulent le double de la vitesse autorisée.

Je précise qu’il est tout à fait possible de louer une voiture et de visiter le Chiapas seul. Mais, en raison tant de la situation politique de la région (lire les forums à ce sujet) que de l’état des routes, il peut être préférable de prendre un tour qui, au final, vous reviendra pratiquement au même prix.

Ainsi, pour 350 pesos (20 euros), repas non compris donc journée à 25-30 euros, vous pourrez faire en une journée, avec un départ à 8h00, la Cascada El Chiflon et les Lagos de Montebello.

El Chiflon est l’un des sites que nous avons préféré : c’est absolument magnifique, on peut s’y baigner, y déjeuner… Nous aurions aimé y passer la journée si nous avions eu le temps, il faut dans ce cas venir avec sa propre voiture, les tours ne laissant que 2h30 environ sur place.


 

Les Lagos de Montebello sont à mon sens « moins impressionnants » pour un européen. Ce que j’entends par « moins impressionnants » est que, bien qu’ils restent superbes, ils ressemblent aux lacs que l’on peut trouver en Europe ou, pour ceux qui y sont allés, au Canada. Le côté exotique est tout de même présent puisque la berge d’en face n’est autre que le Guatemala et c’est dans cette partie du Mexique que vous apercevrez le plus d’indiens
(10% de la population du Mexique).

 


Jour 16 : 
San Cristobal de las Casas, Chiapas
Canon del Sumidero

Toujours avec le même opérateur, nous visitons le Canon del Sumidero, pour 300 pesos (15 euros), départ à 9h00 pour 1h de trajet. Pendant 2h30, vous vous baladez en lancha au milieu des falaises, qui vont pour certaines jusqu’à 1km ! Un paysage très original, auquel on ne songe pas quand on pense au Mexique, mais les crocodiles et les singes sont là pour nous rappeler le côté tropical !

Sur le chemin du retour, arrêt d’1h30 au village de Chiapa de Corzo. Joli, mais ne nécessite pas plus que 30 minutes. Retour vers 15h, ce qui nous a permis de retourner dévaliser le marché de San Cristobal.


Jour 17 
: San Cristobal de las Casas, Chiapas
Agua Azul, Misol Ha et Palenque

Encore et toujours avec le même tour, nous partons à 5h du matin pour faire Agua Azul – Misol Ha – Palenque.

Conseil : si vous continuez vers l’Est, prenez vos bagages pour l’excursion et restez à Palenque pour prendre votre prochain bus. Cela vous économisera 500 pesos et 5h de trajet.

Arrivée vers 8h du matin à Agua Marones, pardon Agua Azul

Vous l’aurez compris, on a aimé car les cascades sont toujours agréables à voir, mais on était bien loin de l’émerveillement ressenti devant la Cascada El Chiflon.
Environ 1h30 sur place.

Afin de rendre justice à ce pauvre site qui avait été perturbé la veille par une pluie diluvienne, je me permets de mettre une photo qui ne m’appartient pas.
[Image ElUniversal]

1h30 de route plus tard, nous arrivons à Misol Ha, qui n’est autre qu’une grande cascade, très jolie. N’ayant rien d’autre à voir, nous y resterons 30 minutes.

Je ne m’étalerai pas sur le buffet dégoutant imposé du midi et passerai directement à la dernière étape : le site archéologique de Palenque, l’un des plus remarquables de la période classique de l’aire maya.

Bien qu’un site archéologique maya soit toujours impressionnant, il faut malheureusement avouer que les les vendeurs ambulants gâchent un peu la visite et dénaturent le lieu, comme à Chichen Itza.

Comme prévu, le guide du tour nous dépose vers 17h à la gare ADO et nous quittons nos camarades qui rentrent à San Cristobal.

Nous sommes censés rejoindre Chetumal par un bus de nuit, puis prendre un bus direction Bacalar. Autant dire que nous n’avons jamais vu pire organisation que la gare de Palenque. On ne comprend rien, les bus sont mélangés, personnel désagréable, bref, l’horreur. On est partis avec plus de 2h de retard.

Jour 18 : Bacalar, Quintana Roo

Arrivée à 8h du matin : on dépose nos affaires à l’hôtel, on se repose un peu et direction la Lagune aux 7 couleurs pour un tour en bateau. Et bien, c’est absolument magnifique. L’eau, en plus d’être douce, a une couleur incroyable, c’est vraiment Fifty shades of blue. Nous avons fait notre tour avec AmirAdvenTour. Il s’agit d’un tour d’environ 3h, où l’on voit aussi bien les bans de sables blanc que le cenote de 40m de profondeur.
On était une dizaine et l’ambiance était vraiment top ! Il n’y avait pas de mineurs à bord donc, Mexique oblige, nous avons sorti le mezcal, ce qui a rendu la visite encore plus formidable.
On vous le conseille fortement ! Super ambiance !


S’étant extrêmement bien entendus avec le groupe composé de mexicains et d’une française, nous avons décidé de dîner ensemble au restaurant La Playita, au bord d’un ponton.
L’eau était sublime, le coucher de soleil aussi et la nourriture délicieuse.


Jour 19 : 
Bacalar, Quintana Roo

Nous avions tellement apprécié la veille que nous avons passé notre journée au restaurant la Playita. Se baigner toute la journée dans cette eau translucide, on ne pouvait pas rêver mieux pour la dernière étape de notre road trip.

A la fin de la journée, nous sommes donc retournés à la gare pour faire le dernier trajet en bus, qui rivalise en terme d’horreur avec la camionnette de Puerto Escondido : le bus Mayab. Certains étaient au bord du malaise tellement il faisait chaud. Je ne parle même pas du surnombre de tickets vendus et des pauvres personnes qui ont passé 4h debout car il n’y avait pas assez de places. Si vous en avez la possibilité, privilégiez plutôt l’ADO.

Chetumal : nous avons choisi de ne pas nous y arrêter car cette ville frontière avec le Belize
ne présente pas réellement d’intérêt. 

Voilà où s’arrête mon road trip et ce récit plutôt long. J’espère qu’il vous a envie de tenter la traversée de ce superbe pays ! Et pourtant, je n’ai pas encore parlé de ma région, celle où j’ai passé 6 mois : le Quintana Roo/Yucatan, à laquelle je vais consacrer un article entier.
N’hésitez pas à me poser des questions et à me laisser un petit commentaire si cela vous a plu 😀

Hasta la vista !

 


“C’est bon de voyager, s’arracher, se sentir libre. Besoin de traverser le monde pour le sentir vivre”

Il y a des pays dans lesquels on rêve d’aller depuis toujours. Et il y en a d’autres auxquels on n’aurait pas forcément pensé, mais qui nous enchantent au moment même où l’idée de s’y rendre est formulée. Le Sénégal, connu pour sa “Teranga” (hospitalité), en fait partie.

En préalable à cet article et sans m’étaler sur des raisons que je préfère garder privées, je tiens simplement à ce que vous sachiez que le programme que j’avais initialement prévu pour mon séjour n’a pas pu être respecté.

Cela explique pourquoi vous ne verrez, à mon grand regret, ni l’écolodge de Lompoul, ni le delta du Saloum, ni Saint-Louis, ni tant d’autres lieux que j’aurais aimé visiter. J’ai beaucoup hésité à faire cet article mais en raison des belles personnes que j’ai rencontrées sur place et des superbes paysages que j’ai vus, il aurait été trop dommage de ne pas faire apparaître le Sénégal dans mes articles. De plus, j’ai été merveilleusement bien accueillie lors de ma semaine à Saly par mon amie Emma et par toute l’équipe de l’hôtel dans lequel elle travaillait. Enfin, vous avez été très nombreux à me faire des compliments sur mes photos, mes stories et à me dire que cela vous donnait très envie d’y aller. La bonne nouvelle est que j’ai plus envie que jamais d’y retourner.

Ceci étant dit, je vous invite à découvrir mes deux semaines dans ce beau pays d’Afrique.

 

AVANT LE DEPART

Le billet : si vous vous y prenez à l’avance, il est possible d’avoir des A/R à 400 euros. Autant vous dire que je ne les ai pas eus à ce tarif. Pour rappel, je suis partie le 27 décembre de Marseille, avec un retour le 8 janvier.

La compagnie : beaucoup de compagnies desservent le Sénégal –> Corsair, Air France, Air Algérie, Royal Air Maroc… et Tunisair. Ayant eu un souci avec mes premiers billets, j’ai dû en reprendre au dernier moment et seule Tunisair avec des tarifs “accessibles”, entre 800 et 1000 euros.
(Air France et Corsair tournaient autour de 1500 euros).

Le vol avec Tunisair a été un enfer et nous a, au final, fait perdre énormément d’argent sur place. Pourquoi?
Car “pour des soucis politiques, la compagnie ne peut pas faire le plein de fioul à Dakar et ne peut donc prendre qu’une faible partie des bagages”, soit une vingtaine de bagages par vol. Résultat ? Une arrivée où des bagages du vol d’il y a 3 jours défilent. Impossible de savoir quand les vôtres vont arriver ou s’ils vont arriver un jour.
Bilan : 2 aller/retour sur l’aéroport de Dakar – à 1h du centre – pour apprendre que finalement, ils sont à l’agence du centre ville. J’ai passé une semaine sans bagages.

Mes conseils :

– Ne pas prendre cette compagnie si vous prévoyez de vous éloigner vraiment de Dakar, aucune livraison n’est prévue à voter domicile/hôtel et aucune info ne vous est donnée sur leur arrivée. Vous devrez vous déplacer, à vos frais, à l’aéroport ou à l’agence.
– Prendre une petite valise de cabine (ce que j’avais fait) avec le nécessaire pour vivre une petite semaine.


NB1 : n’accusant pas à tort et respectant la présomption d’innocence, j’ai mené ma petite enquête. Il semblerait que ce problème soit rencontré uniquement sur la destination Dakar.

NB2 : les pilotes m’ont fait venir dans le cockpit à l’aller pour l’atterrissage sur Dakar. Peut être qu’ils s’excusaient d’avance pour le retard de mes bagages.  Bref, c’était absolument dingue.


PAS BESOIN DE VISA
Toutefois, je vous invite, quelle que soit la destination, à toujours vérifier quelques jours avant votre départ sur le site du Ministère des Affaires étrangères que cela n’ait pas changé entre temps.


LA NOURRITURE
Impossible de ne pas faire une mention spéciale à la nourriture sénégalaise.
Thiéboudiène (riz au poisson – mon plat préféré), yassa (sauce aux oignons), mafé (sauce arachides), pastels (beignets farcis), thiof grillé (j’ai dû manger tous ceux de la côte), jus de mangue ou de bissap… Chaque repas était un bonheur absolu !
Sans aucun doute l’un des pays où j’ai le mieux mangé.


L’ARRIVEE À DAKAR
Le passage de la douane s’est déroulé de manière assez rapide. On m’a simplement demandé l’adresse du lieu où j’allais, que je n’avais pas. Ils ont été cool.

————————————————————–

DAKAR 

A mon grand regret (again), je n’ai pas vraiment visité Dakar. Il n’y aura donc pas de photos du Monument de la Renaissance ou du phare des Mamelles. J’y retournerai, c’est sûr.

GOREE

Il y a des lieux dont on sort changé. Des lieux où l’horreur et l’incompréhensible ont cohabité durant des années, des décennies, des siècles. Des lieux où l’impardonnable est gravé à jamais. J’avais été bouleversée par ma visite au camp de Dachau lorsque j’étais au lycée. Je l’ai à nouveau été lors de la découverte des Iles du Salut, en Guyane, connues pour avoir été l’un des lieux du bagne. Le musée de l’Apartheid, à Johannesburg, m’a laissé ce même goût de haine envers ceux qui, un jour, ont décidé une telle partition de la population.
Gorée aura été, à nouveau, un réel choc.

Je connaissais la période de la traite des esclaves, par mes cours d’histoire mais également suite aux nombreux séjours que j’ai faits en Louisiane, région dans laquelle les plantations peuvent être visitées.

Or, me retrouver sur cette île, là où le voyage vers l’enfer commençait m’a fait ressentir le même sentiment de tristesse et de haine envers ceux qui avaient, un jour, décrété qu’une couleur de peau était supérieure à une autre. Certains viennent sur l’île de Gorée pour manger au restaurant et prendre des photos au bord de la mer bleue turquoise. J’ai mangé au restaurant, j’ai pris des photos.

Mais je suis surtout venue pour montrer ce dont l’espèce humaine est capable. Montrer que l’esclavage, ce n’est pas qu’un chapitre d’histoire au lycée.  Montrer qu’il ne faut pas fermer les yeux sur ce que certains pays sont aujourd’hui en train de faire sur des migrants. L’esclavage n’est pas terminé. Des êtres humains, sont, en 2018, toujours vendus. Enchaînés. Torturés. Leur tort? Avoir voulu fuir un pays en guerre, une dictature ou la famine. Avoir voulu sauver leur vie et celle de leur famille.

L’enfer est vide, tous les démons sont ici. 

Accessible par le port de Dakar pour 5000 CFA, Gorée a été tour à tour sous domination portugaise, néerlandaise, anglaise et française. Pour reprendre les termes de l’UNESCO,  « cette île mémoire est pour la conscience universelle le symbole de la traite négrière avec son cortège de souffrance, de larmes et de mort ». La traite des esclaves aura perduré du XVe au XIXsiècle sur les côtes d’Afrique de l’ouest. 16 millions d’esclaves auront, durant cette période, été vendus pour rejoindre les plantations Outre-Atlantique.

La Maison des Esclaves est aujourd’hui un lieu symbolique. Il doit s’agir du plus gros contraste que je n’aie jamais vu. Comment la même jolie maison colorée pouvait-elle, à l’étage, abriter l’élégante habitation des maîtres et, au rez-de-chaussée, entasser des êtres humains enchaînés au cou et aux bras ? Au milieu des cris, de la torture, de la maladie et de la mort, les maîtres habitaient, impassibles.

Il est très difficile de mettre des mots sur ce que l’on ressent là-bas.

LE LAC ROSE 

Lorsque l’on parle du Sénégal, l’image du Lac Retba – de son vrai nom – est, peut être, l’une des plus emblématiques.
Situé à 1h de Dakar selon Google Maps//3h selon les embouteillages et moi, il tient son nom de sa teinte qui vire au rose en fonction de l’intensité du soleil. Il est, également, l’ultime étape du rallye Paris-Dakar.

Ses eaux sont parmi les plus salées au monde, avec une concentration de sel similaire à celle de la Mer morte, soit environ 350 g/l de sel. A titre de comparaison, celle de l’eau de mer avoisine les 30g/l.
Il s’agit ainsi du plus gros site d’extraction de sel de l’Afrique de l’Ouest, dans lesquels les “racleurs” de sel travaillent, plusieurs mois dans l’année, dans des conditions très difficiles, en raison notamment des effets corrosifs de l’eau et de l’agressivité du sel.

Il est possible de faire un tour en barque sur le lac ou, tout simplement, de se balader à pied autour.

Si vous allez au Lac Rose, ajoutez le quad sur la liste des “to-do”. Cette balade au milieu des dunes m’a beaucoup rappelé le Cap-Vert et j’ai adoré !
J’ai eu la chance d’assister au coucher de soleil sur la plage, inoubliable.


SALY 

Et voilà Saly, la fameuse ville où je ne devais passer qu’un WE, et où j’aurai finalement passé plus de la moitié de mes vacances. Station balnéaire plutôt touristique, elle se visite assez vite mais demeure très sympa.
C’est ici, que, pour diverses raisons, j’ai décidé de poser mes valises pour la fin du séjour. Et après quelques jours difficiles, où j’ai sincèrement hésité à rentrer plus tôt, j’ai rejoint mon amie Emma, rencontrée il y a deux ans au Cap Vert, qui travaillait dans l’hôtel de Filaos, l’un des plus jolis de la côte.

Et heureusement car mon séjour s’est illuminé. J’ai, très sincèrement, passé une excellente semaine, avec une ambiance digne de celle que j’avais au Cap-Vert dans un club de la même enseigne, Look Voyages.
Je me suis tout de suite très bien entendue avec tous les animateurs, le cadre était magnifique, l’ambiance parfaite. J’ai rigolé, discuté, chanté, bronzé, bref de vraies vacances farniente.

Ce n’était pas forcément ce pour quoi j’étais venue au Sénégal mais je suis au final heureuse de mon séjour à Saly. Je repars avec de nouveaux amis et des souvenirs plein la tête.

Merci à mon amie Pauline pour ce deuxième pays visité à ses côtés. En espérant que le prochain arrive vite 😉
Egalement un énorme merci aussi à tous les animateurs de l’hôtel Les Filaos à Saly, particulièrement mon amie Emma pour avoir réussi à me faire passer une excellente semaine. Ce séjour n’aurait pas été pareil sans vous, merci de m’avoir montré la vraie Teranga sénégalaise.

Ce n’est pas un adieu que je fais à ce pays mais un au revoir puisque je réfléchis déjà à y retourner. Si ce que j’ai publié jusqu’ici sur les réseaux sociaux vous a plu, je vous promets qu’au prochain voyage, vous n’hésiterez plus une seconde à prendre votre billet.

On dit que l’Afrique ne laisse jamais personne indifférent ; cela n’aura jamais été aussi vrai que lors de ce séjour.

Qui dit Halloween dit vampires. Qui dit vampires dit Dracula. Et qui dit Dracula dit Roumanie, thanks to Bram Stoker qui, ayant sans doute eu vent de l’ambiance particulière des Carpates, bien que n’y ayant jamais mis les pieds, a décidé d’y placer l’intrigue de son roman.
Quel meilleur endroit pour aller se déguiser en vampirette que le château du célèbre Vlad Tepes ?
Bună ziua Romania, I’m coming !

NB : ceux qui ont suivi mes stories sur les réseaux sociaux ont pu voir que je n’ai absolument pas organisé ce voyage à partir du jour 3 et que tout s’est décidé au jour le jour, ce qui explique certaines incohérences de parcours !
Jusqu’au jour 3, le voyage a été organisé en partenariat avec l’agence 
Initiatic Voyage.

NB2: je suis partie avec une amie et nous sommes toutes deux beaucoup plus nature que ville, c’est pourquoi nous avons passé peu de temps dans les villes/musées et avons préféré faire des randonnées, aller voir les lacs et les châteaux. Je me suis tout de même bien documentée sur le pays et je suis désormais – presque – incollable sur son histoire :p

 

 

AVANT LE VOYAGE 

Le vol : Contrairement à certains de ses voisins, la Roumanie est accessible à très bons tarifs.
Les compagnies Wizzair et Blue Air la relient en effet à la France, l’Espagne ou encore la Belgique à bas prix. J’ai payé mon A/R 150 euros de Barcelone  (3h30 de voiture de chez moi) quelques jours avant le départ MAIS il était à 80 euros A/R quand j’ai commencé à regarder, début octobre.

Le visa : pas besoin ! Toutefois, ne faisant pas partie de l’espace Shengen, le passage par la police aux frontières est effectué au départ.

La monnaie : pour des raisons principalement économiques, la Roumanie n’est pas passée à l’euro. La monnaie nationale est le leu roumain (RON) – 1 euros équivalant à environ 4,50 RON.

La voiture : louer une voiture en Roumanie n’est pas très cher. Vous pouvez passer par les comparateurs habituels. Attention à bien vérifier que tout les petits détails (traces, égratignures, etc) soient bien marqués sur le contrat lorsque vous la récupérez – les arnaques sont fréquentes dans de nombreux pays du monde.
Pas besoin de permis international.

La nourriture : je ne pensais pas dire ça en partant mais c’est clairement l’un des pays où j’ai le mieux mangé ! Pas un seul restaurant ne nous a déçues, tout était délicieux et à prix très abordable. Compter 25 euros à deux pour un restaurant classe, avec entrée-plat-dessert-boisson.
Difficile de décrire la cuisine roumaine mais vous y trouverez aussi bien des plats en sauce type ragout que des poissons grillés, en passant par les pretzels à l’allemande.
Les must try : les sarmales – feuilles de chou roulées à la viande – le plat typique. Si ma non-consommation de viande m’a empêchée de le goûter, je peux quand même dire que ça sentait très bon.  En dessert, les papanasi cu… ce que vous voulez ! Recouverts de confiture ou de chocolat, ces petits beignets sont délicieux mais aussi très très lourds, mieux vaut garder de la place !
Enfin, last but not least, les covrigul cu ciocolata, petit pretzels fourrés au chocolat, que nous avons mangé tous les matins ! Ils me manquent beaucoup…

Jour 1 : ARRIVEE A BUCAREST 

Nous avons atterri vers 16h à l’aéroport Otopeni de Bucarest. Direction l’hôtel, à environ 30 minutes de voiture. Après être rentrées un peu se reposer, direction la ville pour aller dîner au Hanu’lui Manuc.
Je vous conseille de réserver, surtout en WE.

Le cadre est aussi agréable que le serveur était désagréable. Il faisait un peu frais mais la terrasse était vraiment très belle et il n’y avait de toute façon plus de place à l’intérieur (nous n’avions pas réservé).
Mention spéciale à la truite grillée, qui rythmera mes dîners durant ce séjour.

 

Jour 2 : SINAIA ET LE CHATEAU DE BRAN 

SINAIA

Départ assez tôt le lendemain matin car une grosse journée nous attend.
Après un petit déjeuner dans une enseigne américaine située au pieds de l’hôtel dont je tairais le nom, en route pour la première étape, Sinaia.

Située à un peu moins de 2h de route de la capitale, cette ville est principalement connue pour abriter le très beau Château de Peleș. Construit au XIXème siècle à la demande du roi Carol 1er sur une colline, il fait face aux monts Bucegi.
L’entrée coûte 30 RON (6,50 euros) si vous faites la visite simple, un peu plus si vous faites les deux étages. En raison d’un timing serré, nous n’avons fait que la simple. Une taxe photo de 32 RON doit être payée si vous souhaitez utiliser vos appareils.

L’endroit est vraiment superbe, qu’il s’agisse de l’intérieur, décoré de manière raffinée mais aussi de l’extérieur, les jardins étant très jolis.
Cependant, n’espérez pas partir à la quête aux vampires dans ce chateau : il ne fait absolument pas peur et n’a aucun lien avec Vlad Tepes. Il vaut, pour moi, quand même le détour.

 

 

 

 

BRAN

La principale raison de ma venue en Roumanie à cette période : la soirée d’Halloween dans le château de Bran, connu pour être le château de Dracula.
Si son apparence externe fait en effet penser à celui de Coppola dans le film éponyme, la légende aurait en l’espèce pris le pas sur l’histoire car Vlad l’Empaleur, à défaut d’y avoir vécu, y aurait tout au plus été détenu.

En roumain, “Drăculea” signifie « Petit dragon », d’où Dracula – son père Vlad II le Dragon (Drăcul) ayant été membre de l’Ordre du Dragon ! 

Le billet,  qui comprenait la visite du Château de Bran + l’accès à la soirée, coûte environ 45 euros.
Je vous conseille très vivement de réserver à l’avance sur internet si vous souhaitez y participer car des dizaines de personnes à l’heure de la soirée essayaient de négocier leur entrée, faute de place.

J’avais lu que si le château de Bran était angoissant de l’extérieur – encore plus avec la pleine lune que nous avons eu la chance d’avoir – il ne l’était pas vraiment de l’intérieur, ce qui est vrai. Toutefois, les personnes déguisées, la musique angoissante dans la cour et les citrouilles et autres décos un peu partout l’ont rendu un peu plus flippant.

La soirée s’est quand à elle très bien déroulée et comme vous avez été nombreux sur Instagram et Snapchat à me poser des questions sur cette soirée que j’avais un peu partagée en story, je vais développer un peu plus mes bons points/à améliorer.

A améliorer (pour finir sur du positif!) :
– Davantage d’éléments “Halloween” devraient être présents (décos, animation…). Bien que tout le monde soit déguisé, il y aurait moyen de rendre le jardin, par exemple, beaucoup plus effrayant !
Toutefois, cela ne fait que quelques années que cette fête existe et j’ai été informée du fait que les organisateurs sont ouverts à toute proposition pour s’améliorer, c’est pourquoi je vais leur faire quelques suggestions par mail =)
– Une soirée qui revient quand même cher : le billet à 45 euros ne comprend ni la nourriture, ni l’alcool. Comptez donc au moins 10 euros pour un repas à l’extérieur et environ 5 euros le cocktail pendant la soirée, un peu moins pour la bière. La soirée revient donc plutôt à 60 euros, sans compter le déguisement et l’hébergement.

Points positifs :
– Une très bonne ambiance ! Que ce soit dans le château, à la soirée ou dans le village, j’ai adoré l’atmosphère de Bran qui va parfaitement avec Halloween !
– Le DJ, tout simplement excellent ! C’est la première fois de ma vie que j’aime la musique de 22h à 4h du matin. Autant vous dire que Shazam a tourné !

Bref, sans m’étaler davantage, je trouve que cette soirée est un endroit original pour cette fête et l’occasion de faire le superbe trip que j’ai fait dans ce beau pays 😀

 

[Crédit photo : Voyages Pirates]

Jour 3 : RETOUR A BUCAREST

Après s’être levés un peu tard en raison de notre nuit plutôt courte, nous sommes reparties pour Bucarest car nous avions des things to do dans la capitale.
Sur le chemin du retour, arrêt près de Rasnov, petite citadelle que nous n’aurons pas le temps de visiter en raison d’impératifs mais qui, paraît-il, vaut le détour.

Après avoir déposé nos affaires à l’hôtel, cap sur THE restaurant de Bucarest, qui m’avait été conseillé par mes followers, Caru’ cu Bere. Il est impératif de réserver au moins 24h à l’avance. Outre le fait que le lieu est magnifique, la nourriture est juste…. wow. Désolée de n’avoir que ça comme référence mais j’y ai mangé la meilleure truite de ma vie ! Tout était parfait.
De plus, il reste très abordable pour le cadre qu’il propose : nous en avons eu environ pour 15 euros chacun pour un menu complet, vin compris – il faudrait compter 35/40 euros minimum pour la même chose en France.

[N’ayant visité Bucarest que de nuit et peu de temps, je n’ai pas vraiment de photos de la capitale. Les souvenirs sont dans la tête =) ]

Jour 4 : BRASOV

Passons sur ce retour un peu illogique par Bucarest pour retourner à côté de là où nous étions la veille.
Brasov, qui est l’une des principales villes de Roumanie, ressemble plutôt à un très joli gros village. Comme il neigeait à notre arrivée, nous avons passé une partie de l’après-midi à regarder le beau spectacle des flocons qui tombaient sur le clocher de l’Eglise, autour d’un délicieux brunch au restaurant La Ceaun (bon ok, à discuter avec les serveurs aussi)!

A la tombée de la nuit, nous avons eu la superbe idée de monter en haut de la colline où se trouve une petite forteresse. Le chemin n’était absolument pas éclairé, c’est assez isolé et et ça glissait à cause de la neige. Même si la vue était sympa, je recommande de le faire plutôt en journée.
Il est également possible de prendre le téléphérique – ou de marcher – en haut de LA colline de Brasov, où le nom de la ville est écrit à la Hollywood.

 

 

Jour 5 : Le lac Balea et la route Transfăgărașan

Quelle tristesse d’apprendre que la célèbre route Transfăgărașan, l’une des plus belles au monde, avait été fermée quelques jours plus tôt en raison de l’arrivée de la neige ! Mais penser que nous allions abandonner est mal nous connaître : nous avons quand même réussi à faire toute la partie qui n’était pas encore fermée et, bien que courte, c’était superbe.

 

L’étape d’arrivée est le superbe lac Bâlea, réputé pour sa couleur bleue acie et situé à plus de 2000m d’altitude dans les monts Făgăraș, plus hautes montagnes des Carpates. Vous constaterez par vous-même que c’était plus blanc que bleu quand nous y sommes montées. Et quelle épreuve ! La route depuis Brasov jusqu’à la cascade Bâlea, à 1200m, s’est faite sous une tempête de neige. Quand la route est fermée, c’est de là que part le téléphérique qui assure la liaison jusqu’au lac. Or, en raison du temps, cette dernière s’est retrouvée coincée pendant 2h. Nous avons finalement pu monter : l’A/R coûte environ 13 euros.

Après une montée incroyable, dans une cabine secouée par les rafales de vent et un petit -14degrés à la sortie, there we are :  ça restera sans aucun doute l’un des meilleurs moments du voyage.
Le paysage à l’arrivée était juste irréel ! Je pouvais apercevoir au loin le lac puis ne plus voir le chalet d’arrivée alors que j’étais à quelques mètres, seule. C’était vraiment très étrange comme sensation mais tellement agréable… J’ai adoré les quelques minutes que j’ai passées dehors car, le temps devenant vraiment trop mauvais et mes doigts étant littéralement en train de geler, il a fallu que je rentre.

La descente s’est très bien passée et, pour finir cette magnifique journée, on a eu droit à un coucher de soleil sur les montagnes.A notre arrivée dans la ville de Sibiu, nous sommes directement allées au délicieux restaurant Crama Sibiul Vechi. Encore une fois, un superbe décor et une nourriture excellente. On a eu beaucoup de chance car une réservation s’impose en général.

Jour 7 : Sibiu et Hunedoara

Après une matinée à se balader dans la très jolie ville de Sibiu, cap sur Hunedoara et le château des Corvins, que je voulais absolument voir !
Si la ville ressemble à une grosse usine désaffectée  – on se demande même si on ne s’est pas trompés de lieu – le château qui date du XVème siècle est splendide. C’est pour moi le plus beau des trois que nous ayons fait et les légendes qui l’entourent renforcent les côtés mystérieux et angoissants qui en émanent.

L’entrée coûte 20 RON (4,50 euros), la visite est intéressante mais c’est vraiment la façade visible à l’arrivée sur le site qui est la plus impressionnante. Nous y avons passé l’après-midi, avant de se diriger vers la ville d’Alba Iulia pour y passer la nuit.

 

 

Jour 8 : Alba Iulia et le Lac Belis

 

Gros (et délicieux) brunch au Dante Cafe pour nous consoler de notre matinée passée à réparer notre pneu dégonflé par un clou. Il est situé juste en face de la citadelle d’Alba Iulia, en forme d’étoile, que nous avons visitée. Elle mérite le détour, ne serait-ce que pour admirer le spectacle des deux églises, l’une orthodoxe et l’autre catholique, dressées côte à côte, témoignant des influences multi-culturelles dont la Roumanie fut l’objet.

Direction ensuite le lac Belis, situé à environ 2h30 de route. S’il n’est pas si loin de la ville, sachez qu’il faut environ 30 minutes pour faire une dizaine de km, tant la route est mauvaise.
Ce lac était très joli mais aussi très isolé, je recommanderais donc plutôt d’y aller à plusieurs.

 

Nous voulions continuer à avancer dans la région des monts Apuseni et avions réservé un hôtel à Padis mais une route trop verglacée et une tempête de neige en approche nous ont fait faire demi-tour. Mal organisées, oui, mais pas suicidaires !
Heureusement, il n’y a pas de touristes à cette période de l’année dans ces régions reculées, nous n’avons donc eu aucun mal à trouver un autre hôtel à Marisel, plus proche. Autant vous dire que c’était limite plus flippant que la soirée Halloween ! L’hôtel était en soi très bien mais, outre le fait que le village n’était pratiquement pas éclairé et qu’il neigeait, l’hôtel était immense et nous étions seules avec la propriétaire, dans notre chambre isolée au milieu d’un long couloir à la Shining. On voulait du dépaysement, on l’aura eu!


Jour 9 : Turda et ses mines de sel 

Le lendemain, en raison du mauvais temps annoncé, nous avons décidé de partir vers la ville de Turda.
Si la ville ne présente en soi pas beaucoup d’intérêt, elle est surtout réputée pour ses mines de sel. Le prix de l’entrée tourne autour de 20 RON.

Cet endroit est extraordinaire ! Impossible de deviner ce que vous allez voir depuis l’extérieur. Il est recommandé d’être couverts car il fait autour de 10 degrés. Ceci dit, en hiver, vous prendrez plutôt 15 degrés par rapport à l’extérieur…
A l’intérieur, vous pourrez faire des activités telles que la barque à plus de 330 mètres sous terre, la grande roue pour admirer le site ou tout simplement se balader entre les cavités !

 

Une fois cet étonnant lieu visité, direction notre hôtel, le Hunter Prince Castle & Dracula Hotel ! J’étais hyper contente d’avoir réussi à réserver le jour même car cet hôtel, situé en plein coeur de la Transylvannie, offre un mélange d’éléments modernes et d’une architecture médiévale, à l’image des châteaux précédemment visités et est par conséquent très prisé. Le soir, dîner dans le restaurant de l’hôtel, extrêmement bien décoré lui aussi.

 

Jour 10 : Cluj 

Nous avons décidé de terminer notre voyage à Cluj, THE ville étudiante de Roumanie et d’y prendre notre vol retour.
Sur la route entre Turda et Cluj, petit détour par les Gorges de Turda. Le site, accessible à pieds, est le point de départ d’une jolie balade qui nous aura bien pris l’après-midi. Il est possible d’y faire de belles randonnées.

 

Le dernier soir ainsi que la journée du lendemain auront été consacrés à la visite de la ville, vraiment très sympa, puis le temps de se rendre à l’aéroport est arrivé.
Il est très proche du centre, vous avez donc le temps de profiter de votre journée si votre vol est assez tard.

 

Vous l’aurez compris, j’ai vraiment aimé mon séjour en Roumanie. Je n’avais aucun préjugés sur le pays et je savais qu’il me plairait mais j’avoue que le défi est largement relevé. Si vous cherchez un endroit facilement accessible de France, avec de jolies villes, de superbes paysages, une nourriture excellente et une histoire envoutante (la Transylvanie quoi!), la Roumanie est faite pour vous !

J’espère en tout cas que vous aurez apprécié cet article et, sur ce, La Revedere ! =)